Paroles de lecteursL'édito sur le véganisme au guiness des records des articles les plus commentés

| par | Terre-net Média

Déjà une cinquantaine de commentaires de lecteurs ! L'édito dénonçant les végans intégristes figure dans le peloton de tête des articles de Web-agri les plus commentés. D'un côté, il y a ceux qui défendent l'élevage, majoritaires et de l'autre, les végans, dont beaucoup de "bons" et/ou qui argumentent leur choix, même si parfois, ce qu'ils disent est discutable. Peu d'extrémistes ont participé à la discussion, même s'ils sont nombreux à marteler leurs idées en commentant d'autres articles qui, de surcroît, ne portent pas forcément sur ce sujet.

Paroles de lecteurs véganisme L'article dont sont issus ces commentaires est à retrouver sur : Édito − Végans : le bon, la brute et le truand (© FirmaV, Fotolia // Montage Terre-net Média) 

Quand Les défenseurs de l'élevage s'adressent aux végans

Gibi : « La mode passe et repasse. Il en sera de même avec les bobos végans. Si la terre n'est pas foutue avec le dérèglement climatique, nous mangerons encore de la viande dans 1 000 ans. »

Édouard via Facebook : « Qu'ils ne mangent pas de viande si ça leur chante, tant qu'ils me laissent manger la mienne tranquille. »

L'outil : « Un Édito qui fait du bien... Notre corporation agricole est dans un véritable carcan et souvent très seule contre tous, médias en tête, en mal de papier à vendre. Quelle profession accepterait d'être systématiquement tributaire des exigences et utopies de la société ? Alors que nous sommes en train de crever, des minorités activistes, intégristes, jusqu'auboutistes usent de tout et surtout du mensonge dans le seul but de nous détruire un peu plus chaque jour, avec le soutien, voire le silence bienveillant, et les cautions, surtout immorales de bobos de tout poil et même de showmen incompétents sur le sujet. »

Steph72 : « Qui va manger l'herbe, mesdames et messieurs les végans, vous peut- être ? Le monde idéal selon eux est un monde sans vaches, cochons, poulets... Un monde sauvage sans prédateurs, donc un monde utopique ! »

Zezz : « Vous êtes libres de vos choix mais ne les imposez pas aux autres ! J'accepte les vôtres et je ne vous ai jamais dénigrés, laissez-moi libre des miens et ne me critiquez pas parce que je mange de la viande. C'est mon droit. Stop aux extrémistes ! »

YP42 : « Comment certains peuvent se permettre de juger une personne par rapport à son travail d'éleveur ou à ce qu'elle a dans l'assiette, et de la traiter d'assassin ? Un éleveur a aussi un cœur, un esprit, une âme (tout comme les animaux...). Il serait temps d'arrêter de dénigrer notre métier. Je respecte vos choix, alors respectez mon travail ! »

Patrick via LinkedIn : « Je souscris à votre analyse. S'alimenter de manière végane ou non relève de la liberté de chacun. Les théories voulant imposer la fin de l'élevage relèvent du combat politique. Et les agissements délictuels de certains relèvent de la justice. »

Falguy : « (...) Merci au rédacteur de l'article qui a su montrer que l'on ne peut imposer ses idées à tous, surtout quand on n'est pas un expert du domaine. »

Pagrat : « Vous devriez circuler à la belle saison sur les routes en zone d'élevage et il y a de nombreux animaux en extérieur, des bovins, des ovins, des caprins, des volailles label dans des parcours près des bâtiments. Certes les animaux sont souvent complémentés en minéraux et vitamines, mais pas en B12, pour parer aux déséquilibres des sols et de l'alimentation saisonnière. Pour ce qui est de l'eau consommée, la pluie qui tombe sur nos champs serait de toute façon consommée par la végétation quelle qu'elle soit, évacuée vers la mer ou s'évaporerait, notamment dans les zones semi-arides. Pour ce qui est des OGM, ils ne sont pas cultivés en France sinon pour des expérimentations qui ne s'arrêtent pas à l'agriculture. De très nombreux agriculteurs luttent contre leur introduction, pour des questions environnementales mais aussi d'indépendance vis-à-vis des firmes. Pour terminer, chaque jour qui passe, la plupart des agriculteurs s'emploient à améliorer leurs pratiques et nous sommes les premiers à souhaiter que le personnel des abattoirs fasse de même. »

