Covid19 et approvisionnement alimentaireToujours pas de pénurie ni de manque de bras à redouter en France

| par | Terre-net Média

Interrogé lors du point presse à l'issue du conseil des ministres, Didier Guillaume a insisté sur le fait que la chaîne agroalimentaire française fonctionnait correctement malgré la crise, et que les besoins en main d'½uvre agricole pour les prochaines semaines seraient comblés. Entre 230 000 et 240 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme mise en place pour recenser les volontaires prêts à travailler dans la filière, en l'absence de saisonniers d'origine étrangère.

Le ministre de l'agriculture s'est félicité le 8 avril du bon fonctionnement de la chaîne alimentaire françaiseLe ministre de l'agriculture s'est félicité le 8 avril du bon fonctionnement de la chaîne alimentaire française.(©Capture d'écran (Gouvernement))

« Il n’y a pas de déséquilibre de la demande pour l’instant, les entreprises agricoles, agroalimentaires travaillent à plein, elles fournissent », a assuré le ministre de l’agriculture lors du compte-rendu du conseil des ministres, le 8 avril, saluant le bon fonctionnement de la chaîne alimentaire française en cette période compliquée.

Et l’agriculture devrait continuer à produire, malgré les besoins de main d’œuvre saisonniers : « 240 000 Françaises et Français se sont inscrits sur la plateforme (...), c’est un vrai succès », a salué le ministre. Pour le moment 5 000 exploitations agricoles ont employé des saisonniers grâce à ce biais, mais les besoins devraient augmenter dans les prochaines semaines.

À la différence de l’Allemagne, qui a dû affréter des avions pour acheminer des saisonniers originaires des pays de l’Est sur son territoire, « pour l’instant, on ne manque pas de bras en France », a souligné le ministre. « L’agriculture va donner à plein dans le mois qui vient et nous allons voir ce qui sera possible de faire avec les 240 000 personnes qui se sont proposées. C’est aussi l’occasion de montrer que le retour à la terre, que l’agriculture, suscite un intérêt chez nos concitoyens ».

« Nous avons besoin de 200 000 personnes chaque année sur mars, avril, mai  », a expliqué de son côté Christiane Lambert, interviewée sur LCI. « On a anticipé avec l’initiative Des bras pour ton assiette », a renchéri la présidente de la FNSEA, qui indique que 230 000 personnes s’y sont inscrites. « Nous organisons actuellement la mise en relation » des profils, a-t-elle ajouté, alors que le climat un peu froid a retardé les travaux dans les champs pour certaines productions.

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Éviter les difficultés dans certaines productions

Cependant, la demande alimentaire des Français s’est modifiée avec le confinement. Des accords ont été passés avec la grande distribution pour une mise en avant des produits français, notamment les fraises et les asperges en difficulté. « Depuis la crise, les Français ont des comportements surprenants », commente Christiane Lambert, qui fait état d’une hausse de 140 % des achats de farine et de 99 % des achats de pâtes. « Il faut absolument varier l’alimentation, les fruits et légumes sont accessibles dans les magasins, ce sont des produits à mettre dans la panier », ajoute-t-elle.

Par ailleurs, « il reste encore trop d’agneau néo-zélandais dans les grandes surfaces », déplore la présidente de la FNSEA. À l’approche de Pâques, cette viande traditionnelle risque en effet de souffrir de l’absence de réunions familiales et de la fermeture des restaurants. « Il risque d’y avoir des agneaux invendus et ce serait une catastrophe économique pour les producteurs », alerte Christiane Lambert, pour qui manger de l’agneau, « c’est aussi manger de saison ».

Enfin, au moment où les vaches sont mises à l’herbe, le coronavirus impose une réduction de la collecte, puisque les grosses quantités achetées ne sont plus achetées par la restauration hors domicile. Si cela se traduit par ailleurs par une hausse de la demande en yaourts, des mesures d’accompagnement sont cependant nécessaires. « Nous demandons à l’Union européenne de prendre ses responsabilités. Aujourd’hui, il faut absolument la possibilité de stocker. Nous sommes dans une crise extraordinaire, il faut des réponses qui ne sont pas ordinaires », a indiqué Didier Guillaume, qui va travailler, avec ses homologues européens, à faire bouger la Commission.


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DÉJÀ 13 RÉACTIONS


MARIUS
Il y a 48 jours
Alors les septiques, 240000 volontaires inscrits sur le site. Ça vous parle. Il y a encore des gens qui veulent bosser. Et sans compter ceux qui directement proposent leurs services. La semaine dernière, 6 personnes sont venues nous demander si l'on avait besoin de leur aide. (tous les 6 au chômage partiel). Pour l'instant, nous assumons et en retour, nous leur avons offert une tome. Au fait qui a demandé la levée des quotas laitiers. .. retour de manivelle en pleine tête. ... Pour nous, à chaque crise nous voyons des clients supplémentaires. Celle-ci, nous aurions pu nous en passer, vu les drames engendrés. Soutien aux soignants. Et pensons à l'avenir au lieu de toujours se lamenter derrière le clavier, malheureusement pas que.
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MARIUS
Il y a 45 jours
Pas de chance. Pas pénurie. Par contre pleurer et critiquer pas de crise.
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MARIUS
Il y a 40 jours
Alors où est la pénurie. Par contre de plus en plus de ventes directes. Ouahou.....bon choix pour nous. A chaque crise augmentation des ventes....(professionnels et particuliers).
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Olmer
Il y a 53 jours
J espère qu il y aura une pénurie alimentaires depuis le temps que l on nous piétine dessus,ras le bol de se métier.
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baldin
Il y a 52 jours
Je vomis les gauchos
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Pipo
Il y a 53 jours
Tiens, un niaiseux de gauchiste.
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baldin
Il y a 53 jours
Typique de la mentalité de nombreux paysans...cette Illusion intellectuelle de trouver son réconfort dans le petit malheur des autres !
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Pipo
Il y a 54 jours
Nous sommes entrés dans la période que j'attendais avec impatience ( ce n'est que le début) On va enfin bien se marrer ( si on peut dire). Le fait d'écrire «il n'y a pas de pénurie ou de risque de pénuries» c'est qu'il y a un risque avéré. Quand il n'y a aucun problème on a pas besoin d'en parler.
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monique
Il y a 54 jours
pas de pénurie ? Il faut voir l'état des rayons pour le croire !! Ceux qui écrivent ne doivent pas faire leurs courses
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phil47
Il y a 53 jours
on pense la mème chose, je n'ai jamais rien attendu de l’Europe, que des em....es, l'argent qu'elle nous verse pour nous calmer et ne sert qu'a nous faire rentré dans son moule, on voit bien comment elle mène cette crise sanitaire: inexistante.
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