Fédération nationale bovine« Halte à la logique du moins-disant, destructrice d'éleveurs et d'emplois »

| par | Terre-net Média

La Fédération nationale bovine (Fnb) dénonce dans un communiqué « la pression continue exercée depuis la fin de l'été par l'aval de la filière pour annihiler la revalorisation des cours observée en 2012. Celle-ci s'avére pourtant indispensable face à des coûts de production qui demeurent à leurs plus hauts niveaux. »

« Les éleveurs de bovins-viande subissent une déstabilisation des cours, marquée par une perte de plus de 30 centimes par kg carcasse en moyenne sur les bovins finis, dont plus de 50 centimes pour les bovins femelles. En bovins maigres, une tendance analogue est à l’œuvre, les cours accusant un net repli par rapport à l’an passé.

La pression à la baisse des prix est d’autant plus inacceptable qu’elle s’opère dans un contexte de faiblesse nette de l’offre, avec des abattages en baisse de 10 % sur deux ans (- 170.000 tonnes) et une disponibilité bien moindre de broutards (120.000 naissances en moins par rapport à l’an dernier).

Le Conseil d’Administration de la Fédération Nationale Bovine s’alarme de cette situation, alors que les éleveurs se situent d’ores et déjà au plus bas des revenus et sont de plus cette année confrontés à de mauvaises conditions climatiques. La Fnb appelle les éleveurs à résister à une telle dégradation de leur rentabilité.

En parallèle, les éleveurs font le triste constat du double-discours de la distribution et de la restauration, prêtes soi-disant à valoriser la production française mais multipliant en réalité la présence de viandes étrangères, sans se soucier ni des attentes des consommateurs quant à la garantie d’origine, ni de la « casse des emplois » induite en élevage et dans la filière.

De même, les engagements pris lors de la « crise de la viande de cheval » en février dernier n’ont visiblement pas été tenus, quant à l’indication de l’origine de la viande bovine en plats cuisinés et la mise en avant de Vbf (Viande Bovine Française).

Les marques les plus promptes à communiquer, telles que Carrefour ou Mc Donald’s, semblent aujourd’hui les « dernières de la classe ».

Les éleveurs n’acceptent pas de voir les enjeux de sécurité alimentaire, de garantie de traçabilité, de maintien d’emplois et d’équilibre des territoires, ainsi bafoués par ces grands opérateurs économiques. Les éleveurs vont poursuivre leurs actions syndicales pour dénoncer cette logique du moins-disant dont la France fait les frais dans tous les domaines. »


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