DouxLa FNSEA « rassurée » que la nouvelle offre soit « majoritairement française »

| AFP

La FNSEA s'est déclarée « rassurée » que l'offre pour la reprise du volailler Doux, dévoilée jeudi, soit « majoritairement française », vendredi dans un communiqué.

« Si tous les détails du montage ne sont pas encore connus, une offre majoritairement française est rassurante. Mais la vigilance sera de mise dans les prochains mois pour qu'un avenir soit assuré à tous les éleveurs », a indiqué le premier syndicat agricole français.

« Les offres concertées du groupe LDC, du groupe saoudien Al Munajem, de la société des volailles de Plouray et de Terrena constituent une bonne nouvelle pour les éleveurs du groupe Doux et une bonne nouvelle pour la filière », a déclaré la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, citée dans le communiqué. « Elles pourraient lui donner un nouveau souffle, tourné vers la reconquête du marché français, tout en maintenant un débouché export, à condition que des solutions soient trouvées pour l'ensemble des producteurs concernés », a-t-elle poursuivi.

Jeudi, Terrena a exprimé son soutien aux offres concertées portées par le groupe français LDC, le groupe saoudien Al Munajem, la société Les Volailles de Plouray et Terrena, pour la reprise du groupe Doux. Ces offres permettraient la reprise directe de 920 emplois et l'identification de 418 offres de reclassements pour les 1 187 salariés. Elles sécuriseraient aussi l'activité des éleveurs du groupe, selon le syndicat.

Une audience pour examiner cette offre ainsi que celle de l'Ukrainien MHP, aura lieu mercredi devant le tribunal du Commerce de Rennes. Pour le syndicat toutefois, « sur le plus long terme, la réussite du projet dépendra de la capacité de la filière, avec l'appui des pouvoirs publics, à mettre en œuvre les grands objectifs de son plan de filière, notamment le volet "reconquête du marché intérieur", sur le segment de la restauration hors foyer.

« Nous avons un déficit de compétitivité avec nos concurrents des pays tiers : Brésil et Ukraine, mais aussi dans l'UE. Le soutien à la consommation de produits français dans la restauration hors foyer, et l'arrêt des négociations avec le Mercosur prennent tout leur sens dans ce contexte », a ajouté Jean-Michel Schaeffer de la Confédération française de l'aviculture (CFA), également cité dans le document.


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