Crise du laitBruno Le Maire demande la convocation d'un conseil extraordinaire des ministres de l'agriculture des Vingt-sept.

| par Frédéric Hénin | Terre-net média

Sur le front européen, il paraît important au ministre de l'agriculture de « donner un signal politique fort pour témoigner la volonté de l'Union de sortir de la crise du lait ».


Une réunion des 27 pour trouver rapidement des solutions
(© Terre-net Média)

«Je ne m’arrêterai pas tant que nous n’aurons pas un signal clair de sortie de crise ». Hier après midi, Bruno Le Maire ne s’est pas contenté d’annoncer des mesures financières et sociales en faveur des éleveurs laitiers (Pour en savoir plus, cliquer ici).

Enchanté par le ralliement de 17 pays européens et par le soutien du Parlement européen apporté à l’initiative franco-allemande pour bâtir un nouveau marché régulé du lait (et par la suite de l’ensemble des produits agricoles), le ministre de l’agriculture « demande à la présidence suédoise de l’Union européenne la convocation extraordinaire du conseil des ministres de l’agriculture des Vingt-sept pour prendre à l’échelle européenne les dispositions qui s’imposent.  Il faut donner un signal politique fort pour témoigner la volonté de l’Union de sortir de la crise du lait ». Le conseil pourrait avoir lieu dans les premiers jours d’octobre.

En attendant, les actions des producteurs de lait se poursuivent

Les producteurs de la Confédération paysanne organisent une grande distribution de lait, le mardi 22 septembre à partir de midi, Place de la République à Paris (venir avec ses bouteilles). A travers cette action, les producteurs de la Confédération paysanne veulent sensibiliser les consommateurs, pour que leur geste soit aussi un geste de solidarité, pour que le produit de leur travail soit utile. 22 000 litres de lait seront distribués à cette occasion

« La vraie inquiétude est de savoir sur le long terme si après les quotas nous allons pouvoir construire une nouvelle régulation. Et moi, je réponds ‘oui’ », a déclaré, lundi 20 septembre, Bruno Le Maire.

Mais le ministre a rappelé que la nouvelle régulation du marché laitier envisagée reposera à l’avenir sur des règles européennes qui n’existent pas encore. « Il faudra donc continuer à convaincre d’autres pays pour les faire bouger et pour les faire adhérer à la proposition franco-allemande », a déclaré le ministre. Il s’agit par exemple de rendre « eurocompatibles » des accords entre industriels et éleveurs qui seront conclus dans un cadre général définis avec les pouvoirs publics afin de les rendre les plus équilibrés possibles. Ou encore, de donner la possibilité aux organismes privés de stocker tout au long de l’année des produits dérivés du lait.

L’exercice sera périlleux car il faudra aussi jongler avec des décisions prises par le passé qui pourraient s’inscrire en porte à faux comme par exemple l’augmentation de 1 % par an des quotas à laquelle seuls six pays sont prêts à renoncer.


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