Loi AlimentaionLa FNSEA réaffirme sa volonté de voir intervenir l'observatoire des prix

| AFP

La FNSEA a réaffirmé mardi à Rennes sa volonté que l'observatoire des prix et des marges soit susceptible d'intervenir si les interprofessions n'arrivent pas à trouver un accord pour établir des indicateurs de coûts de production fiables et reconnus par tous.

« Demain c'est le D-Day », a déclaré la présidente du syndicat, Christiane Lambert, en évoquant le projet de loi alimentation et agriculture qui fait son retour mercredi à l'Assemblée nationale. « Nous avons des engagements sur l'ordonnance, sur les promotions, sur la question de la contractualisation, sur la renégociation pour les industriels mais on a un point de désaccord sur les indicateurs», a-t-elle indiqué lors d'un point presse au salon de l'élevage (Space) à Rennes.

Les agriculteurs souhaitent que les filières puissent s'appuyer sur l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) pour établir des indicateurs de coûts de production, qui serviront de base à l'établissement des prix, pour éviter que les acteurs les plus puissants - distributeurs et transformateurs - n'imposent leur volonté.

Mais le gouvernement estime pour sa part que c'est aux filières de prendre leurs responsabilités, par le biais de la négociation, car « la loi ne fait pas tout », soutient le ministre de l'agriculture Stéphane Travert. « Je pense qu'il y a une volonté de faire la sourde oreille au plus haut niveau de l'Etat, ce n'est pas normal. Nous ne voulons pas de prix administrés mais des indicateurs fixés en interprofession avec, comme père fouettard, l'observatoire qui en cas d'échec en interprofession sera la référence fiable », assure Christiane Lambert.

« Nous savons très bien que lorsqu'un des acteurs de l'interprofession bloque, il n'y a pas d'accord possible. C'est ce qui s'est passé lors de la réunion du Cniel (interprofession laitière) de fin juin et la réunion Interbev (interprofession de la viande) de début juillet », durant lesquelles « la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a refusé de finaliser le travail pour définir des indicateurs de référence de coûts de production », explique Christiane Lambert. Or pour la présidente de la FNSEA « quand il n'y a pas d'indicateur interprofessionnel défini, les négociations s'établissent avec les indicateurs maison, et nous nous ne voulons pas de coûts de production maison ».


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