Énergies renouvelablesL'agriculture doit contribuer plus à la production d'énergies

| AFP

Le secteur agricole a un rôle important à jouer dans la production d'énergies renouvelables, souligne mardi un rapport parlementaire qui appelle à une meilleure (in)formation des agriculteurs et à plus de soutien public au biogaz.

Énergies renouvelablesSelon le rapport, le secteur agricole, avec au moins 50 000 exploitations concernées, assure déjà 20 % de la production d'énergies renouvelables : soit 3,5 % de la production nationale d'énergie. (©Pixabay, Sun'R et Terre-net Média) Le rôle de ce secteur, qu'il s'agisse de produire de l'électricité, du gaz ou des carburants, « est un sujet majeur aux implications multiples pour l'environnement et le climat, pour ses conséquences en matière d'aménagement des territoires, d'organisation des filières et des exploitations agricoles », relève l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Parmi les propositions, destinées à orienter le plan de relance économique du gouvernement attendu fin août, le rapport appelle à « développer de manière prioritaire la méthanisation » qui permet de produire du biogaz à partir de déchets organiques. Les rapporteurs de la mission, le député (LREM) Jean-Luc Fugit et le sénateur (PS) Roland Courteau, « déplorent les ambitions trop modestes » de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).

« Encourager l'appropriation des infrastructures de production d'énergie par les agriculteurs »

Alors que la loi a fixé en 2015 « un objectif ambitieux de 10 % » de biogaz dans la consommation de gaz en 2030 (soit 39 à 42 TWh), la PPE de 2016 visait 8 TWh injectés dans le réseau en 2023, ramenés à 6 TWh en 2020, regrette le rapport, soulignant au passage que la définition de la feuille de route énergétique de la France devrait incomber au Parlement, non au gouvernement. Parmi leurs autres propositions : doter d'un volet agricole la recherche sur les énergies, renforcer le conseil auprès du monde agricole et intégrer ces projets dans les politiques d'aménagement des territoires.

Les pouvoirs publics devraient « encourager l'appropriation des infrastructures de production d'énergie par les agriculteurs plutôt que par les énergéticiens seuls ou des opérateurs tiers », ajoutent les parlementaires. Dans l'éolien et le photovoltaïque, « les agriculteurs se contentent souvent de mettre à disposition des ressources foncières », notent-ils, relevant que leur appropriation « permettrait aussi de faire évoluer les regards sur ces filières » parfois difficilement acceptées. Enfin il faudrait soutenir l'agrivoltaïsme, des panneaux solaires mobiles qui, installés au-dessus des plantations, évitent d'utiliser du foncier supplémentaire, notent les auteurs.

Selon le rapport, le secteur agricole, avec au moins 50 000 exploitations concernées, assure déjà 20 % de la production d'énergies renouvelables (soit 3,5 % de la production nationale d'énergie), dont 96 % de la production nationale de biocarburants, 26 % du biogaz, et via son foncier 83 % de l'éolien, 13 % du solaire photovoltaïque.


