Rémunération agricoleUne femme cheffe d'exploitation gagne 30 % de moins qu'un homme !

| par | Terre-net Média

En France, une cheffe d'exploitation agricole gagne en moyenne 30 % de moins qu'un chef. Chez les salariées en agriculture, les femmes sont payées 5 % de moins que les hommes selon les chiffres de la MSA. Même s'il est inférieur à la moyenne nationale (qui est de 16 %), l'écart salarial selon le sexe existe donc aussi dans le monde agricole. Dans quelques métiers (sylviculture, ETA, gardes-chasse, remplacement), les salaires des femmes dépassent ceux de leurs homologues masculins. Mais elles sont souvent sous-représentées dans ces professions. Côté contrat, peu de différence entre les sexes.

Ecart de salaire homme/femme en France En agriculture, les femmes gagnent 5 % de moins que les hommes. (©Fotolia - Eric)

D' après les derniers chiffres publiés par la MSA (données de 2016), l'écart salarial entre les hommes et les femmes est de 5 % en moyenne dans les métiers agricoles. En d'autres termes, les femmes salariées gagnent 95 cents pour chaque euro gagné par heure par un homme. 

Les femmes dans l'agriculture française

Et les non-salariées ? En 2016, elles sont 111 000 "cheffes" d’exploitation ou d’entreprise agricole, soit 24 % de l’ensemble. Une proportion globalement stable depuis plus de dix ans. Si les femmes représentent 25,6 % de l’effectif des chefs d’exploitation, leur proportion n’est que de 5,1 % parmi les chefs d’entreprise de services.

L’âge moyen des "cheffes" d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51,6 ans contre 48,2 ans pour les hommes. Parmi elles, 19,3 % ont plus de 60 ans. En 2016, lorsqu’elles sont imposées au réel et que leurs revenus sont connus, les agricultrices disposent d’un revenu professionnel agricole annuel moyen de 9 552 €, soit 30 % inférieur à celui des hommes (13 601 €).

70,8 % de femmes dans les services de remplacement

Du côté salariés, les chiffres de la MSA se veulent plus rassurants. En effet, dans l'agriculture, l'écart de rémunération entre sexe est inférieur à la moyenne nationale avec seulement 5 %. À noter que dans la sylviculture, l'exploitation du bois, les organismes de remplacement, les entreprises de travaux agricoles (ETA) et les gardes-chasses, les femmes sont mieux payées que leurs collègues masculins !

Hormis dans les services de remplacement où elles sont nombreuses (70,8 %), autant dire que dans les autres catégories, la présence féminine est faible. En 2016, la MSA a recensé seulement 8,8 % de femmes parmi les salariées de la sylviculture. Idem dans l'exploitation du bois avec 9,6 % de femmes. Elles sont plus nombreuses parmi les gardes-chasses avec 33,3 % et 29,1 % en ETA.

65,1 % de la main d'œuvre agricole en CDD

Toujours selon la MSA, le taux de main d'œuvre embauchée en contrat à durée indéterminée (CDD) varie peu entre sexe. Les hommes ne sont pas mieux lotis question contrat. De manière générale, l'agriculture embauche seulement 34,8 % du personnel en contrat à durée indéterminée (CDI). La saisonnalité des activités explique en grande partie cette tendance. Résultat : 65,1 % de la main d'œuvre consommée l'est en CDD.

N.B : Source : Eurostat & MSA

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