Quentin19 : « Concernant ce que vous appelez les "élevages industriels", pour la énième fois,  la taille des élevages bovins (par exemple) en France est d'une cinquantaine de vaches et les animaux passent la majeure partie de l'année à l'air libre dans les prairies. Par ailleurs, arrêtez de dire que les animaux sont victimes de maltraitances et de souffrances intolérables dans les élevages. Les éleveurs prennent soin de leurs animaux, certes parce que c'est leur revenu, mais surtout parce qu'ils aiment leurs bêtes. Les problèmes de souffrance animale se situent davantage dans l'aval de la filière. Des efforts sont de plus en plus fournis dans les élevages pour répondre aux attentes sociétales (environnement, santé animale, biodiversité) et les végans devraient signaler ce genre d'initiative au lieu de mettre l'élevage dans une seule et unique case. Vous défendez la cause animale, et ce combat mérite qu'on s'y attarde, mais n'oubliez pas qu'il y a des hommes derrière les élevages, et que vos propos peuvent être profondément dénigrants et méprisables pour une profession qui est déjà en grande difficulté depuis plusieurs années (entre 300 et 400 suicides d'agriculteurs par an, n'oublions pas).

Quelques commentaires de "bons" végans

Florence via Twitter : « Une approche intéressante. Étant, je pense, de la première catégorie, je comprends parfaitement. »

Pinf : « Il existe des végans tolérants, qui respectent les autres, mais on ne les entend pas. Eux aussi souffrent du tord causé par les végans extrémistes et enragés, qui sévissent sur le web. »

Piou : « Je suis végane et mon monde idéal n'est pas sans vaches, cochons, etc. Je voudrais qu'on accepte juste cette façon de vivre sans la dénigrer, ni la réduire en "régime à la mode". C'est un choix que j'ai fait et que je n'imposerai à personne. »

Em ly : « L'état de santé des végans, plusieurs dizaines d'années après leur changement de régime alimentaire, est très bon. En effet, ce n'est pas parce qu'on en parle beaucoup actuellement que le mouvement est nouveau. »

Kamille : « La seule carence que les végans risquent est celle en vitamine B12. Si vous vous alimentez mal, même en étant omnivore, vous risquez des carences. »

Alice : « C'est dommage qu'on voit les végétariens et les vegans comme une espèce à part. Je suis la seule vegane à mon travail (une entreprise dont 2/3 de la clientèle sont des agris) et je me fais constamment interroger sur ce que je mange à midi, alors que je ne me permets aucun commentaire sur l'alimentation de mes collègues. Ces derniers parlent constamment de ma nourriture et disent aux nouveaux "elle est végétarienne !". J'ai déjà travaillé dans une entreprise qui commercialise de la nourriture pour végétariens et je n'avais jamais vu un tel cirque quand quelqu'un était "omnivore". (...) Je trouve que c'est inutile de diviser les gens de cette façon. Nous ne sommes pas définis par ce qu'on a dans notre assiette.

Les végans un peu moins "bons" mais qui ont des arguments, même si certains sont discutables

Em ly : « À tous ceux qui nous traitent ''d'extremistes'', j'aimerais répondre que pour changer le monde, il ne suffit pas d'avoir des opinions bien cachées dans son for intérieur. Il faut les brandir haut et fort ! » 

TZ : « Cet édito est une nouvelle fois caricatural, à traiter les opposants à la viande d'extrémistes alors qu'il s'agit, avant tout, d'un mouvement de résistance. Si certains végétariens peuvent être violents, ils sont rares et la majorité préfère expliquer sa démarche, sans forcément pousser les autres à l'adopter. Et cela s'avère très difficile quand, en face, on n'a que l'anathème ou les injures. »

JJ : « Depuis que je sais que certains de nos vêtements sont fabriqués par de petites mains d'enfants asiatiques, je n'en achète plus les marques en question. Appelons ça de l'extrémisme... »

