Salariat en élevage5 idées reçues auxquelles il faut tordre le cou

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« Pas besoin de fiche de poste ni de règlement intérieur », « inutile de préparer l'entretien d'embauche ni la ferme pour la première visite », « une fois que le salarié travaille sur l'exploitation, il n'y a rien à faire de particulier  »... la rédaction vous propose de combattre plusieurs idées reçues sur le salariat en agriculture. L'occasion aussi, pour vous, de relire des articles déjà publiés sur ce sujet.

eleveurs laitiersL'un des conseils les plus importants pour bien travailler avec ses salariés agricoles : communiquer ! (©Terre-net Média)

Idée reçue n°1 : « pas besoin de fiche de poste, ni de préparer l'entretien d'embauche comme dans le monde de l'entreprise »

FAUX ! 

Cela aide à clarifier son besoin et à préparer l'intégration du salarié agricole sur l'exploitation, afin que celle-ci se déroule le mieux possible. La fiche de poste permet de définir :

  • l'intitulé du poste, le temps de travail, le statut...
  • les missions et tâches à effectuer
  • les compétences et savoir-être souhaités
  • le budget consacré (salaire versé)
  • la place du futur(e) employé(e)

Autant d'éléments qui pourront être repris dans l'offre d'emploi. Quant à l'entretien d'embauche, sa préparation sert à mettre noir sur blanc la présentation de la ferme et du poste, les attentes vis-à-vis du salarié, les questions à lui poser sur son expérience professionnelle mais également ses motivations et ses savoir-être qui sont presque aussi importants.

Idée reçue n°2 : « Au premier rendez-vous, je montre ma ferme comme elle est, sans préparation spéciale »

FAUX ! 

Il faut donner envie de travailler sur la ferme. Mieux donc faire un peu de rangement au préalable pour la montrer sous son meilleur jour. De plus, il est conseillé d'accueillir le candidat dans un endroit calme, le bureau par exemple, et de lui réserver une plage horaire suffisamment large, c'est-à-dire ne rien prévoir juste après afin de ne pas être stressé par le temps.

Idée reçue 3 : « Une fois que le salarié vient travailler sur l'exploitation, c'est dans la poche »

FAUX ! 

Encore faut-il qu'il y reste. Fidéliser son salarié agricole est presque aussi difficile que de le recruter. Quelques conseils : faire des points réguliers avec lui pour voir ce qui va et ce qu'il faut améliorer, valoriser ses réussites, lui proposer des formations, organiser des moments conviviaux, former et surtout communiquer ! Il est par ailleurs essentiel de l'associer aux projets et aux décisions stratégiques d'entreprise.

Idée reçue n°4 : « Établir un règlement intérieur est inutile »

FAUX !

Certes il n'est pas obligatoire, mais il a l'avantage de rassembler toutes les règles de fonctionnement de l'exploitation. D'autres documents sont en revanche indispensables à réunir avant l'arrivée du salarié : le Duer (document unique d'évaluation des risques), les affichages (numéros d'urgence et textes de loi), les notices d'utilisation des produits phytosanitaires, des médicaments vétérinaires, des machines, etc. Il importe donc de se renseigner pour bien respecter la législation.

Idée reçue n°5 : « Je n'ai ni les moyens ni assez de travail pour embaucher quelqu'un, or je ne peux pas tout assumer seul »

FAUX !

Il existe le partage de salariés entre plusieurs fermes, via notamment les groupements d'employeurs, qui rend possible le recrutement à temps partiel.


