Dominique BussereauLes pays de l'Est, "nouveau marché" pour l'agriculture française

| AFP

Le ministre de l'agriculture Dominique Bussereau a estimé lundi 14 février que les pays de l'Est étaient "plutôt un nouveau marché que des concurrents" pour les agriculteurs français.

La productivité de ces pays est "plutôt plus mauvaise que la nôtre", a-t-il affirmé sur France 2, mais leur population "attend des produits de qualité".

Evoquant le revenu des agriculteurs français - en baisse de 4 % en 2004 - Dominique Bussereau a admis que l'agriculture cherchait "sa bonne place avec la réforme de la politique agricole commune (Pac) mais que la loi de modernisation agricole qu'il était en train de préparer serait "l'occasion de donner l'espoir et une certaine lisibilité aux agriculteurs sur l'avenir de leur métier".

Le ministre a rappelé que l'agriculture européenne permettait à la France d'être aidée et "de recevoir 8 milliards d'euros" mais que cela entraînait des contreparties et contraintes" notamment environnementales.

Soulignant que ces contraintes sont dans "leur première année d'application", il a déclaré qu'il s'agissait de les rendre "compréhensibles et simples". "Je m'efforce depuis quelques semaines à simplifier tout cela : il ne faut pas qu'il y ait de sanctions lorsqu'il y a une petite erreur dans une exploitation", a dit le ministre. L'agriculteur doit dans un premier temps être incité à "corriger" lors d'un contrôle plutôt que d'être immédiatement sanctionné.

Interrogé sur la désertification des campagnes, Dominique Bussereau a affirmé que l'installation des jeunes agriculteurs "progressait plutôt bien".



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