Malaise agricoleDepuis lundi, les producteurs entretiennent les « feux de la colère »

| par | Terre-net Média

À l'appel des FDSEA des départements du grand bassin parisien et des Hauts-de-France, mais aussi de Vendée, des centaines d'agriculteurs poursuivent, depuis lundi, leurs « feux de la colère », pour exprimer leur malaise face à une pression sociétale jugée trop forte. [Article publié initialement le 25/09]

En Ile-de-France, les agriculteurs de la FNSEA et Jeunes agriculteurs se relaient chaque soir depuis lundi pour allumer des En Ile-de-France, les agriculteurs de la FNSEA et Jeunes agriculteurs se relaient chaque soir depuis lundi pour allumer des "feux de la colère". (©JA_IDF)

Depuis lundi 23 septembre, des centaines d’agriculteurs FNSEA et Jeunes agriculteurs de plusieurs départements – en Haute-Garonne, dans le grand bassin parisien, dans les Hauts-de-France, en Vendée, notamment – se mobilisent en allumant, en soirée, des « feux de la colère ». Ils veulent protester contre la stigmatisation dont ils se sentent victimes.

En Ile-de-France et dans la région des Hauts-de-France, les agriculteurs des FDSEA locales et Jeunes agriculteurs se relaient pour allumer en soirée, depuis lundi, des « feux de la colère » en incendiant des palettes, bottes de paille et souches. 

« On a appelé ça les feux de la colère, mais aussi les feux du désespoir, pour faire ressentir le malaise ambiant qu'il y a dans la campagne, et cet acharnement qu'on peut subir au quotidien », explique Amandine Muret-Beguin, céréalière et secrétaire générale des JA d’Ile-de-France Ouest. « C’est le projet de mise en place de zones de non-traitement (ZNT) destinées à protéger les populations contre les dangers potentiels des produits phytosanitaires qui a mis le feu aux poudres », explique pour sa part Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France.

« Au nom de la terre, sauvez-nous »

La mobilisation des agriculteurs s’étend à de nombreux départements des régions Ile-de-France, Hauts-de-France ainsi que les départements limitrophes – Aube, Ardennes – ou non – Haute-Garonne, Vendée, pour ne citer qu’eux.

En Vendée, justement, les agriculteurs du duo FNSEA-JA ont choisi de converger en tracteurs, mardi 24 septembre, au centre de La Roche-sur-Yon, la préfecture.

En tracteur ou avec des « feux », l’objectif des producteurs est le même : « montrer aux gens qui passent en voiture le malaise de la profession ». Devant la préfecture de Vendée, un agriculteur a accroché une pancarte sur son tracteur sur laquelle on peut lire : « Au nom de la terre, sauvez-nous », en référence au film d'Edouard Bergeon sur le suicide des agriculteurs qui sort en salles ce mercredi

Sur les réseaux sociaux, la mobilisation est largement relayée sous un même slogan : #Sauvetonpaysan.

En savoir plus >> La mobilisation à suivre sur les réseaux : sur Facebook  ou sur Twitter 


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DÉJÀ 24 RÉACTIONS


Professeur tournesol
Il y a 488 jours
Cher collègue vous parlez des coops moi j ai le remède : on vire la direction et l on remet des bosseurs avec un salaire normal et on vire 1/3 du personnel qui est là planqué à attendre la paye Nos grands-parents ont créé les coops pour mieux vivre aujourd’hui le système en a fait la cause de nos malheurs et avec la bénédiction des syndicats qui pour la plupart sont administrateurs que pour leur gueule
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Pipo
Il y a 489 jours
150 000€ le Fendt ? C'est un petit Fendt alors! 140 cv à la louche. De toute façon Fendt ou pas, se promener en tracteur à Paris ou ailleurs ne sert strictement à rien tout comme squatter les rond points. La seule chose qui PEUT fonctionner ( sans garantie) ce sont les blocages TOTAL et les menace musclée directement sur les dirigeants les plus hauts placés.
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Patrice Brachet
Il y a 489 jours
Il y’a quelques années j aurait pris mon tracteur comme les autres .aujourd’hui les mentalités ont changé il faut expliquer car les médias sont passés par la! Commençons par le plus basique : les excréments des citadins ( alimentation + médicaments ect) vont dans les stations d épuration. L administration l avoue la moitié d entre elles ne fonctionnent pas correctement donc Les rejets de tous genre vont directement dans le milieu aquatique en général Avec la baisse des eaux la concentration augmente Donc il faut inviter nos concitoyens à faire le ménage chez eux avant de vouloir venir le faire chez nous. Mais pour cela il faut pas prendre un Fendt à 150000€ mais son bâton de pèlerin
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lolesque
Il y a 488 jours
«les céréaliers les plus aidés» merci pour la blague Marius! Fin du game.
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MARIUS
Il y a 489 jours
Comme toujours les céréaliers, les plus aidés, mènent la danse. Et polluent (feux - bouchons) quelle image négative. Aujourd'hui mes clients (à la ferme) trouvent ces mouvements contraires à l'agriculture. Et feraient mieux d'ouvrir leur exploitation et accueillir informer en toute transparence.
Ils font l'inverse et notre réputation est larvée par ces attitudes.
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titian
Il y a 488 jours
Rien de bien nouveau, il ne faut pas être dupe avec l'habillage, c'est pas vraiment écrit aussi directement dans les dossiers du HCCA, mais il est bien clair que l'adhérent est effectivement un frein au développement des grosses structures coopératives, donc il ne faut pas s'étonner des politiques d'extermination mises en œuvre.
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Maxens
Il y a 488 jours
C est meme pire que cela.....les bonnes années elles gont des réserves sur notre dos.....les mauvaises....elles ne les utilisent pas....mais le salaire de leur collaborateur lui ne va jamais en baissant
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professeur choron
Il y a 489 jours
enfin 1 qui a comprit
Moi, c'est le marchand de phyto qui déprime... moi je m'en fout, si il faut on ferra du miscanthus, ça va génial pour les rongeurs et ils bouffent pour 25 ans
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steph18
Il y a 488 jours
Tout à fait d'accord , on ne voit jamais nos grands groupes coopératifs descendre manifester avec nous...leur marges au kg ou a la tonne restent identiques, bonne année comme mauvaise année. Il font semblant de compatir mais en fait ils nous aident à couler
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steph72
Il y a 489 jours
Je pense que c'est pas la bonne maniere,pourquoi pas mettre les terres en jacheres ou en prairie ( peu de travail et vente de fourrages aux eleveurs ) pour les terres en znt
Les coop verraient leur chiffres diminuer,faut pas trop oublier qu'on fait vivre encore trop de monde,et ils ne défendent pas ceux qui les font vivre.
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