Em ly : « Je pense que vous n'avez jamais du discuter avec un végan de toute votre vie, car ce que vous décrivez ne reflète pas du tout leur pensée. Les végans ont conscience que le lion doit tuer pour manger car il n'a pas d'autre choix : il ne peux pas se nourrir autrement contrairement aux humains. Un monde végan ne serait pas sans vaches, cochons ou poules. Les hommes sont tellement habitués à utiliser les animaux pour leur propre intérêt qu'ils trouvent inconcevable que ces derniers puissent vivre sans eux. Alors qu'avant leur domestication, toutes ces bêtes vivaient en liberté. »

Didine : « Si toute cette souffrance pouvait s'arrêter et qu'on regardait les animaux comme des êtres sensibles et non seulement comme une ressource, je serais la plus heureuse du monde. Je sais que ce n'est pas possible, alors mon espoir c'est que les gens aillent vers une consommation raisonnée et éthique. Après je conçois qu'il y a un mouvement végan policier, qui exaspère beaucoup d'entre nous je vous rassure... Mais c'est une minorité, je vous le confirme. »

Em ly : « Vous parlez de souffrance végétal (alors que les végétaux n'ont pas de système nerveux, ce qui permet de ressentir la douleur) alors vous pensez que c'est mieux de donner des végétaux à manger aux animaux, puis de manger ces animaux, plutôt que de manger directement les végétaux qui seront mangés de toute façon ? Les végans ne veulent pas détruire tous les carnivores. Ils savent bien les prédateurs n'ont pas le choix. Contrairement à nous, ils n'ont pas de supermarchés. Je donne juste mon avis sans dire aux non-végans ce qu'ils doivent faire. »

Des végans intolérants, il y en a beaucoup qui commentent les articles de Terre-net et Web-agri, mais curieusement peu se sont exprimés sur cet édito

Walburg : « Je suis devenue végétarienne comme beaucoup d'autres par révolte contre ce que se passe dans les élevages, les abattoirs, toute cette souffrance et ces horreurs imposées aux animaux. Et vous, monsieur le journaliste, que pensez-vous quand vous mastiquez un morceau de souffrance bien salé, bien poivré, bien épicé pour donner du goût, car la viande n'en a que très rarement aujourd'hui. » 

Jannick : « Les vegans n'ont jamais empêché les gens de manger ce qu'ils veulent. Alors que les mangeurs d'animaux  ne cessent de leur faire la leçon, en plus de façon agressive. »

Ladytramp : « Si votre voisin était un père incestueux ou que le charcutier du quartier kidnappait les chiens pour les transformer en chapelets de saucisses, affirmeriez-vous encore que chacun est libre de ses choix ? Si quelqu'un tentait d'interférer dans ces pratiques, le taxeriez-vous d'intégriste ? »

Degun : « Il existe déjà suffisamment de souffrance dans la nature sans que nous, humains, n'en ajoutions comme nous le faisons actuellement. Cela tombe bien, en tant qu'omnivores, nous avons le choix de manger ce que nous voulons, nous ne sommes pas carno-dépendants, nous pouvons donc facilement nous abstenir de faire du mal à ces malheureux animaux d'élevage qui ont cyniquement été mis au monde dans la seule optique de servir d'aliments. Quant aux conséquences sociales et économiques liées à un éventuel arrêt de l'élevage, il faut avouer qu'il serait largement temps de penser à des reconversions, déjà que les petits éleveurs ne se maintiennent que grâce aux subsides de Bruxelles contre lesquels ils ne cessent pourtant de protester. Bref, on ne peut pas prôner la guerre pour que l'industrie de l'armement se porte bien. Cessons donc de mettre au monde et de massacrer inutilement des bêtes (75 milliards d'animaux terrestres par an dans le monde et 1 000 milliards d'animaux aquatiques) pour un plaisir gustatif dispensable. »

Extrait des commentaires de l'article :
Édito − Végans : le bon, la brute et le truand

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DÉJÀ 1 RÉACTION


pagrat
Il y a 253 jours
A l'attention de l'équipe WEB AGRI Vous seriez gentils d'écrire un article sur l'expérimentation de Allan Savory qui donne du sens et des arguments à notre métier d'éleveur ainsi que la fragilité de certains dogmatismes écologiques Cordialement
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