[Décryptage] Prévisions 2014En hausse de 27,6 %, les revenus des producteurs de lait sont en tête de peloton

| par | Terre-net Média

A 30.100 ¤/actif non salarié, les revenus des producteurs de lait sont au plus haut depuis 2000. Les producteurs de bovins viande dégageraient les revenus parmi les plus faibles (14.500 ¤/actif non salarié), victimes d'un fort repli de l'indice des cours de la viande.

Troupeau laitierLe revenu des producteurs de lait est en hausse de 27 % en 2014 par rapport à 2013. (©Terre-net Média)

Situation très contrastée selon les filières animales. Toutes proportions égales par ailleurs les producteurs de lait caracolent en tête des filières animales. Selon les prévisions du ministère de l’Agriculture, le revenu par actif non salarié (1) affiche non seulement la plus forte progression de l’année (+ 27 %) mais il atteint aussi, au niveau de la filière, le niveau le plus élevé des 15 dernières années en se situant juste derrière celui des viticulteurs.

Revenus agricoles 2014 (©Terre-net Média)Retrouvez tous les chiffres sur les revenus agricoles 2014 et leur évolution depuis 10 ans en cliquant sur le graphique.

Le service d’études et de la prospective du ministère de l’Agriculture précise que « le prix du lait a été dynamique et la collecte orientée à la hausse. Le coût de l'alimentation animale a, quant à lui, amorcé un repli au cours de 2014 ».

Toutes filières confondues, la prévision de revenu s’établit à 24.400 €/actif non salarié en 2014 (1), en recul de 5 % sur un an et de 32.2 % par rapport à 2012. Cette année-là, le revenu de l’ensemble des exploitants agricoles de 36.000 €/actif non salarié en termes réels, était alors porté par les céréaliers.

Les élevages spécialisés en bovins pour la viande verraient leur revenu reculer à 14.500 euros par actif non salarié. Déjà parmi les plus faibles l’an dernier, il accuse une baisse de 21,5 %, ce qui le porte à son niveau le plus bas depuis 2009. C’est le prix de la viande qui explique ce recul. Le bilan de santé de la Pac de 2010 favorable pour ces éleveurs n’a, au final, apporté aucune amélioration durable à leur niveau de revenu.

« En revanche, la situation s’améliorerait dans les élevages ovins et caprins grâce à une légère hausse des prix et une revalorisation des subventions ; le résultat moyen atteindrait 20.000 euros par actif non salarié. »

Productions hors sol

Dans les exploitations avicoles, « la situation est contrastée », souligne le ministère de l’Agriculture. « En volaille de chair, la baisse des prix conjuguée à des volumes en légère baisse conduirait à une diminution de la valeur de la production. En filière ponte en revanche, la valeur de la production augmenterait grâce à la hausse des volumes. Sur l'ensemble des deux filières, le résultat moyen des exploitations resterait stable à 20.700 € par actif non salarié. Il serait inférieur de 26 % à la moyenne des trois dernières années et de 20 % par rapport à la moyenne sur longue période (2000-2013).

Dans les exploitations porcines, compte tenu du recul des prix et de la valeur de la production, le revenu se replierait à 22.100 euros par actif non salarié. Il serait inférieur de 39 % à la moyenne. »

N.B : (1) Le revenu agricole par actif non salarié est le revenu avant les prélèvements obligatoires, part de l'auto-investissement compris. Il est estimé sur l'ensemble de exploitations moyennes et grandes en France métropolitaine.

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