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Validité du permis des « 1.000 vaches »La Confédération paysanne déboutée. et dégoûtée

| par | Terre-net Média

Le tribunal administratif d'Amiens a finalement déclaré valable le permis de construire du projet de « ferme de 1.000 vaches » de l'industriel Michel Ramery. Au grand dam de la Confédération paysanne, qui s'y oppose fermement.

Opposition de la Confédération paysanne au projet de ferme de Malgré le verdict du tribunal administratif, la Confédération paysanne reste déterminée à enterrer, par la forme, le projet de ferme de "1.000 vaches" dans la Somme. (©Confédération paysanne)Saisi par les associations Picardie Nature, Novissen, L214 ainsi que la Confédération paysanne et après une audience marathon le 17 février dernier, le tribunal administratif d’Amiens a finalement validé le permis de construire du projet de « ferme des 1.000 vaches », comme le rapporte France 3 Picardie. Ce projet, rappelons-le, a été pour l’heure accepté pour héberger 500 vaches laitières.

Les associations et le syndicat avaient demandé en urgence l’annulation du permis de construire, arguant de nombreuses irrégularités dans la construction des bâtiments notamment.

La Confédération paysanne, qui avait entrepris des actions coups-de-poing sur le site du projet, situé à Drucat et Buigny-Saint-Maclou, près d’Abbeville dans la Somme, ainsi qu’au siège de l’entreprise du porteur du projet Michel Ramery, est abasourdie par ce verdict. Le syndicat dénonce une « justice à deux vitesses ». « Peu importe donc que l’industriel ait construit ses bâtiments sur des réserves archéologiques, qu’il en ait déplacé certains et agrandi d’autres, que son architecte soit le maire qui a signé son permis de construire. Qui sommes-nous face à celui qui peut même se permettre de convaincre un préfet de ne pas suivre les consignes de ministres ? » s’interroge-t-il.

La Confédération paysanne avait notamment été reçue, sur ce dossier, par Philippe Martin et Cécile Duflot, les ministres de l’Ecologie et de l’Aménagement du territoire et avait confirmé avoir reçu leur soutien dans leur opposition au projet.

Actions coups-de-poing

Pour la Confédération paysanne, « ce projet est le symbole d’une agriculture qui fera disparaître les paysans. Il n’est pas compatible avec une agriculture paysanne, pourvoyeuse d’emploi, de produits de qualité et respectueuse de l’environnement, en un mot, synonyme d’avenir. »

Avant même le verdict, Laurent Pinatel, son porte-parole, avait indiqué que la Confédération paysanne serait prête à de nouvelles actions coups-de-poing, pour « faire arrêter le projet sur la forme ». Le syndicat, qui « n’a pas abattu toutes ses cartes », confirme.

« C'est une déception, car on pense qu'on avait des moyens sérieux » d'obtenir la suspension du permis, délivré en mars 2013, a réagi auprès de l'Afp Me Grégoire Frison, l'avocat des opposants. Ceux-ci envisagent désormais un recours devant le Conseil d'Etat pour empêcher les travaux d'aller à leur terme, a ajouté l'avocat. « Une fois que c'est bâti, il n'y a jamais de démolition », a ajouté l'avocat. 


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