PhytosanitairesBarbara Pompili signe « l'appel des coquelicots »

| AFP

La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, a signé mardi « l'appel des coquelicots » pour l'interdiction des pesticides de synthèse, en recevant les promoteurs de cette pétition ayant récolté plus d'un million de signatures.

« Je partage l'appel du mouvement des coquelicots », a écrit la ministre sur Twitter. « Pour cela, nous devons avant tout concentrer nos efforts sur la recherche et le déploiement rapide d'alternatives, afin de pouvoir nous passer à terme des pesticides de synthèse ».

L'appel lancé en septembre 2018 dans Charlie Hebdo a recueilli plus de 1,1 million de signatures déposées mardi au ministère par l'association « Nous voulons des coquelicots ».

« C'est un moment important, on sort de ce mépris épouvantable qui nous a obsédés pendant ces deux années. Le fait que la numéro trois du gouvernement accepte de contre-signer notre appel, c'est tout de même une très bonne nouvelle et ça clôt ces deux années d'efforts collectifs de manière plutôt heureuse », a commenté le président de l'association Fabrice Nicolino.

La ministre a été critiquée après l'annonce cet été par le gouvernement du retour temporaire dans les champs de betteraves de l'utilisation des néonicotinoïdes néfastes pour les abeilles.

Mme Pompili qui, en tant que secrétaire d'Etat à la biodiversité avait porté en 2016 la loi interdisant ces insecticides, avait estimé début septembre que cette dérogation constituait « un exemple typique des problèmes que nous rencontrons quand on n'est pas suffisamment vigilants sur l'application des lois que nous votons ».

« En quatre ans, on avait le temps pour trouver des alternatives, y compris pour les betteraves, le problème c'est que derrière ça n'a pas suivi », avait-elle indiqué sur France Inter, répétant sa volonté que ces insecticides soient interdits « totalement ».

Le mouvement des coquelicots a lancé un nouvel appel baptisé « nous voulons des paysans », réclamant un plan de sortie de l'agriculture industrielle en dix ans, pour « permettre de produire des aliments de qualité pour tous, sans pesticides, et de les vendre dans des circuits rémunérateurs et stables », permettant de retrouver des paysans « heureux, fiers de nourrir la société ».

« On nous a longtemps divisés entre ceux qui veulent un monde sans pesticides et des agriculteurs qui sont face à une réalité de survie et il est temps maintenant qu'on mette nos gouvernants face à des décisions majeures qu'ils doivent prendre », a commenté la chanteuse Emily Loizeau, signataire de la première heure de l'appel des coquelicots.

