Bouclage électronique des bovinsLa Confédération paysanne dénonce une désinformation et les « dérives » des EDE

| par | Terre-net Média

Dans un communiqué, la Confédération paysanne dénonce la « campagne de désinformation » de certaines Chambres d'agriculture sur « l'arrivée prochaine du bouclage électronique obligatoire », mais aussi les « dérives » de certains établissements départementaux de l'élevage (EDE).

« Alors que certaines Chambres d’agriculture mènent une campagne de désinformation sur l’arrivée prochaine du bouclage électronique obligatoire, la Confédération paysanne tient à mettre en garde les éleveurs contre certaines dérives », explique le syndicat dans un communiqué.

« Certains EDE (Etablissement départemental d’élevage) ont d’ores et déjà arrêté les commandes automatiques de boucles conventionnelles et demandent aux éleveurs d'acheter le moins de boucles conventionnelles possible, afin d’anticiper la mise en œuvre du puçage électronique au 1er janvier 2018. »

« La Conf’ tient cependant à informer tous les éleveurs que rien n’est acté. En effet, non seulement la date du 1er janvier 2018 n’est pour le moment qu’hypothétique, mais surtout, le projet global d'identification électronique obligatoire n'est pas assuré de voir le jour. »

« La raison de ce flou tient au coût de cette mesure, estimé à 65 millions d’euros. L’État n’en propose que 20, et les organisations de la filière qui pourraient être favorables à ce projet ont toujours exigé que ces coûts soient entièrement couverts par des financements publics. Pourquoi certaines Chambres d’agriculture incitent les éleveurs à arrêter d’acheter des boucles conventionnelles alors que celles-ci coûtent moins cher et restent réglementaires ? Cette initiative, orchestrée dans l'espoir d'utiliser la baisse des commandes pour convaincre le ministère de rendre obligatoire l'identification électronique mais aussi la dématérialisation des documents de circulation, met en danger les éleveurs. »

« De plus, ces mesures contraindraient les producteurs de viande bovine à de lourdes dépenses d’informatisation, dont l’opportunité paraît questionnable au vu de la problématique générationnelle du secteur. Le syndicat restera très attentif à l’évolution de la situation sur ce dossier. »


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