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DÉJÀ 27 RÉACTIONS


Détritus
Il y a 14 jours
Oui c’est ça...
On se crève Le dos pour produire de la nourriture payée à coup de lance pierre, on se fait insulter et monter du doigt quand on travaille, on nous assomme de normes et de règlements pour nous humilier et nous faire chi.. et maintenant faut qu’on produise votre elec et votre gaz jour et nuit en s’endettant pour deux générations?????
Allez vous faire voir!!!!
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Sophinete
Il y a 16 jours
Avec l'épandage du digestat, la fertilisation des sols pour faire fonctioner un métha est assurée.
Je vois pas ou il y a problème.... a si, j'oubliais....
Un semis de fin d' été, que l'on ensile fin avril pour resemer du maïs au début mai après l'apport du digestat et bien depuis 2 ans on a pas ou peu d'eau donc il faut de l'irrigation afin d'avoir nos 20 à 22 T de MS à l' ha. Voilà pourquoi se sont les patatiers qui fond.... ils ont déjà résolue le problème de l'eau....
Pour le reste, on va boire du vin quand les nappes seront aséchées....moi je planterais bien des vignes tellement le problème de l'eau n'as pas fini de faire parler de lui.
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Très drôle
Il y a 17 jours
Avant , les patatiers fusillaient leur sol, à présent ce sont les méthaniers. La comparaison est valable pour l'achat des terres. Le summum c'est le patatier méthanier.
Comme toujours on part d'une idée louable, valoriser les déjections, pour arriver à une idée économique, valoriser tout ce qui est possible. Heureusement que la terre n'a pas de pouvoir méthanogène...
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redg49
Il y a 17 jours
çà dégoutte de faire des projet énergie renouvelable lorsque l'on a a faire a oasolaire qui demande des papiers et les redemandes plusieurs fois faisant traîner les dossiers et lorsque l'on fait appel a médiateur tout se règle en 2 jours ; lol; merci l'administratif..........
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Cabeillade
Il y a 19 jours
Manger de l’électricité, c’est ça le futur!
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GG
Il y a 19 jours
Manger ou électricité ? C'est ça le futur ?
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debutant
Il y a 19 jours
mais oui faut y aller !!!!!!!!! et on nous parle de souveraineté alimentaire de bilan carbone .....des politiques a cote de la plaque
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daniel
Il y a 16 jours
Etes-vous sûr de la production énergétique du parc nucléaire actuel ? Si nous ne consommions que 10,5 TWh annuels de nucléaire, effectivement le biogaz pourrait peut-être être une alternative. Avec 4000 ou 5000 méthaniseurs, que l'on mettrait où ? Avez-vous envisagé la destruction des sols due à une méthanisation trop développée ?
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serge Rochain
Il y a 17 jours
Evidemment, les gaziers n'envisagent que le premier rôle, mais ce ne sont pas les gaziers qui font la politique énergétique du pays, pas plus que le patron de l'EDF. Ce qui s'imposera c'est la raison économique et en cela le nucléaire est OUT, cela fait déjà un an qu'il a perdu, non pas une bataille mais la guerre de l'énergie :
https://www.batirama.com/article/26939-photovoltaique-comwatt-est-pret-pour-l-autoconsommation-collective.html
Et ce n'est pas un cas particulier. Alors même si le biogaz issu de déchets agricoles est à un prix qui peut paraitre trop élevé la marginalisation de son recours sur l'ensemble du besoin le rend séduisant (pour un temps) faute de mieux dans l'immédiat.Cela s'explique par un problème de CM2.
Les données du problème :
Nucléaire :
Cout EPR : 12,4 G€ Délai de réalisation 2007 à 2021 : 14 ans
Puissance de production théorique 1,6 GW Facteur de charge 75% (mais même à 100% sans maintenance ni rechargement d’uranium ni incidents…. Ça ne fera pas le poids. Noter que le facteur de charge du parc existant n’a été en 2019 que de 68%) Puissance réelle : 1,2 GW
Production annuelle : 10,5 TWh

Parc éolien :
Coût d’une éolienne de 2 MW : 1 M€ Facteur de charge moyen France de l’éolien : 25% (avant éolien offshore)
On peut donc construire plus de 10 000 éoliennes avec ce que coûte (a déjà couté sans produire) l’EPR de Flamanville.
Puissance théorique 20 GW, puissance réelle 5 GW
Production annuelle : 43,8 TWh soit 4 fois plus que le nucléaire de l’EPR
Ajoutez à cela que le parc peut produire au bout de 2 ans seulement, car moins de deux ans suffisent pour construire une éolienne et la raccorder. Aujourd’hui l’étape la plus longue de la construction d’une éolienne est représentée par les délais imposés par les recours juridiques systématiques.

Il parait que mon texte est trop long, je coupe
Répondre
serge Rochain
Il y a 17 jours
Il parait que mon texte est trop long, je coupe en deux messages consécutifs
Evidemment, les gaziers n'envisagent que le premier rôle, mais ce ne sont pas les gaziers qui font la politique énergétique du pays, pas plus que le patron de l'EDF. Ce qui s'imposera c'est la raison économique et en cela le nucléaire est OUT, cela fait déjà un an qu'il a perdu, non pas une bataille mais la guerre de l'énergie :
https://www.batirama.com/article/26939-photovoltaique-comwatt-est-pret-pour-l-autoconsommation-collective.html
Et ce n'est pas un cas particulier. Alors même si le biogaz issu de déchets agricoles est à un prix qui peut paraitre trop élevé la marginalisation de son recours sur l'ensemble du besoin le rend séduisant (pour un temps) faute de mieux dans l'immédiat.Cela s'explique par un problème de CM2.
Les données du problème :
Nucléaire :
Cout EPR : 12,4 G€ Délai de réalisation 2007 à 2021 : 14 ans
Puissance de production théorique 1,6 GW Facteur de charge 75% (mais même à 100% sans maintenance ni rechargement d’uranium ni incidents…. Ça ne fera pas le poids. Noter que le facteur de charge du parc existant n’a été en 2019 que de 68%) Puissance réelle : 1,2 GW
Production annuelle : 10,5 TWh
Parc éolien :
Coût d’une éolienne de 2 MW : 1 M€ Facteur de charge moyen France de l’éolien : 25% (avant éolien offshore)
On peut donc construire plus de 10 000 éoliennes avec ce que coûte (a déjà couté sans produire) l’EPR de Flamanville.
Puissance théorique 20 GW, puissance réelle 5 GW
Production annuelle : 43,8 TWh soit 4 fois plus que le nucléaire de l’EPR
Ajoutez à cela que le parc peut produire au bout de 2 ans seulement, car moins de deux ans suffisent pour construire une éolienne et la raccorder. Aujourd’hui l’étape la plus longue de la construction d’une éolienne est représentée par les délais imposés par les recours juridiques systématiques.
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