Sur les réseaux sociauxExploitation laitière cherche repreneurs, espérant en trouver plus facilement

| par | Terre-net Média

Et si, face au manque de candidats pour reprendre les élevages bovins laitiers, les cédants faisaient la promotion de leur ferme sur les réseaux sociaux comme Sonia et Martial Colas ? Cela permet peut-être de toucher davantage de jeunes, sans qu'ils aient à se déplacer ni faire de démarches. Ces derniers peuvent voir rapidement si la structure leur correspond et entrer plus facilement en contact, derrière, avec les exploitants.

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Sonia et Martial Colas sont éleveurs de vaches laitières depuis 25 ans à Senonnes en Mayenne. Aujourd'hui, comme beaucoup d'autres producteurs de lait, ils cherchent des successeurs pour leur exploitation. Alors, pour promouvoir leur ferme auprès d'un maximum de jeunes souhaitant s'installer en élevage laitier, et qui pourraient être intéressés, ils ont tourné une vidéo de présentation avec la chambre départementale d'agriculture et une société spécialisée, publiée ensuite sur Youtube et Facebook.

[A VOIR] Reprenez une exploitation laitière, clé en main en Mayenne ! Exploitation à transmettre à Sennones (53), 110...

Publiée par Chambres d'agriculture des Pays de la Loire sur Vendredi 4 septembre 2020

1 050 000 litres de lait par an y sont produits par 110 vaches laitières prim'holsteins avec « la possibilité de monter à 1 300 000 l pour deux repreneurs », précise Martial. Le couple met en avant les atouts de la structure. « Nous avons un complexe laitier fonctionnel avec toutes les vaches et les génisses dans le même bâtiment, deux robots de traite et l'ensemble des pâturages directement accessibles », explique Sonia, pendant que la caméra montre les différentes installations, sous tous les angles et même par vue aérienne, sans doute depuis un drone.

Un complexe laitier fonctionnel.

Valoriser les atouts, images à l'appui

L'élevage en bref
  • 1,05 Ml de lait/an (+ 250 000 l pour 2 repreneurs)
  • 110 VL prim'holsteins
  • 145 ha : 100 ha de SFP et 45 ha de cultures de vente (blé, orge)
  • L'ensemble des prairies autour de la ferme et 60 ha de maïs ensilage
  • Autonomie pour l'alimentation et la paille
  • Tous les animaux dans le même bâtiment

La SAU totale s'étend sur 145 ha : 100 ha de surface fourragère, dont 60 ha de maïs ensilage, et 45 ha de cultures de vente (blé et orge). « Nous sommes autonomes pour l'alimentation du troupeau et la paille », souligne l'éleveuse, avant d'ajouter : « Nous résultats techniques et économiques nous permettent de vivre correctement. » En outre, l'agriculture est « dynamique » dans le département avec un réseau dense de partenaires pour accompagner les exploitants.

Se faire Une idée en quelques minutes

Retrouvez des témoignages de cédants sur la transmission de leur exploitation : À chacun sa ou ses stratégies.

Avec des offres de reprise comme celle-ci diffusées sur les réseaux sociaux, les futurs agriculteurs peuvent, en quelques minutes, se faire une idée de l'exploitation et voir si elle pourrait convenir, sans même se déplacer ni faire de démarche particulière, si ce n'est taper "ferme laitière à reprendre" dans les moteurs de recherche de Youtube et Facebook.

Première visite de la ferme et rencontre avec les cédants... virtuelles.
Mais qui peut inciter à aller plus loin.

Les principales informations sur la structure sont données avec images à l'appui. Une première visite et rencontre avec les cédants, certes virtuelles, mais qui peut inciter à aller plus loin et faciliter la prise de contact. Espérons que ce sera le cas pour cet élevage qui a lancé cette annonce début septembre. Alors si vous voulez céder le vôtre, pourquoi pas tenter l'expérience si vous en avez la possibilité, surtout si vous peinez à trouver des candidats pour prendre la relève.

Pour rechercher une exploitation où s'installer ou proposer sa ferme à reprendre, il y a aussi bien sûr le répertoire départ installation (RDI). Voici un tuto pour l'utiliser en bovins viande mais en lait, c'est pareil !

