Crise laitièreInquiétude des producteurs face aux stocks massifs de lait en poudre dans l'UE

| AFP

Des producteurs de lait ont tiré la sonnette d'alarme mercredi en Belgique sur le niveau des stocks de lait en poudre dans l'UE, achetés au plus fort de la crise dans le secteur et dont la remise en vente menace selon eux la stabilité des marchés.

« Le lait en poudre est un obstacle à la reprise du marché sur le long terme », a estimé Romuald Schaber, président de l'European Milk Board (EMB, syndicat européen représentant 100 000 producteurs de lait), à l'occasion d'une visite dans un entrepôt belge, à Herstal (est), où s'entassent des centaines de milliers de sacs de lait écrémé en poudre. Selon le dernier relevé de l'Observatoire européen du lait du 18 janvier, l'UE stocke au total quelque 378 578 tonnes de lait écrémé en poudre.

Depuis juillet 2015, la Commission européenne a stocké des milliers de tonnes de lait écrémé en poudre pour soutenir le prix du lait, en chute libre, acheté à un prix d'intervention d'un peu moins de 1 700 euros la tonne. Elle essaie de revendre progressivement ces stocks depuis un peu plus d'un an, mais avait jusqu'à présent presque toujours refusé de finaliser les adjudications sur le marché pour cause de prix trop bas. Elle a ainsi écoulé 220 tonnes de produit en 2017. Elle a aussi vendu 1 864 tonnes lors des dernières enchères en date, à la mi-janvier, au prix minimum de 119 euros pour 100 kilogrammes et avec une fourchette de prix allant jusqu'à 135 euros pour 100 kg.

Pour l'EMB, ces stocks qui s'entassent dans les entrepôts, principalement en France, en Belgique et en Allemagne, « ne peuvent pas être remis sur le marché » au risque de le déstabiliser encore. Le syndicat européen réclame un plafonnement de la production de lait et un prix d'intervention à 30 centimes le kilo. « Nous les agriculteurs devons nous unir pour défendre un prix du lait qui couvre les coûts de production, y compris un salaire, soit 45 centimes », a plaidé Erwin Schöpges, administrateur belge de l'EMB.


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DÉJÀ 2 RÉACTIONS


titian
Il y a 203 jours
http://civiq.over-blog.com/2018/01/une-nouvelle-crise-laitiere-en-perspective-en-2018-selon-andre-pflimlin.html
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PATRICE BRACHET
Il y a 204 jours
Eh oui par besoin de trésorerie on appuie sur laccélérateur et ça dérape trop de volume il faut vraiment réguler sinon on repart à la catastrophe
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