Engraissement de jeunes bovins en ItalieSans aide couplée de 60 ¤, la Pac et la convergence mettront en péril la filière

| par | Terre-net Média

La mise en oeuvre de la Pac en 2015 était encore en cours de discussion en Italie fin 2013. La filière engraissement négocie une aide couplée de 60 euros par animal pour compenser la convergence des aides. Le verdissement pourrait aussi générer des coûts de production supplémentaires.

Jeunes bovins holsteinsEn Italie, pour compenser la convergence des aides, la profession négocie une aide couplée de 60 € par animal.(©Terre-net Média)La nouvelle épée de Damoclès qui pèse sur la filière d’engraissement en Italie est la mise en œuvre de la réforme de la Pac en 2015, encore discutée à la fin de l’année dernière.

Selon une étude du département économie de l’Institut de l’élevage (Idele) portant sur l’avenir de la filière "engraissement de jeunes broutards" en Italie, les producteurs italiens redoutent fortement la convergence des aides découplées appliquée à leur filière et la baisse des soutiens qui en découlerait. Car ce manque à gagner s’ajouterait à des coûts de production en hausse qui ne sont plus compensés comme par le passé par des prix de vente plus élevés qu’en France.

Les raisons mentionnées dans cette étude : les importations de viande meilleur marché et les prix des jeunes bovins importés plus élevés ces dernières années.

Dans ces conditions, les aides Pac découplées et couplées resteront indispensables pour rendre la filière rentable. Filière qui est par ailleurs de moins en moins soutenue par les banques.

Des Dpu élevés actuellement

Davantage d’éleveurs optent pour le biogaz

« L’essor des installations de biogaz n’a démarré qu’à la fin des années 2000, avec la volonté de matérialiser l’objectif fixé par les autorités italiennes de 17 % d’énergies renouvelables en 2020 (biogaz, photovoltaïque, éolien, hydroélectricité…). Pour cela, le tarif de rachat est passé en 2009 à 0,28 €/kWh, garanti pendant 15 ans, pour les installations de moins d’1 MWh. »

« Confrontés à une baisse de leurs débouchés, un certain nombre d’engraisseurs italiens ont, comme d’autres producteurs agricoles, profité de ces incitations et diversifié leurs sources de revenus en installant des digesteurs dans le but de produire et de vendre de l’électricité élaborée à partir de biogaz ». (Source Idele).

« A ce jour, avec un grand nombre d'animaux concentrés sur une surface réduite, les éleveurs bénéficient de Dpu élevés : de 680 €/ha en moyenne et 41.000 €/exploitation. Mais le montant peut monter jusqu'à 60.000 €/exploitation », selon l’Idele. Et à ces Dpu attribués, sont versées des primes nationales (40 €/ animal) conditionnées par la présence des animaux au moins sept mois dans les ateliers italiens.

700.000 animaux par an en bénéficient sur les 2 millions de jeunes bovins à l’engraissement.

Aussi, pour compenser la convergence des aides, la profession négocie une aide couplée de 60 € par animal.

Les auteurs de l'étude de l'Idele notent aussi que « le secteur de l’engraissement italien craint le verdissement et sa mesure de diversification des cultures. Semer moins de maïs obligerait à acheter de l’ensilage à l’extérieur et renchérirait les coûts de production et pourrait diminuer les performances techniques de l’atelier, la qualité de l’ensilage de maïs pouvant être très variable ».


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belkadi
Il y a 1892 jours
quelle est votre opinion sur l'hydroponique orge en vert et son cout ainssi que la comparaison entre valeurs nutritif hydroponique e
t naturelle merci
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