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DÉJÀ 24 RÉACTIONS


Chacha
Il y a 21 jours
Faut faire comment pour l'avoir la ferme y'a pas le mail de l'éleveur ? Pour le contacter
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Moty
Il y a 20 jours
C'est sur le terrain qu'il faut aller. Le RDI cache les infos d ' élevages + petits, car eux considérent qu'ils ne sont pas viables. Il faut aller voir les CIVAM ou les bios. En ce qui nous concerne , nous avons déjà vecu cela il y a 18 ans. En cherchant on a trouvé, 33ha et 25vl dans le 56, la vie est belle , 3 enfants de 20 ans dont 2 intéressés pour s'installer.
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Timuy
Il y a 21 jours
@Moty, juste pour le constat car nous ne venons visiblement pas de la même région : je ne peux pas ajouter de fichier ici mais une simple visite sur le site du RDI pour les Côtes d’Armor et j’obtiens sur une seule page : 900 000l, 550 000l, 3 fermes de 400 000l et une de 1,1 million de litres.
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steph72
Il y a 21 jours
IL y a des structures avec 300 000 l par UTH qui ne sont pas robotiséés et moins modernes mais qui peuvent faire vivre un jeune
Pour moi,les jeunes devraient eliminer les laiteries qui paient le moins bien mais en compensation donnent de gros volumes
L'ecart de prix peut aller jusqu'a 40 e des 1000 ce qui fait 12 000 e ce qui est non négligeable
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Moty
Il y a 21 jours
Pour Timuy : 1°) Lorsqu'un bien est proposé à la vente, personne n'est obligé d'acheter et 2°) En France, il y a beaucoup plus d'élevages à céder avec 200 ou 300 000 litres que de boutique à 1 million de litres 3°) joli reportage sur " l'eleveur laitier " de septembre 2020 avec 100 000 l et de la transfo
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Timuy
Il y a 21 jours
Il ne faut pas retourner le problème ; ce ne sont pas les jeunes qui sont inconscients de reprendre un outil comme celui-là, ce sont les cédants qui sont inconscients d’avoir monté une telle structure !
Ça va finir par des gros groupes industriels propriétaires du foncier avec des fermiers locataires. Et les chambres d’agriculture ne font absolument rien pour éviter cela.
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Moty
Il y a 21 jours
Je pense qu'il faut une part d'inconscience ( des jeunes ) pour reprendre une boutique comme celle-ci. Ou alors trouver un financier et/ou être fils de ...
médecin, agriculteur , notaire...La rentabilité et la somme de travail doivent en faire reculer certains.
Personnellement je n'aurais pas la conscience tranquille de céder un tel outil de travail, sachant qu'il y a une forte probabilité que les repreneurs y laissent leur peau, même en travaillant Bien !!!
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Jean-pi
Il y a 22 jours
Oui Steph, que fait notre profession ?On ne se pose pas la question que d'hier....bref,c'est triste d'avoir la tête dans un guidon,sans savoir pédaler,oui c'est facile à dire,mais c'est voulu....Dans tout cela il y a un manque crucial de considération,il faut produire coûte que coûte,que nos industriels assument,s'ils veulent du minerai,et un avenir serein et respectueux,il faudra un prix....mais là ,dans une autre vie. Maintenant,je veux bien être un salarié,qu'on m'offre 1,5smic et je rentrerai sans souci à vélo tous les soirs à la maison, regarder sur mon grand écran" plus belle la vie".... bon ok, là aussi dans une autre vie.
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Timuy
Il y a 22 jours
Ah mais on est plein à chercher à s’installer... mais :
- on ne veut pas d’une structure de cette taille
- combien d’éleveurs sont multi équipés et ont leur maison sur le site et veulent la vendre avec : il y a plein d’annonces de ce type dépassant le million d’euros par ici mais sans aucune réalité économique derrière ...

Récemment avec mon épouse nous voulions reprendre une ferme avec un EBE de 75 000 euros, pour satisfaire la demande du cédant il fallait un EBE de 120 000 euros.
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patou1
Il y a 21 jours
salut anthony je vois bien que tu n est du métier tu parle comme un livre la distribution et le commerce son t organisé 1 ha par vache peut etre mais il faud savoir qu avec ca en face il y a une production de lait en france vous voulez tout et son contraire les bobos savent mieux que nous la terre est notre outil de travail et si on ne la respecte pas il n y a pas de résultat il faut arréter tous ces commentaires à 2 balles moi je produit des semences juste pour parler des insecticides nous avons besoins des abeilles j ai des ruches mais le jour ou tu vois une abeille dans des betteraves fait vite une photo c est pas comme du tournesol ou du colza il ne faut pas parler sans savoir la télé est trés forte pour faire le buz et nous agriculteurs trés mauvais en com moi sur ma ferme je n ai rien à cacher on ne montre que ce qui vas mal et qui nous fait trés mal bonne journée
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