HippismeLes ventes de yearlings de Deauville s'envolent à plus de 40 millions

| AFP

Les traditionnelles ventes de yearlings de Deauville se sont achevées lundi soir sur un chiffre d'affaires record de plus de 40 millions d'euros, atteint grâce aux enchères d'acheteurs étrangers venus notamment du Golfe.

"Une telle performance réalisée dans un contexte peu favorable" montre que "le marché du luxe reste insensible à la conjoncture", a déclaré mardi à l'Afp la société de ventes Arqana. Pour sa porte-parole Alix Choppin, "le marché du pur-sang répond plus à une logique autonome qui s'est toujours vérifiée", même lors des crises économique majeures. "C'est un marché professionnel et sportif, que seule une surproduction de jeunes galopeurs, comme c'est le cas actuellement en Irlande, pourrait affecter", a-t-elle ajouté.

Au total, 40.699.000 euros ont été investis du 15 au 18 août sur 360 poulains ou pouliches d'un an révolu, soit une hausse du chiffre d'affaires de 7% par rapport à 2007. L'augmentation se vérifie aussi sur le prix moyen du yearling avec 111.017 euros (+13%).

Un fils de Galileo

Selon les chiffres communiqués par Arqana, le plus gros enchérisseur en volume a été le cheikh Mohamed al Maktoum (Dubaï) avec 4.990.000 euros portés sur 15 animaux. Son parent Hamdan al Maktoum a pour sa part dépensé 3.070.000 euros pour dix pur-sang. La famille régnante aux Emirats arabes unis n'a toutefois pas égalé son record à l'unité de deux millions d'euros misés en 2002 sur une pouliche.

Un propriétaire russe, Valentin Bukhtoyarov a pris la troisième place des acheteurs avec 2.182.000 euros pour 22 lots, tandis que le monégasque Enrico Ciampi (2.122.000 euros) et le fils du roi d'Arabie Saoudite Mithab ben Abdullah ben Abdul Azize, (2.100.000 euros), sont venus compléter le quinté de tête de l'édition 2008 des ventes d'été de Deauville.

La plus forte enchère de ces ventes (770.000 euros) a été portée sur un fils de Galileo par un jeune propriétaire australien, Nathan Tinkler, qui a fait fortune dans les mines de charbon.

Les meilleurs vendeurs ont été les haras normands d'Etreham et des Capucines avec respectivement 634.000 et 467.000 euros pour 13 et neuf sujets.

Qu'ils soient mis au monde sur les draps de soie pourpre des grands haras ou sur l'humble paille des petites écuries, les yearlings sont porteurs de rêve pour les propriétaires qui les engageront en course d'ici un an. S'ils n'ont encore rien fait de leurs quatre sabots, ils sont achetés sur la foi de leur capital génétique, pour leur ligne parfaite, sur un coup de coeur ou à l'intuition. Ils devront vite gagner leur avoine, sous peine de finir au mieux comme reproducteur, comme tondeuse à gazon chez une bonne âme, ou au pire à la boucherie.


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