Féveroles et lupinUn groupement veut favoriser les alternatives au soja importé

| Afp

RENNES, 16 jan 2014 (AFP) - Lin, féveroles ou lupins : la Bretagne et les Pays de la Loire ont annoncé jeudi vouloir développer ces productions sur leurs territoires pour réduire la dépendance des éleveurs aux protéines importées - du soja OGM le plus souvent - et assurer aux producteurs de nouveaux débouchés.

« Des défis importants sont à relever pour aller vers davantage d'autonomie en protéines », a expliqué jeudi, lors d'une conférence de presse à Rennes, Philippe Chuberre, président de Graines Tradition Ouest (GTO), association qui regroupe l'ensemble des professionnels de la filière, des semenciers à l'industriel, Valorex.

La France consomme annuellement pour la nutrition animale quelque 3,5 millions de tonnes de protéines végétales, dont 2,19 millions de soja importé, quasi-exclusivement OGM, et produit principalement au Brésil. Ces importations sont pour l'essentiel à destination des régions d'élevage de l'Ouest. En Europe, moins de 3 % des surfaces arables sont consacrées aux protéagineux.

Mais dans le cadre de la réforme de la PAC en cours de discussion, ces cultures pourraient être prises en considération dans les exigences de « verdissement » et être prises en compte en tant que « surfaces d'intérêt écologique », espèrent leurs promoteurs. « Avec ces cultures, on est sur une protéine locale, en circuit court, contrairement au soja », a souligné Philippe Chuberre, relevant que, jusqu'à ces dernières années, les cours relativement bas du soja n'incitaient pas à rechercher des alternatives.

Ces plantes traditionnelles, qui présentent aussi un intérêt agronomique en permettant une réduction des intrants azotés et en apportant une diversité dans la rotation des cultures, sont également susceptibles d'assurer des « débouchés rémunérateurs » aux producteurs, assure GTO.

Le prix est en effet fixé à partir de plusieurs paramètres et le revenu est garanti, au sein de la filière, grâce à « un compromis, différent de la loi du marché », a relevé Philippe Chuberre.

GTO, dont les initiatives sont soutenues par les institutions régionales de Bretagne et des Pays de la Loire, souhaite notamment que la culture de ces protéagineuses soit enseignée en lycées agricoles, en complément du traditionnel blé/maïs. Le groupement veut également créer des plates-formes d'essai chez des agriculteurs partenaires et développer la recherche sur de nouvelles méthodes de transformation des protéagineux.

En 2011, 12.000 ha en France étaient plantés en lin, 150.000 en féveroles et 5.000 en lupin. Créé il y a dix ans, Lin Tradition Ouest (LTO) s'est rebaptisé Graines Tradition Ouest (GTO), à la suite d'un élargissement de son champ d'action. 


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pascal
Il y a 2385 jours
bonjour je suis à la recherche,pour rencontrer une pers pour développer la production de lupin (blanc ou autre ) pourriez vous me contacter
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