Développement des circuits courtsBruno Le Maire : « L'avenir du secteur agricole est au local ! »

| par | Terre-net Média

Soutenant plus que jamais les circuits courts, Bruno Le Maire a annoncé vouloir insérer, d'ici cet été, un droit de préférence à la production française dans les appels d'offres passés par la restauration collective.


Bruno Le Maire, Vrp du circuit court « Le petit producteur ».
(© Terre-net Média)

« J’espère que nous pourrons modifier, d’ici cet été, la procédure des appels d’offres en y insérant un droit de préférence à la production française, tout en respectant les règles de la concurrence. »

Mardi 19 avril 2011, lors d’une conférence de presse consacrée à la démarche « Le petit producteur » (lire l'encadré ci-dessous, Bruno Le Maire a mis son habit de Vrp des circuits courts. Il est notamment revenu sur son projet de décret visant à inciter la restauration collective à privilégier les circuits courts. Ce projet de décret résulte de l'objectif, fixé dans le cadre de la Lma, de recourir à hauteur de 20 % en 2012 à des produits locaux pour les services de restauration collective de l'Etat. Le ministre de l’Agriculture compte ainsi entériner, dans les trois prochains mois, cette modification qu’il avait annoncée lors de ses v½ux à la presse le 26 janvier dernier.

Développer des débouchés de proximité

Le ministre de l’Agriculture a affirmé que « l’avenir du secteur agricole est au local ! Contrairement à ce que nous avons cru pendant des années, cet avenir n’est plus au mondial. Importer des pommes du Chili est une aberration économique et sociale. Les consommateurs comprennent de moins en moins pourquoi, en France, nous faisons venir des produits de l’autre bout de la planète. Ils veulent savoir où a été produit ce qu’ils mangent. »

Et d'ajouter: « Ils veulent que leurs aliments fassent le moins de kilomètres possibles. » Le développement des circuits courts constitue pour lui une aubaine pour « diminuer la perte des terres agricoles à proximité des villes » en développant des débouchés de proximité pour les exploitations situées en zones périurbaines.

La démarche « Le petit producteur » en plein essor


Identifiables par la présence de la photo du producteur
sur les étiquettes, les produits « Le petit producteur » sont désormais
classés en cinq catégories : haut de gamme, agriculture en conversion,
agriculture biologique, direct production et production locale.
(© Terre-net Média)

Soutenu par Bruno Le Maire, la démarche « Le petit producteur » a vu le jour en 2006 avec une gamme française de fruits et légumes. Depuis le 11 mars 2011, la marque a démarré la valorisation d’une gamme de produits laitiers locaux dans 150 magasins Monoprix de la région parisienne. Nicolas Chabanne, son co-fondateur, compte développer cette gamme dans les Monoprix de toutes les grandes villes françaises, avant de lancer, d’ici début 2012, une gamme de produits carnés.
Depuis sa création, « Le petit producteur », qui engage plus de 400 producteurs, multiplie chaque année par cinq son chiffre d’affaires. Selon ses fondateurs, ce dernier devrait s’élever à plus de 10 millions d’euros en 2011. La marque est présente dans plus de 1 000 points de vente.
www.lepetitproducteur.com

 

En savoir plus :

Les circuits courts pour retrouver de la valeur ajoutée


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