Nouveau ministreJulien Denormandie veut revaloriser le travail et le revenu des agriculteurs

| par | Terre-net Média

À l'occasion de sa prise de fonction, le 7 juillet, l'ancien ministre du logement et nouveau ministre de l'agriculture Julien Denormandie a indiqué ses priorités pour l'agriculture, tout en se plaçant dans la continuité de l'action de Didier Guillaume : valorisation du travail des agriculteurs, renouvellement des générations, suite de la loi Egalim, mais aussi accès à alimentation.

Julien Denormandie (à droite) est nommé ministre de l'agriculture à la place de Didier Guillaume (à gauche)Julien Denormandie (à droite) est nommé ministre de l'agriculture à la place de Didier Guillaume (à gauche).(©Terre-net Média) 

Nommé ministre de l’agriculture le 6 juillet, Julien Denormandie, ingénieur agronome de formation, a souligné son « émotion » à l’idée de servir un « ministère stratégique pour notre pays ». Ministre du logement depuis 2017, ce fidèle d’Emmanuel Macron met également en avant sa « sensibilité aux enjeux d’occupation du territoire », enjeux auxquels il a été confronté dans ses fonctions précédentes et qui seront toujours d’actualité, la vitalité des filières agricoles étant essentielle au maintien de l’emploi et de l’économie au niveau local.

Lors de la passation de pouvoir avec Didier Guillaume, le 7 juillet, le nouveau ministre a salué l’action de son prédécesseur, son « travail pour le revenu des agriculteurs, que je poursuivrai avec détermination ». Julien Denormandie a également affirmé vouloir mettre en œuvre « l’ensemble des objectifs » de la loi Egalim.

Dans un contexte particulier, post crise sanitaire, il a également souligné l’importance de l’agriculture en matière de sécurité alimentaire, en échos aux propos du Didier Guillaume pour qui « l’avenir, c’est la souveraineté alimentaire, le présent, c’est le développement de notre agriculture ». Le nouveau ministre l’a de son côté assuré : «  vous pouvez compter sur moi pour que l’agriculture et l’alimentation soient des éléments importants du plan de relance que prépare actuellement le gouvernement ». En parallèle, il souhaite également « donner accès à une alimentation sûre, saine, durable et de qualité à tous les citoyens ».

« Je serai le ministre des agriculteurs »

« Si je devais résumer, je serai le ministre des agriculteurs, à leurs côtés, fier de leur travail que je connais bien », a conclu le nouveau ministre, qui a assuré également de sa volonté de recevoir tous les acteurs et d’être « sur le terrain ». « J’ai pleinement conscience de toutes les transformations en cours », a-t-il ajouté.

Didier Guillaume a quant à lui salué chaleureusement le nouveau ministre, faisant fi des gestes barrières, et assurant que « Julien Denormandie sera un grand ministre de l’agriculture ». L’ancien ministre n’a cependant pas caché sa surprise : « si on m’avait dit, il y a 48h, que je serais devant vous ce matin pour la passation du gouvernement avec Julien, je ne l’aurais pas cru, mais je sais que la vie politique est rude », a-t-il reconnu.


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DÉJÀ 30 RÉACTIONS


Romain95
Il y a 27 jours
Moi je n'ai aucune prétention et désolé de t'avoir vexé dans mes propos...
Le maçon qui construit une maison peut aussi apprendre d'un autre maçon (ou il peuve avoir aussi des méthodes différente de construction).
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Cabeillade
Il y a 27 jours
Je demande parce que quand on prétend « faire comprendre des choses au monde agricole » c’est qu’on a soi-même compris un certain nombre de choses, et dans ce métier ça passe essentiellement par de la pratique. Il ne te viendrait pas à l’idée d’expliquer à un maçon comment on construit une maison si tu n’as jamais bâti de toi-même ne serait-ce qu’une cabane.
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Romain95
Il y a 27 jours
Pourquoi cette question? Tu veux savoir ma religion et ma couleur de po aussi? Je suis peut être agriculteur comme peut être pas...
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Cabeillade
Il y a 27 jours
Une question me taraude, Romain. Tu es agriculteur?
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Romain95
Il y a 27 jours
En effet on peut le voir comme sa
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Romain95
Il y a 27 jours
Non non on est malheureusement sur la même planète lol
Si tu te réfère à la banque nationale des ventes des phyto (BNVD alimenté grâce à la redevance phyto depuis 2008) et ouverte à consultation par le grand public depuis l'an dernier, tu peux observer que 80 % des ventes phyto sont composé d'essentiellement une dizaine de substances (glyphosate, s-métolachlore, mancozebe...)et toujours les même depuis 2008.
Les molécules interdite ces 10 dernières année n'ont quasiment pas pénalisé l'agriculture car très peu utilisé.
Après pour moi, la diminution d'utilisation de certaine molécule pourrait éviter son interdiction totale mais pas évident de le faire comprendre dans le monde agricole...
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Pipo
Il y a 27 jours
Romain95, tu vis sur une autre planète! « quasiment aucun pesticides de grandes utilisation supprimé ces 10 dernières années (le renouvellement de l'autorisation du glyphosate est bien parti)» Depuis 10 ans, les agriculteurs se sont vus privés de plus de 40% des produits existants (1806 autorisations de mise sur le marché en 2019 contre 3036 en 2008
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Maxens
Il y a 27 jours
1% de redressé...cela veut juste dire que 99% des agris respectent les règles...aussi absurdes soient elles
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Romain95
Il y a 28 jours
D'accord avec toi sur le carcan administratif à la française (les employés administratifs sont les premiers à subir certaines abberation aux aussi donc respect à eux) mais au final après toutes cette paperasse à remplir et pseudo règle à respecter, la profession agricole défend bien une partie de ses agriculteurs, quelques exemples:
• 1% des agriculteurs contrôlé à la PAC et sur ces 1% seulement 1 % est redressé,
• quasiment aucun pesticides de grandes utilisation supprimé ces 10 dernières années (le renouvellement de l'autorisation du glyphosate est bien parti),
•...
On peut voir le verre à moitié plein et à moitié vide...
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titian
Il y a 29 jours
Oueh enfin la sur administration millefeuille à la Française c'est pas vraiment un fantasme, la crise sanitaire n'en a été qu'un fantastique révélateur, comme il a aussi révélé un autre fait à priori contradictoire : le manque criant de bras dans les fonctions d'état réellement au boulot.
Toute la nuance entre avoir un travail et faire un métier.
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