Installation hors cadre familialSeuls 10 % des éleveurs ne sont pas fils ou fille d'éleveurs

| par | Terre-net Média

Si les installations hors du cadre familial représentent environ un tiers des installations, dans la réalité du monde de l'élevage, rares sont ceux qui ne sont pas issus du milieu. Seul un éleveur sur dix n'a pas de père ou de mère éleveur.

Eleveur laitier et sa filleBon sang ne saurait mentir ! Neuf fois sur dix, le virus de l'élevage se transmet d'une génération à l'autre.   (©Terre-net Média au Gaec des Petits Vaux)

Faut-il forcément être fils ou fille d’éleveur pour devenir éleveur soi-même ? Il y a de grandes chances que oui. D’après un sondage en ligne, sur 952 lecteurs qui exercent le métier d’éleveur, 90 % d’entre eux sont issus d’une famille d’éleveurs et 10 % n'en sont pas issus. Par ailleurs, bon nombre d’enfants d’éleveurs restent dans le domaine puisque sur les 13 % des lecteurs qui ne sont pas éleveurs, pour plus de la moitié (56 %), leurs parents étaient éleveurs.

Moins d’un éleveur sur 10 ne tient pas son métier de ses parents et pourtant le renouvellement des générations devra être assuré en grande partie par des nouveaux venus hors cadre familiaux, des jeunes des campagnes ou des villes, intéressés par le métier d’éleveur. La proportion des installations hors du cadre familial (issu ou non du milieu agricole) a fortement augmenté ces dernières années : ils n’étaient que 15 % en 1993 et représentent plus d’un tiers aujourd’hui dans toutes les productions agricoles. A noter que cette situation d'installations aidées dites "hors cadre familal" peut aussi correspondre aux enfants d'agriculteurs qui achètent une autre exploitation que celle de leurs parents.

manque d'attractivité

Seulement un agriculteur sur cinq a moins de 40 ans. Le renouvellement de génération dans l’élevage soulève de sérieuses questions pour parvenir à endiguer le vieillissement des agriculteurs et la baisse du nombre d’exploitations. Néanmoins, avec environ 4 200 installations par an (entre 2000 et 2010), les productions d’herbivores restaient relativement attractives. L’institut de l’élevage a mené l’enquête sur l’attractivité des métiers de l’élevage. Ainsi, sur 170 répondants professionnels les trois principales causes citées de manque d’attractivité sont pour 70 à 75 % des gens :

  - Les difficultés d’accès au capital et au financement.

  - La trop faible rentabilité du capital. D’après le RICA 2007-2013, pour dégager 1 000 € d’EBE, il faut 2 000 € d’actif immobilisé (hors foncier) en grandes cultures, 2 400 € en volailles, 3 400 € en lait et porc, et 4 700 € en bovins viande.

  - Les contraintes liées à l’astreinte du travail quotidien, aux tâches répétitives.

Viennent ensuite la méconnaissance des métiers de l’élevage, la complexité des démarches d’installation, l’image de la profession, puis le manque de formation pour les salariés agricoles et les candidats à l’installation, le soutien insuffisant pour les éleveurs en place, le manque de débouchés commerciaux, ou encore les conflits de voisinage.

Nombre d'installation en élevage entre 2000 et 2010Nombre d'installations par an selon les types d'élevages entre 2000 et 2010, avec le pourcentage des exploitations ayant connu une installation en 10 ans. (©Agreste / Idele) 


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DÉJÀ 1 RÉACTION


steph72
Il y a 1196 jours
Rien d'etonnant qu'il y ait une crise des vocations,si oncompte les fils d'eleveurs qui ne sont céréaliers et ceux qui ne veulent pas etre agriculteurs ,il reste pas grand monde et avec la crise ça risque de s'aggraver.
il y a une crise des vocations et d'ici quelques années un nombre important d'eleveurs à la retraite ne seront pas remplacer.
La filière transformateurs en tete ne s'en soucient pas ils vivent sur le court terme,l'atterissage va etre difficile pour eux
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