Covid-19En Bretagne, Emmanuel Macron réitère son soutien à la filière alimentaire

| par | Terre-net Média

Emmanuel Macron s'est rendu le 22 avril en Bretagne dans une exploitation agricole puis dans un supermarché pour remercier la filière agroalimentaire qui s'est adaptée à la situation et continue à travailler pour nourrir les Français en cette période compliquée.

Depuis le début de la pandémie, Emmanuel Macron rappelle l'importance stratégique du secteur agricole françaisDepuis le début de la pandémie, Emmanuel Macron rappelle l'importance stratégique du secteur agricole français (©Terre-net Média)

« Merci à la Ferme France, elle a tenu, on peut en être fier », a salué le chef de l’État qui s’est rendu le 22 avril à Cléder (Finistère), dans une exploitation spécialisée dans le maraichage. Dès le début de la crise, Emmanuel Macron a souligné le rôle stratégique de l’agriculture française, estimant dans son discours du 12 mars que « ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie ».

Un discours qu’il a depuis tenu à plusieurs reprises, déclarant notamment qu’il « nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d'autonomie stratégique pour notre Europe », dans son allocution du 13 avril.

«  Je suis venu aussi pour cela, pour remercier les exploitants et leurs salariés qui permettent de nourrir le pays. Depuis le début de la crise, la chaîne agroalimentaire française, elle a tenu. Je veux remercier toutes les TPE, les PME de l’agroalimentaire et de la transformation, avec beaucoup de salariés, dont certains parfois sont venus avec de la peur, notamment ceux qui sont dans les industries de transformation, dans les abattoirs, mais tout le monde agricole a joué le jeu de façon formidable », a rappelé le président de la République devant les employés de l’exploitation agricole.

Un discours d'encouragement qu'il a également tenu quelques heures plus tard dans un supermarché de Saint-Pol-de-Léon.

Des attentes de la part du monde agricole

Si cette attention du chef de l’État est saluée par les organisations agricoles depuis le début de la crise, les agriculteurs attendent davantage de concret de la part du président, notamment après la crise. «  La première attente des agriculteurs est que la souveraineté alimentaire française retrouvée, promesse d’Emmanuel Macron, se concrétise. Depuis de nombreuses années, nous regrettons les prix tirés vers le bas dans les grandes surfaces, qui ont amené beaucoup d’importations », a rappelé la présidente de la FNSEA.

Le scepticisme est encore plus fort du côté de la Coordination rurale, qui dénonce une opération de communication de la part du président de la République.

La reconnaissance actuelle des Français « ne saurait masquer ce qui fragilise notre appareil productif alimentaire national. Depuis de nombreuses années, nous constatons dans les faits la tendance à l’abandon en rase campagne de notre autonomie alimentaire pour prioriser d’autres choix politiques », ont également écrit cinq organisations bretonnes (Produit en Bretagne, Agriculteurs de Bretagne, Interbev Bretagne, l'ABEA et l'UGPVB) dans une lettre envoyée au chef de l’État peu avant sa visite. Elles y rappellent notamment que l’autonomie alimentaire « n’est plus une réalité pour notre pays » et demandent aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour « libérer la compétitivité française », dénonçant une sur-réglementation.

Dans leur courrier, les cinq organisations évoquent également les attaques dont est régulièrement victime le monde agricole « au nom d’une idéologie radicalisée ». La crise sanitaire n’arrête par ailleurs pas les critiques vis-à-vis de l’agriculture conventionnelle. En début de semaine, une vingtaine de députés de la majorité ont dénoncé l’application des chartes riverains, qui permettent de réduire les distances minimales d’épandage à proximité des habitations dans un certain nombre de départements.


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DÉJÀ 7 RÉACTIONS


maxens
Il y a 146 jours
tu as raison, mais à qui la faute, tant que nos concitoyens voudront manger des tomates en hiver, soit il y aura des serres chauffée en France, soit on ouvrira la porte aux tomates espagnoles ou marocaine
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Rino
Il y a 146 jours
Défendre la relocalisation de l’alim dans ses allocutions et ses visites c’est très bien puis ça fait bien devant les caméras mais.... prendre pour emblématique des serres chauffées l’hiver près de St Pol Du Léon (Finistère) pour produire des tomates consommables en Avril me paraît décalé ! Mais en même temps c’est le modèle défendu par la Fnsea et les centrales d’achats . Cette méthode de production de boules rouges occasionne 7,3 fois plus de gaz à effets de serres que cultivées sur de la terre ( et non laine de roches ou tout type de substrat).
Il y avait des milliers de producteurs partout sur le territoire à remercier qui assure des point de vente en ville,à la ferme et de façon beaucoup plus respectueuse de l’environnement..,
Beaucoup de baratin et peu de reconnaissance pour ceux qui triment depuis longtemps et qui ne recevront aucune aide financière !
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Maxens
Il y a 145 jours
Quant il n y aura plus de producteurs agricoles en france car ils ne gagnent pas leur vie, et que lors d une crise de production, vous attendrez l importation de denrée agricole de mauvaise qualité pendant deux mois, comme on attend en ce moment les masques et les vaccins, tout ceci car on refuse de payer un prix remunérateur aux producteurs, les ecolos seront surement moins regardant sur les produits phytosanitaires utilisés...mais il sera trop tard...comme pour les masques qui manquent
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MARIUS
Il y a 146 jours
Oui le ceta. Mais pas opposé aux importations de moutarde. Des paillettes de taureaux clonés nourris aux farines animales. Les tracteurs américains payés avec les aides collectées auprès des français etc, etc pas un mot cher collègue. .....
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steph72
Il y a 150 jours
Nous prendrait il pour des c.s ?
Le ceta qu'il a passé en force l'année dernière ,c'est plutot un couteau dans le dos ,on ne parle pas aussi des znt,de la loi egalim qui n'a rien changé malgré ses promesses.
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ngae00341
Il y a 151 jours
PAROLES ET PAROLES ET PAROLES ETC ETC comme disait la célèbre chanson de Dalida ...
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100%com88995
Il y a 151 jours
« Savez-vous pourquoi les Français ont choisi le coq comme emblème ? C’est parce que c’est le seul oiseau qui arrive à chanter les pieds dans la m…e » (Coluche)
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