Les réactions 


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 76 RÉACTIONS


martin
Il y a 2 jours
Si l'interdiction des pesticides est utopique, l'adoption de bonnes pratiques d'usage des produits pesticides est indispensable : Des réductions dans l'usage des pesticides sont possibles en résorbant les inefficacités des exploitations et la réduction des intrants phytosanitaires est une mesure de prévention primaire de la filière horticole et arboricole avec adoption d'alternatives à certains traitements (Protection Biologique Intégrée, auxiliaires vivants de culture et phéromones spécifiques de confusion sexuelle ...) : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique-2/la-prevention-des-risques-professionnels-des-pesticides
Répondre
Romain95
Il y a 2 jours
Biensur que pour être élu politiquement il faut toucher le plus grand monde quitte à faire beaucoup de démagogie. Après à chaque citoyen d'avoir son libre arbitre mais il ne sert à rien d'avoir de la haine les un contre les autres si on ne pense pas pareil. Heureusement que l'on n'a pas tous la même philosophie, les même idées, on a la chance d'être en démocratie et de tous pouvoir s'exprimer, profitons en (dans le respect).
Répondre
erick28
Il y a 3 jours
vu vos commentaire qui ne sont pas faux par rapport aux futurs elections , il y a un problème de taille pour la REM . si'il veulent être ré-élu la prochaine fois , il faut qu'il trouvent un nouvel électorat . car ceux du dernier coup , il va en manquer pas mal . donc du coup , il tape sur les bobos écolos ( un peu simplet intellectuellement ) pour avoir un peu plus de voix
vous aurez aussi remarquer que les primes allouées a ceux qui ont le RSA aux moment du covid ne sont pas innocentes .......la rem achètent la voix des cassos dans les banlieue !!!!!
Répondre
Prendtabinette
Il y a 3 jours
Je propose à l'éducation nationale de créer un bac d'escrologie, ça recrute à fond, avec ce bac en poche, tu peux facilement trouver du travail en politique, dans une association environnementale, et tout ça payer avec le pognon du contribuable !!!
Répondre
gus
Hier
" même non cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques - il vaudra toujours mieux un emploi parcimonieux plutôt que bourrin, ciblé plutôt qu'aveugle, curatif plutôt que préventif, ponctuel et transitoire plutôt que systématique." Vous décrivez là le comportement de la majorité des agris :
1)parcimonieux plutôt que bourrin :c'est tout d'abord la pression maladie , le stade de la plante et la météo qui commandent....et le portefeuille aussi .
2)ciblé plutôt qu'aveugle : on connait les ravageurs de nos cultures et les produits qui permettent de les réguler et qui impactent le moins possible l'environnement ...et le portefeuille aussi.
3) curatif plutôt que préventif: ben là je m'inscrit en faux , un produit curatif peut être beaucoup plus mauvais pour l'environnement qu'un préventif , il y a aussi bcp de maladies/ravageurs pour lesquels on n'a pas de produits curatifs tel le mildiou , donc on n'a pas d'autres choix que d'anticiper en fonction des critères du 1) et 2) ...en tenant aussi toujours compte de l'elasticité de notre portefeuille.
4)"ponctuel et transitoire plutôt que systématique" :revoir 1) et 2)
Alors ce n'est pas à cause de qq bourrins dans ce métier qu'il faut mettre tout le monde dans le même panier comme le font les coquelicots, on n'est plus dans les années 70 ou la chimie triomphante promettait la lune . Vous semblez faire preuve de compréhension et de discernement , on compte sur vous pour tempérer l'ardeur de vos très médiatiques collègues excités du bulbe qui bavassent dans le poste à casser du sucre sur toute une corporation.Bonne journée.
Répondre
Rural, et néanmoins Coquelicot
Hier
@ Réaliste
1) Relisez plus lentement tout ce que j'ai écris. Ici, personnellement, je n'ai accusé quiconque, il y a même une dimension auto-critique dans mon propos qui semble vous échapper. 2) Pour ce que j'en connais, il ne me semble pas que les Coquelicots aient le projet crypto-bolcho-islamiste-totalitaire que vous prétendez leur prêter. 3) Ne faites pas semblant de ne pas comprendre que la proposition des Coquelicots - "Nous voulons des Paysans" - se ferait sans soutiens cohérents et investissements massifs.

@ PàgraT
1) Pourquoi opposer systématiquement deux groupes parfaitement homogènes, sans quelques contradictions ou tensions internes : les Coquelicots, j'en suis toujours mais ni l'avocat ou le porte-parole - et un monde agricole aux pratiques contemporaines uniquement vertueuses qui cheminerait de manière continue et sereine vers un progrès partagé ? 2) Je n'ai pas à répondre ici du tac au tac à toutes les sommations. Comme sur le glyphosate : derrière ce seul petit mot, une pratique qui ce banalise car d'usage commode et d'apparence anodine. Le sujet, lui, représente un rayon de bibliothèque. 3) Des amateurs - au sens de ceux qui aiment et dont je suis, humblement - s'intéressent aussi aux enjeux de la conservation des sols. Certainement avec moins d'expérience et de pratique que la vôtre, je vous l'accorde.

