Loi alimentationLa FNSEA restera « vigilante » et attend les ordonnances

| AFP

La FNSEA restera « vigilante » jusqu'à l'obtention « des chiffres qui ne figurent pas » dans le texte du projet de loi Alimentation destiné à défendre les agriculteurs face aux distributeurs, présenté mercredi en conseil des ministres.

« Nous sommes satisfaits de l'esprit général du texte et du fait qu'il arrive au tout début 2018 comme promis par le président, mais nous appelons à la vigilance jusqu'à l'obtention des vrais chiffres qui ne figureront que dans les ordonnances », a déclaré à l'AFP Christiane Lambert, présidente du premier syndicat agricole français.

Si un seuil de revente à perte à 10 % pour la distribution est bien inscrit dans la loi, obligeant les supermarchés à vendre au moins 10 % plus cher qu'achetés les produits alimentaires, l'encadrement des promotions n'est plus détaillé, contrairement aux ébauches de texte qui avaient circulé. « Nous avons perdu la référence aux 30 % en volume et aux 25 % sur les prix » a dit Christiane Lambert, qui compte bien sur les ordonnances accompagnant la loi pour faire réinscrire ces objectifs.

La FNSEA est favorable à l'interdiction de toute  du style « un acheté, un gratuit » pour ne permettre que celle du « deux achetés, un gratuit », et à l'interdiction des rabais supérieurs à 25 % de la somme payée sur les six derniers mois. Ces deux chiffres avaient tous deux été évoqués par le ministère de l'agriculture durant la construction de la loi, à l'issue des Etats généraux de l'alimentation. « C'est un point de vigilance fort » a dit Christiane Lambert, en citant aussi « l'interdiction des prix abusivement bas », qui est « renvoyée dans le texte à une ordonnance à prendre dans un délai de neuf mois ».

« Ceci ne nous va pas, surtout avec ce qui se passe dans la distribution en ce moment sur le Nutella ou les couche-culotte. Cela paraît beaucoup trop long », a-t-elle dit. La responsable a aussi vivement regretté l'absence de la référence « à l'Observatoire des prix et des marges » comme base d'indicateur de prix, alors qu'il s'agit d'un organisme « voulu par tout le monde ». Enfin, sur les ventes de produits phytosanitaires, elle a souhaité que la séparation du conseil et de la vente de ces produits ne se traduise pas par l'apparition de « conseils payants » qui ne sont « pas souhaités par les agriculteurs ».


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DÉJÀ 4 RÉACTIONS


jfpb08
Il y a 17 jours
bande d'impaccable à la fnsea. le conseil est depuis toujours inclus dans le prix des phytos
le service n'est pas gratuit dans une coop
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olmer
Il y a 17 jours
La fnsea se dit satisfait, le cour du porc reste a un prix dérisoire, 1, 10 euros, , lamentable
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PATRICE BRACHET
Il y a 17 jours
De grande manif comme en 2015? Problème nous on a 20 collègues avec une épée de Damoclès qui menace eh bien Monsieur vis à vis des collègues on reste calme Vous trouvez pas bizarre l appel du parquet ; le meilleur moyen pour que les périgourdins restes calmes
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frederique
Il y a 17 jours
toujours rien de nouveau dans nos fermes le ble a 130e le mais 100e colza 340e la viande le lait tres bas prix aussi réagissons comme certains tracteurs bennes sur les routes vers les acheteurs négociants coops transformateurs grandes surfaces aussi organisons la route des banques toutes laches paysans eleveurs céréaliers
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