Aménagement du territoire360 millions d'euros pour 115 nouveaux pôles d'excellence rurale

| par Frédéric Hénin | Terre-net média

Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture ont présenté les 115 nouveaux pôles d'excellence rurale (Per), « accélérateurs de projets issus des territoires », selon Rémy Pointereau, sénateur. Ils sont répartis sur 60 départements et couvrent une grande variété d'activités, de la fabrication d'écomatériaux à la mise en place de structures médicales.


Au Sia en mars 2010, Nicolas Sarkozy entouré par
Michel Mercier (à gauche) et de Bruno Le Maire.
(© Terre-net Média)
Modernisation. Après l’agriculture et sa loi votée hier, mardi 6 juillet, à l’Assemblée nationale, c’est au tour des territoires ruraux de se doter, à travers les 115 nouveaux pôles d’excellence rurale mis en place, de véritables outils de modernisation. Leurs objectifs : « valoriser le monde rural dans sa diversité et conforter les économies locales » et se porter sur « les services aux populations » (jeunesse, santé, petite enfance par exemple), a déclaré Michel Mercier, ministre de l’Espace rural, mercredi 7 juillet 2010. Il présentait avec Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et son voisin de la rue de Varenne, les 115 nouveaux pôles d’excellence rurale sélectionnés dans le cadre du second appel à projets de l'hiver dernier.

En majorité situés dans le Massif Central, ils représentent 360 millions d’investissement (entre 350.000 et 1,5 million d’euros par pôle). Le financement sera assuré par des crédits ministériels, des fonds européens et des fonds Ademe ou encore du centre national du développement du sport.

« Ces pôles d’excellence rurale sont un modèle pour les pays européens »

Les thématiques retenues pour ce second appel projet « reflètent les enjeux des territoires eux mêmes : agriculture et forêt, industrie et tourisme dominent fortement ». « Les Per font échos aux sujets importants du monde rural et de la société en général », ajoute Michel Mercier.

L’agriculture au menu du conseil des ministres

Mercredi, lors du conseil des ministres, « Nicolas Sarkozy a de nouveau témoigné son engagement pour l’agriculture » , assure Bruno Le Maire. Des échanges ont porté sur l’ensemble des filières et en particulier sur les cours des produits agricoles de toutes les cultures. François Filllon a de son coté rappelé aux ministres les positions de la France à Bruxelles contre l’ouverture à la concurrence étrangère du marché européen de la viande bovine et l’opposition du gouvernement à une reprise des négociations avec le Mercosur.

Répondant à une question portant sur le comité de suivi « grandes cultures », le ministre constate que les cours de certains produits agricoles se redressent mais se refuse à toute précipitation. « Nous attendrons la fin de l’année de voir quelle aura été l’évolution des prix au cours des douze mois écoulés avant de prendre une décision ». Pour rappel, l’enjeu de ce bilan de santé, pour les céréaliers, est la compensation par le marché de la baisse des aides Pac.

« Ces pôles d’excellence rurale sont un modèle pour les pays européens », assure Bruno Le Maire. « Ils sont les témoins d’une ruralité vivante qu’il sera possible de préserver si nous sommes capables de la moderniser ». « Autrement dit, les pôles d’excellence rurale sont les dispositifs pour refuser d’aller vers un modèle d’uniformisation », ajoute le ministre de l’Agriculture, par ailleurs ravi de noter que certains de ces pôles assureront de nouveaux débouchés aux produits agricoles.

Des objectifs communs avec ceux de la Lma

Le ministre de l'Agriculture a aussi noté que les objectifs de ces Per étaient en phase avec ceux de la loi de modernisation de l’agriculture (meilleure répartition de la valeur ajoutée en faveur des agriculteurs et développement des circuits courts par exemple).

Revenant sur des sujets d’actualité plus « agricolo-agricoles », Bruno Le Maire s’est réjoui que la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche « ait été votée à une large majorité à l’Assemblée nationale ». « Les débats ont été constructifs avec une volonté des partenaires de donner des perspectives à l’agriculture. La Lma n’est pas une loi d’orientation supplémentaire, elle donne un tournant à l’agriculture en permettant aux agriculteurs de mieux se défendre  et en les préparant à 2013». 


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