Objectif 350 ¤/1.000 l50 actions départementales d'éleveurs laitiers pour réclamer 10 ¤ de plus

| par | Terre-net Média

Il manque jusqu'à 10 ¤/1.000 l pour que le prix du lait rémunère le travail des producteurs. A 340 ¤/1.000 l en moyenne pour 2013, le manque à gagner actuel représente deux mois de revenu d'un éleveur selon la Fnpl.

Dans plusieurs départements, les sections laitières de la Fnsea ont prévu Dans plusieurs départements, les sections laitières de la Fnsea ont prévu "une journée sans Président",
marque de camembert et de beurre du groupe Lactalis. (©Terre-net Média)

Vendredi 6 décembre, les actions des éleveurs laitiers ne portent pas sur les aides Pac mais sur le prix du lait auquel ils sont payés pour 2013. Les prix de cet automne (358 €/1.000l) ne compensent pas le manque à gagner du printemps et de l’été derniers.

« Depuis des mois, la Fnpl dénonce l’attitude de certaines entreprises laitières qui ne respectent pas les contrats laitiers. Elles décident du prix du lait sans négociation avec leurs producteurs et utilisent les contrats comme alibi pour payer le lait moins cher. Ce n’est plus supportable ».

« Le prix du lait ne se décrète pas. Il se calcule ». Pour la Fnpl, le prix moyen annuel des 1.000 litres doit être de 350 € pour 2013.

Résultat, en ignorant la réalité des cours des produits laitiers sur les marchés mondiaux,« le prix du lait payé aux producteurs sur les 10 premiers mois de 2013 est en dessous de 5 à 10 euros de l’application stricte des clauses de prix des contrats ». Or dix euros confisqués par les entreprises, ce sont deux mois de revenu perdus pour un éleveur !

Aussi, pour tenter d’obtenir satisfaction, une cinquantaine d’actions seront conduites conjointement avec la Fnsea et JA dans 50 départements. Sont ciblées à la fois certaines entreprises de transformation et les chaînes de la grande distribution qui pratiquent la politique « des prix du toujours plus bas ».

Les Camembers Président et des produits laitiers de marque Danone pourraient ainsi être retirés des rayons de certains supermarchés par les producteurs de lait. Ailleurs, ce sont les préfets départementaux qui pourraient être réveillés de bonne heure.

Les actions de la Fnpl et de JA se dérouleront deux jours après la publication du rapport de Philippe Chalmin, le président de l’observatoire de la formation des prix et les marges dont les conclusions donnent raison aux éleveurs.

Se regrouper pour négocier des contrats collectifs

Pour la Confédération paysanne, « il est urgent de mettre en place une seule organisation de producteurs par bassin siégeant dans les Criel, en intégrant les livreurs des coopératives. Elle pourra ainsi négocier un contrat collectif pour l'ensemble des entreprises tel que le contrat France Milk Board (Fmb) qui intègre les coûts de production pour le calcul du prix du litre de lait. Au niveau européen, la Commission doit dès maintenant remettre en place des outils de gestion efficaces afin de prévenir les crises qui, sinon, ne manqueront pas d’arriver. Il en va du maintien de producteurs nombreux sur l'ensemble du territoire, source d’emplois directs et indirects. »

L ’Office du lait National appelle « toutes les organisations responsables et soucieuses de l’avenir des éleveurs, au mieux à rejoindre les France MilkBoard reconnus, au moins à se regrouper en AOP de bassins pluri-représentatives, indépendantes et horizontales pour la mise en place d’un contrat cadre élaboré par les producteurs, pour l’ensemble de la filière. »


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