BrexitLa Commission prête à aider les agriculteurs en cas d'absence d'accord

| AFP

La Commission européenne a tenu lundi à rassurer le secteur agricole en cas de sortie brutale du Royaume-Uni le 12 avril, en particulier les producteurs de viande et quelques autres produits directement concernés par l'application de droits de douane.

BrexitDans le cas de l'agriculture, la Commission européenne s'est assurée d'avoir « les bases légales pour le déploiement de mesures de marché appropriées ». (©Pixabay) En cas de Brexit sans accord, « on peut dire avec certitude qu'il y aura des perturbations importantes sur certains marchés agricoles », a averti le commissaire européen à l'agriculture Phil Hogan lors d'une conférence de presse. Selon un document publié mi-mars par le gouvernement britannique, le Royaume-Uni, dans un tel scénario sorti du marché unique et devenu un pays tiers de l'UE, supprimerait une grande majorité des droits de douane, mais pas sur certaines productions alimentaires afin de protéger les producteurs britanniques. « Le tableau publié sur les droits de douane inclut des taxes relativement élevées sur un certain nombre de produits d'origine animale, comme le bœuf, la volaille, la viande de porc et le fromage, ainsi que d'autres produits comme le sucre et le riz », a énuméré Phil Hogan, ajoutant que « certains » États membres étaient particulièrement concernés en raison de leur volume d'exportations vers le marché britannique.

En matière de commerce agroalimentaire, les 27 de l'UE enregistrent un surplus de 25 milliards d'euros avec le Royaume-Uni (pour un total annuel de 41 milliards d'exportations). L'UE a préparé plusieurs dizaines de législations en cas de Brexit sans accord, pour tenter de limiter les dégâts dans certains secteurs exposés. Dans le cas de l'agriculture, la Commission s'est assurée d'avoir « les bases légales pour le déploiement de mesures de marché appropriées » et pourra piocher dans « une boîte à outils bien garnie », comme elle a pu le faire lors d'autres crises comme à la suite de l'embargo russe ou pendant la crise du lait.

Sans présumer des mesures, qui devront être une réponse adaptée à l'impact observé sur les marchés, la Commission rappelle les solutions à sa disposition : intervention publique (achat de produits par la Commission), aides au stockage privé ou encore des aides ciblées. La Commission lorgne également du côté des aides d'État, pour permettre aux États membres d'offrir du soutien. Et il existe des « opportunités pour les États membres de proposer des amendements à leur programme de développement rural pour rediriger le soutien vers les bénéficiaires les plus touchés par le Brexit », a souligné le commissaire. Ce dernier a également mis en garde contre les « sévères perturbations logistiques » qui pourraient affecter les livraisons de produits frais.


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DÉJÀ 1 RÉACTION


Agri19
Il y a 132 jours
La France... Qui prône l Europe qui est en train de détruire son agriculture ses campagnes à coups de normes plus drastiques que les normes européennes elles-mêmes
Brexit,.. Maintenant on carresse les anglais dans le sens du poil pour obtenir des contrats.. Bien malade et pourri tout cela d avoir mis la charrue avant les bœufs. Créer l euro mettre cette monnaie en place sans Europe politique et social. L argent avant le reste.. Voilà le résultat aujourd'hui des dégâts collatéraux d où on ne sait pas où ils vont nous emmener...
Europe ou pas Europe de toute façon des nouveaux contrats vont s écrire...
La France était redevenue libre après la guerre grâce à qui ????
Et maintenant la France est-elle encore libre ??? L Angleterre est peut être en position délicate mais la France n'est surtout pas mieux !!!
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