Grippe aviaireUne « source commune » aux foyers découverts en France identifiée

| AFP

Les cas de grippe aviaire détectés mi-novembre dans deux animaleries en Corse et une dans les Yvelines sont le fait d'une « source commune de contamination » identifiée chez un particulier du Nord, a annoncé mercredi le ministère de l'agriculture.

Les enquêtes de traçabilité et les analyses ont établi que ce particulier avait « vendu des oies au négociant qui a approvisionné début novembre les animaleries de Corse et des Yvelines », explique-t-il dans un communiqué. « Toutes les mesures sanitaires ont été prises chez ce particulier comme chez le négociant pour éliminer tout risque de diffusion du virus », selon le ministère.

Des visites sanitaires et des prélèvements dans les élevages situés dans un rayon de 10 kilomètres autour de l'habitation du particulier et dans les animaleries livrées par le même négociant ont été effectués.

« Tous les résultats d'analyse se sont révélés négatifs à l'influenza aviaire », ajoute-t-il, précisant qu'« aucun élevage avicole professionnel n'est aujourd'hui touché » par la grippe aviaire et aucune « mortalité anormale » n'a été relevée dans la faune sauvage.

Après l'apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l'épizootie, qui n'est pas dangereuse pour l'homme, a progressé récemment vers l'Europe de l'Ouest, où les niveaux d'alerte ont été relevés. Les Pays-Bas, l'Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark et la Belgique sont notamment touchés. Ce virus se propage par le truchement des oiseaux migrateurs.

En France, un cas a été identifié sur une oie bernache trouvée morte sur le littoral du Morbihan, annonce par ailleurs le ministère, selon qui « le virus détecté sur cet oiseau sauvage est de la même lignée que ceux qui circulent actuellement en Europe ». Une zone de contrôle temporaire a été mise en place sur un rayon de cinq kilomètres. Aucun élevage avicole ne se trouve dans cette zone.


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