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DÉJÀ 18 RÉACTIONS


Vivelebio
Il y a 28 jours
Avec le covid nous avons normalement 3 catégories :
LES INDISPENSABLES :
Les marins pécheurs, les horticulteurs et agriculteurs je n'ai pas dis le monde agricole.
LES UTILES
les soignants (docteurs,infirmières ers et aide-infirmiers eres), militaires, policiers.
LES AUTRES
........................
Je suis à la retraite donc je fais partie des autres le seul problème ,ou mettons les transporteurs?
Les BOBO dirons qu'il ne veulent pas de diesel dans les vilĺes. Il n'y a pas de problèmes. Nous mangeons quand même.
Mais je ASSURE que lesBIO et les BOBO ne ferons que de toutes petites CROTTES.
Après la guerre de 1939-45 tout était BIO.
Des tickets de RATIONEMENTS, du MARCHÉ NOIR. , pas de CSĢ,DES,MSA de
chargés autres. Que de l'argent LIQUIDE.
Voilà pourquoi Je suis pour le BIO
J'ai soupé avec un écolo-crudivore qui est contre les éoliennes ,le photovoltaïques....... Comment sa bouffé est venue sur la table
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Capitaine
Il y a 28 jours
En fait Terminé Popeye76 et Ptilou font un constat alarmant.
En même temps l’e reportage dit les choses clairement.
Chez les producteurs de lait de chèvre les salariés sont bien rémunérés, fidélisés lorsqu’ils ne deviennent les futurs associés et repreneurs finaux. On y déplore que quelques accidents et très rarement mortels . Ils disposent de qualité de travail et temps libres remarquables.
Au niveau de l’entrprise le lait est réglé 660€/ tonne lissé sur l’ann. Actuellement Novembre / Décembre 740€. Payer des charges se justifie même mutuelles.
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ptiloui
Il y a 28 jours
C'est l'éternel débat. Tant que seul le travail sera taxé, et pas les produits financiers, et que la répartition des marges restera ce qu'elle est... Quand on voit le patrimoine d'une famille Mulliez, ou Besnier, d'un Jeff Bezos, par exemple... On se dit que de l'argent pour payer des retraites correctes et ne pas subir le chantage à la dette, il y en a... Encore faut t'il se donner les moyens de faire raquer amazon et tutti quanti.
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Terminé
Il y a 28 jours
Ptiloui, c'est ce que je dis la France ne fait plus face à sa dette au rapport gens qui travaillent et ne travaillent plus. Entre le chômage, les remboursement maladie, retraite s, etc.. Il y a plus de gens à l arrêt que de travailleurs, les charges reposent exclusivement sur les travailleurs. Comme on est moins de 20 millions de travailleurs sur 70 millions difficile à tenir.
Le salariat n'est pas un souci quand la rentabilité est là. Or l agriculture avec du lait à 330 euros et autres produits non payés la rentabilité n'est pas là.
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ptiloui
Il y a 28 jours
Ce que vous appelez charges sont en réalité des cotisations. C'est très différent parce que c'est un bien un salaire qui est versé au salarié, mais mutualisé. Il touchera plus tard cette part sous forme de retraite, de remboursement accident ou maladie, d'allocations familiales...
Ce système est très efficace, pensez par exemple ce qu'il vous en coûterait si la sécu/MSA n'existait pas : Une chimio par exemple, c'est 300 000 euros. Donc baisser ou supprimer les charges, comme vous dites, revient à condamner à mort ou à la ruine quiconque se retrouve avec un grave pépin de santé. C'est ce qu'il se passait jusqu'aux années 30 je vous l'accorde. Ou alors on donne le bébé au privé : C'est le projet de la droite. Plus cher et moins efficace que le système public, et qui exclut tous ceux qui ne peuvent se le payer. Mais qui engraisse très grassement certains... Sans compter que l'objectif des privés et de faire payer un maxi, de rembourser le mini...
Le vrai problème a mon sens n'est donc pas ces cotisations, mais que nous n'ayons comme paysans pas les moyens d'embaucher de salariés, ou d'attirer de nouveaux associés, avec des salaires et des cotisations décentes. Et donc on se retrouve à trimer 70 heures par semaine, y laisser notre santé et pour beaucoup rester célibataires. Donc plutôt que de réclamer sans arrêt de baisser les charges, exigeons des justes prix pour les produits agricoles qui nous permettront de payer les cotisations qui nous protègent !!
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Terminé
Il y a 28 jours
Petit rappel, un salarié coûte entre 3000 et 3500 euros par mois. Quasi autant de charges que de salaire, un problème bien français, des charges beaucoup trop importantes, vous voulez augmenter le salaire direct les charges augmentent alors que le salarié a les mêmes droits.. Beaucoup trop de charges ce qui a bloqué les salaires en France, et de fait le travail n'est plus renumere à sa juste valeur. Toutes entreprises facture son service ou ses prestations à ses clients, en face chaque salarié il y a un vrai résultat.
Dans vos idées reçues sur le sujet du salariat, on devrait surtout parler aussi qu est-ce que va m apporter financièrement un salarié étant donné que l agriculteur lui ne facture pas ses produits de vente, il prend les miettes ou se qu on lui donne et doit payer son salarié. En cas de cession le repreneur doit reprendre le salarié ou les salariés, déjà que les exploitations sont très difficile à reprendre avec du salariat cela se complique. Même si il y a un certain confort pour le travail l agriculteur est dans le flou le plus total quand à une certaine rentabilité sur cette valeur ajoutée.
De toutes façons les lois françaises sur le travail et sa flexibilité sont beaucoup trop rigides et bloquent l embauche tant sur la législation, que sur les coûts d un salarié. Le CDI est un problème tant pour le salarié que pour l employeur,statut CDI n est plus en phase avec l époque actuelle. Le changement doit d abord se faire là dans cette législation du travail devenue aussi un casse tête avec une bible qui continue de grossir. Une paie mensuelle devient bientôt un livre.. Débile.
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Popeye76
Il y a 29 jours
La pac depuis 1992 a concentre la production avec cette chasse aux primes par l'agrandissement des exploitations et des elevages.Eleveurs surmenes surrendettes qui ne peuvent pas offrir 3000 euros a un vacher car a 1500 si il est bon il se casse et s'installe.l'elevage va encore disparaitre massivement au cours de la prochaine decennie a cause du vieillissement de la population agricole.la reforme de la pac aurait pu limiter l'erosion si on avait decide de distribuer les aides du 1er pilier a l'unite de main d'oeuvre au lieu de distribuer a la surface.....merci au conservatisme de la fnseaqui defend un modele antisocial pour les travailleurs de la terre.....
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Terminé
Il y a 29 jours
A chacun ses points de vues, den, les commentaires sont faits pour cela, par ce que vivent les femmes et les hommes et ce qu ils ont vécu.
J espère que cela est justement fait pour avancer et débattre pour améliorer et sauver ce qui peut encore l être.
Me défouler, je sais faire, j adore le sport, la montagne j y suis déjà.
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Fil
Il y a 29 jours
Juste pour votre info ,il ont plus que le SMIC ,ont des primes , inci qu'une prime covid cette année.s'ils partent c pour changer de région nouveau partenaire ou s'installer.
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Chris
Il y a 28 jours
Oui
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