CommerceL'UE prévient qu'il « reste du travail » avant un accord avec le Mercosur

| AFP

La Commission européenne a prévenu vendredi qu'il restait « encore du travail » avant d'aboutir à un accord commercial entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), que les présidents argentin et brésilien disent « imminent ».

« La Commission européenne salue et partage l'engagement politique du Mercosur et sa volonté de mener à bien les négociations commerciales en cours », a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'exécutif européen. Mais « pour ce faire, il reste encore du travail à faire au niveau technique », a-t-elle ajouté. « Certaines questions, y compris des demandes clés de l'UE, restent en suspens », a précisé cette source. Les négociations sur un accord commercial entre le Mercosur et l'UE, qui serait le plus important du monde, ont commencé en 1999. À plusieurs reprises, les deux parties avaient déclaré être proches d'un accord final sans y parvenir. Mais dans une déclaration conjointe jeudi avec son homologue argentin Mauricio Macri, le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a affirmé que « la signature d'un accord Mercosur-UE (était) imminente ». « Nous serons tous gagnants avec un tel accord : le Brésil, l'Argentine et les autres pays du bloc », a-t-il souligné.

De son côté, Mauricia Macri a indiqué que les deux blocs étaient « très proches d'un accord ». Les discussions ont pris un nouvel élan avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2017, puis se sont encore intensifiées avec l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro fin 2018. « Il est vrai que ces six derniers mois, nous avons fait d'énormes progrès des deux côtés », a affirmé jeudi la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström, pour qui il n'est « pas impossible » que l'accord puisse être conclu avant la fin de cette Commission le 31 octobre. « Il reste encore, comme toujours, des points difficiles et des sensibilités », a-t-elle cependant ajouté, citant « l'agriculture ». Les Sud-Américains espèrent conclure les discussions avant la présidentielle argentine du 27 octobre, car la réélection de Mauricio Macri est loin d'être acquise, et ils redoutent qu'un accord soit impossible en cas de victoire de l'opposition, peu favorable au libre-échange. Cet accord est surtout redouté par les producteurs de viande, notamment en France, où le premier syndicat agricole FNSEA s'inquiète de ses « conséquences catastrophiques ».


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