Quatre ans de crise - Un plan d’action national dès ce week-end pour sauver la filière bovine
![]() La filière bovine ne voit pas le bout du tunnel (© Terre-net Média) |
Ce plan d’action se déroulera en deux temps.
Dès la fin de cette semaine, des actions cibleront les viandes d’importation des pays-tiers, les éleveurs ne pouvant comprendre et accepter la présence de viandes qui ne respectent pas les normes exigées pour la production nationale, et la concurrencent de façon déloyale.
A partir de mi-septembre, une deuxième phase portera sur des actions en grande distribution pour une juste répartition de la marge dans la filière entre éleveurs, abatteurs et distribution.
Le Conseil d’administration de la Fédération Nationale Bovine a décidé « de faire enfin entendre et reconnaître l’ampleur de la crise viande-bovine et pour d’obtenir une revalorisation de 20 % du prix-production, indispensable pour une activité rentable compte tenu de la réalité des coûts de production et des contraintes ».
Un projet ambitieux pour l’avenir du secteur viande
« D’autres dossiers attendent d’être traités en urgence : observatoire des marges, révision des cotations, conquête de marchés à l’export, privilégier les viandes de proximité dans les appels d’offre des collectivités publiques,… », explique la Fnb.
La Fnb appelle enfin à « l’élaboration, dans le cadre d’une réflexion associant pouvoirs publics et filière, d’un projet ambitieux pour l’avenir du secteur viande bovine, lui redonnant perspectives et compétitivité, et à même de répondre aux enjeux de moyen terme ».
Derrière la Fnb, c'est en fait toute la profession majoritaire qui se mobilise en ce début de septembre. La Fnsea a fait sa rentrée syndicale sur la question de l'élevage et son président, Jean Michel Lemétayer visitera lundi une exploitation spécialisée en production de viande bovine dans le Maine et Loire.
Les problèmes des filières animales sont aussi une des priorités de la rentrée du ministre de l'Agriculture, Bruno le Maire. Dans dix jours, les responsables de la Fnb et de la Fnsea seront en mesure de se rendre compte si le plan de soutien aux filières promis sera à la hauteur des attentes des éleveurs de bovins dont les revenus sont parmi les plus faibles de la profession agricole.










