Production biologiqueLes surfaces progressent de 13 %, atteignant 2,3 millions d'ha en 2019

| par | Terre-net Média

En 2019, l'agriculture biologique a poursuivi sa progression, tirée par la forte demande des consommateurs. Avec 2,3 millions d'hectares en bio, ce mode de production concerne désormais 8,5 % de la surface agricole utile (SAU) française.

6,1 % de la consommation alimentaire des ménages français était consacrée aux produits bio en 20196,1 % de la consommation alimentaire des ménages français était consacrée aux produits bio en 2019. (©Pixabay)

Avec une demande de consommateurs qui croit d’année en année, l’agriculture biologique continue son développement pour répondre à la demande. 6,1 % de la consommation alimentaire des ménages est aujourd’hui consacrée aux produits biologiques, pour une valeur de 11,3 milliards d’euros, a indiqué l’Agence Bio, qui présentait le 9 juillet les chiffres pour l’année 2019. Les produits transformés sont ceux qui connaissent la plus forte progression, mais les produits frais représentent toujours 57 % du marché bio de détail.

Pour satisfaire cette consommation en hausse, c’est bien l’agriculture française qui est sollicitée, puisque le taux d’importation s’est stabilisé à 33,1 % en 2019 (33,7 % en 2018).

8,5 % de la SAU française en bio en 2019

En 2019, on compte ainsi 2,3 millions d’hectares de surfaces bio en France, contre 2 millions en 2018, soit une progression de + 13 %. Depuis 2014, les surfaces en production biologique ont ainsi plus que doublé. Un peu plus de 47 000 exploitations sont engagées dans ce mode de production.

À noter que la dynamique concerne toutes les cultures, même si les surfaces fourragères, qui occupent plus de 60 % de la sole bio, sont les moins dynamiques (+ 10 % par rapport à 2018), « témoin du ralentissement de l’engagement des élevages de ruminants », qui avait atteint des niveaux record ces trois dernières années, précise l'Agence Bio.

Les surfaces cultivées en bio pour les légumes frais progressent de 20 %, plus rapidement que le nombre de fermes, du fait de l’expansion du maraîchage de plein champ bio (pommes de terre, courges, carottes, choux), précise l’Agence Bio.

Enfin, les grandes cultures poursuivent leur élan de conversion, avec plus de 100 000 hectares en première année de conversion. Au total, les surfaces bio de grandes cultures progressent de 17 % par rapport à 2018.

Difficile d’atteindre 15 % de la SAU en bio en 2022

En dépit de cette progression, il sera cependant difficile d’atteindre les objectifs du plan Ambition Bio, qui fixe à 15 % de la SAU les surfaces en agriculture biologique en 2022. Pour Philippe Henry, président de l’Agence Bio, le soutien à l’agriculture biologique reste indispensable, d’autant plus que le contexte actuel montre la pertinence de ce mode de production. « À court terme, l’agriculture biologique est une réponse intéressante, dans les besoins du moment, c’est une agriculture de proximité et de qualité, qui doit faire partie des réponses dans le plan de relance. Et à long terme, elle répond aux objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité », a-t-il expliqué.

Il rappelle également que, pour les producteurs, « passer en bio est un travail difficile, il faut que nous les encouragions. Je pense que nous devrions mettre l’accent sur les aides techniques pour conforter la position de l’agriculteur qui prend des risques quand il passe en bio, ne l’oublions pas ».


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 10 RÉACTIONS


Réaliste
Il y a 34 jours
https://frontpopulaire.fr/o/Content/co135470/paysans-oui-agriculteurs-pollueurs-non

Je ne peux que vous engager à donner votre avis sur ce texte d'un charmant retraité qui visiblement adore les agriculteurs.
Répondre
jean
Il y a 35 jours
il y a plus de produits bio que de production un membre de ma famille faisant les marchés il y a échange de produits entre producteurs et meme chez les grosistes
Répondre
Romain95
Il y a 35 jours
Et si on généralise le conventionnel il y a trop de surface...
Trouvons le compromis
Répondre
Chris
Il y a 35 jours
8,5 %de surface pour 6,1 %des produits COnsommer, ça veut dire que si on généralisé la bio on aura pas assez de surfaces ?
Répondre
Maxens
Il y a 36 jours
Le bio est une agriculture de qualité ( certes avec datura et mycotoxynes occasionnellement), mais rappellons que l agriculture conventionelle est aussi de qualité...elle a permis l augmentation de l espérance de vie depuis 60 ans...
Répondre
Pipo
Il y a 33 jours
Vous vivez surement sur une autre planète «ptiloui» . En grandes cultures on a rien à faire avec les GMS. En grandes cultures, le bio est improductif. L'agroécologie en Afrique est un le même leurre qu'ailleurs, ils courent droit à leur perte les pauvres! L'écologie telle qu'elle est présentée aujourd'hui est une vaste escroquerie.
Répondre
ptioui
Il y a 33 jours
Quand on n'est pas dans une filière industrielle, c'est mon cas, on peux encore choisir ses clients : Donc on ne vend rien aux GMS. Quand on a des liens en vente directe ou semi directe les prix nous les fixons nous même. Et ça ne pose pas de problème aux consommateurs qui reconnaissent la qualité et le travail qu'il y a derrière. Ce qui se passe avec les GMS, leurs pratiques de bandits, nous passe loin au dessus de la tête.
Et oui je confirme que la bio est productive, pour répondre à rebelle. l'agroécologie en Afrique donne des résultats excellents, avec souvent des rendements doublés voir plus par rapport à une simple culture chimique. La clé étant la gestion des matières organiques, donc la capacité à supporter la sécheresse, etc.
Répondre
rebelle
Il y a 36 jours
lol ...c est d ailleurs pour cela que la fao minimise l utilisation de pesticides en afrique pour lutter contre le criquet pélerin ....http://www.fao.org/ag/locusts/common/ecg/812_en_FightingDLsafelyF.pdf
le bio c est bien quand on a l agriculture conventionnelle pour faire tampon ,comme les produits aoc en surplus que l on paie cher au producteurs et qui repartent dans le circuit conventionnel faute de débouchés ailleurs,en gros ceux sont les agris en conventionnelle qui paient en partie ,par une baisse du prix de leurs produits ,l écoulement des excédents des produits bio et aoc ....
Répondre
Pipo
Il y a 35 jours
Vous êtes naïf ou ignorant «ptiloui» ? Les GMS ont préempté le marché du bio, et s’approvisionnent comme pour le reste au pris le plus bas! Tant que les frontières seront grandes ouvertes vous n'avez absolument AUCUNE chance d'avoir le dernier mot.
Répondre
ptiloui
Il y a 36 jours
Que la progression continue, en voilà une bonne nouvelle ! La bio peut nourrir le monde, c'est un fait, confirmé entre autres par la FAO. Restons vigilants cependant sur la qualité, le respect d'un cahier des charges digne de ce nom, pour que la valorisation des produits reste à la hauteur. Les GMS n'attendent que la massification pour exiger de la standardisation, et bien sûr casser les prix. Une seule réponse : le boycott !!! Ne rien leur vendre, ne rien leur acheter, voilà le bon langage avec Leclerc et Cie.
Répondre