@ tous
Sinon, pour aller un peu dans le sens consensuel d'un moindre mal, s'agissant de pesticides - même non cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques - il vaudra toujours mieux un emploi parcimonieux plutôt que bourrin, ciblé plutôt qu'aveugle, curatif plutôt que préventif, ponctuel et transitoire plutôt que systématique. En mesurant, objectivement toujours, le rapport bénéfice/risque. Il en est de même pour toute substance active ou médicament. Maintenant, vous pouvez continuer à casser du Coquelicot entre vous si cela vous soulage. Dites-vous juste qu'ils ne sont pas responsables de tous les maux d'une branche corporative où les gros bouffent les petits. Les Coquelicots que je fréquente - dont des producteurs - sont plus ouverts aux échanges constructifs que beaucoup de contributeurs des forums agricoles l'imaginent. Pour ce qui est des intervenants sincères et de bonne foi, à l'exclusion des trolls et des provocateurs conscients. Excuser la longueur et certaines banalités de cette toute dernière intervention, ici. Permettez que je me retire.
Répondre
Réaliste
Il y a 2 jours
Un coquelicot qui accuse les autres d'avoir des postures dogmatiques rigides. Vous ne manquez vraiment pas d'air les gars. "Un relatif radicalisme"..enlevez relatif. Remarquez je comprends votre méthode, les islamistes radicaux l'utilisent et ça fonctionne très bien. Sinon pour les 100000 installations d'agriculteurs par an, comment faites-vous ? (13000 actuellement..)
Répondre
PàgraT
Il y a 2 jours
Vous savez, pendant que vous voulez débattre, nous nous avançons ! Vous ne m'avez pas répondu sur ma position sur le glyphosate; savez vous au moins de quoi je parle au sujet de l'agriculture de conservation des sols ? J'ai plus de cinquante ans, ai toujours vécu à la ferme et sais parfaitement et plus que jamais où je vais dans mon métier, et je vous assure que sur ma ferme la biodiversité se développe quand bien même j'utilise modérément des pesticides !
Répondre
Rural, et néanmoins Coquelicot
Il y a 2 jours
@ PàgraT . Je suis assez d'accord que les postures dogmatiques rigides ne permettront pas de progresser. Et qu'en guise de débat, les échanges violents - verbaux ou physiques - vécus d'un côté ou de l'autre n'y aident pas. Pour ce qui est des Coquelicots, il y a une majorité de femmes - tout de même légitimes pour se préoccuper de la santé de notre descendance - et une moyenne d'âge au dessus de la cinquantaine. Une période de la vie où sans être un professionnel de la profession, et avec suffisamment d'ouverture d'esprit, on a assez de recul temporel pour s'être fait une idée assez juste de l'évolution des pratiques, des enjeux d'intérêt, et des risques sanitaires. Vivant à la campagne depuis cinquante ans, constatant l'effondrement en cours de la diversité biologique, dorénavant grand-père, j'ai pris le parti d'un relatif radicalisme. Au sens premier du mot : qui se rapporte aux racines. Qui que l'on soit, ne pas oublier d'où l'on vient ne peut qu'aider à faire les bons choix pour décider où l'on va. Sans céder ni aux sirènes de la course technologique, ni aux arrières pensées des provocateurs.
Répondre
vd
Il y a 2 jours
j argumente sur le risque de dependance alimentaire dangeureux pour tous et long a inverser,c est du bon sens! devellope ton approche de la sortie des phytos et donne moui de vrai solution pratique et surtout economique limitant ce risque de decroissance de production agricole qui nous rendra dependant de l ancien bloc de l est qui lui prospere et de non exportation de bien agricole qui plongera la balance commerciale dans le rouge entrainant une inflation en france et une hausse des taux d interet qui nuiront au bas salaires francais... c est un effet cascade, faut voir a long terme dans vos raisonnement.... a toi d argumenter maintenant
Répondre