Accord UE-MercosurBruxelles vante à la France les bienfaits du potentiel accord de libre-échange

| AFP

La France serait un des principaux bénéficiaires d'un accord commercial entre l'Union européenne (UE) et les pays du Mercosur, si celui-ci voyait le jour, a estimé lundi le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen.

« Selon nos calculs et nos chiffres, la France serait l'un des plus grands bénéficiaires de cet éventuel accord. Cela donnerait des opportunités à l'industrie française et aussi à son secteur agricole », a plaidé Jyrki Katainen devant des journalistes à Bruxelles.

La France est particulièrement inquiète de voir la Commission européenne faire des concessions aux pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) concernant leurs exportations de bœuf et d'éthanol dans l'UE dans l'espoir d'élargir les débouchés en Amérique latine pour le secteur européen automobile.

« Nous comprenons parfaitement cette question de bœuf et d'éthanol et nous devons trouver une solution », a expliqué Jyrki Katainen, tout en soulignant qu'il était « trop tôt » pour définir des mesures précises pour dédommager les secteurs potentiellement affectés par l'accord de libre échange. Jyrki Katainen a une nouvelle fois poussé pour parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année. « Tout le monde dit que le "timing" est très important car l'an prochain, le Brésil, par exemple, sera occupé par ses élections et ce sera difficile de continuer les négociations », a-t-il relevé.

Vendredi dernier, à l'issue d'une réunion des deux blocs régionaux à Brasilia, Jyrki Katainen avait estimé qu'un accord était à portée de main. Le prochain round de négociations aura lieu à la fin du mois à Bruxelles. Les deux parties s'activent pour parvenir à un accord, au moins politique, le mois prochain à Buenos Aires à l'occasion de la réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis près de deux décennies, les discussions entre l'UE et les quatre pays du bloc latino-américain se sont heurtées à des divergences insurmontables. Les négociations avaient été suspendues en 2004, pour ne reprendre que six ans plus tard. Le mois dernier, l'UE a modifié son offre, acceptant l'entrée sur son marché de 70.000 tonnes de viande bovine et de 600.000 tonnes d'éthanol, deux produits très sensibles sur le vieux continent. Une offre qui n'a pas satisfait le Mercosur.


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DÉJÀ 2 RÉACTIONS


pipo1er
Il y a 6 jours
ben il ne nous reste plus qu a faire des cultures agrienvironementale et laisser venir de loin se que nous on fait tres bien ici comprenne qui pourra
pour dedomager les cocus que nous sommes de ces traites le politique ira chercher des euros dans la poche du contribuable pendant que quelques industriels se feront des benefices sur notre dos pour leurs actionnaires. Comme quoi le consomateur est toujour bien BAISE..........
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2rivieres
Il y a 6 jours
il y en a marre de faire de la politique sur notre dos
le coût carbone on y pense aussi ?
stop trop c'est trop
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