Services de remplacementsEncore plus de missions en 2008

| par Frédéric Hénin | Terre-net média

Présents dans 92 départements, les 470 services de remplacement ont fourni 556.000 journées de travail, soit l'équivalent de 2.780 équivalents plein temps auprès de 70.000 adhérents.

Après le congrès d’Angers en 2008 et avant celui d’Auch en 2010, la fédération nationale des services de remplacement (Fnsr) a tenu son assemblée générale à Paris le 28 mai dernier par ailleurs. Elle a été présidée par Nicolas Fischer, son président par ailleurs membre de JA.

Cette assemblée générale a été l’occasion de dresser le bilan de l’année passée. Et de se satisfaire des résultats obtenus. L’an dernier, les services de remplacements ont comptabilisé 556.000 journées de travail soit l’équivalent de 2.780 équivalents plein temps. L’activité des services de remplacements s’est encore accrue de 3% par rapport à 2007, ce qui porte la progression des services rendus à 38% en 10 ans et à 780 le nombre de postes de salariés équivalents plein temps créés.


Les services de remplacement emploient 2.780 salariés
 équivalent temps plein (© Terre-net Média)

 Les responsables de la Fnsr craignent que 2009 ne soit pas un aussi bon cru. La baisse des revenus agricoles conduira immanquablement des agriculteurs-adhérents à renoncer à leurs congés et par conséaquent à faire appel à leur service de remplacement. Or l’an passé, les remplacements pour cause de départ en vacances ont représenté 28% de l’activité des groupements d'employeurs. Mais ce sont essentiellement des problèmes de santé qui poussent les agriculteurs à faire appel aux services de remplacement (34% de l’activité).

Victimes de leurs succès, les services de remplacement rencontrent des difficultés pour recruter et fidéliser leurs salariés, surtout dans les régions où le taux de chômage est faible. La crise pourrait cependant modifier la donne avec le retour de salariés licenciés sur le marché de l’emploi agricole.

Une participation au développement agricole

Les pouvoirs publics incitent les agriculteurs à suivre des formations ou à participer à des organisations professionnelles en finançant une partie de leur remplacement grâce à l’enveloppe prévue à cet effet dans le compte d’exploitation spéciale pour le développement agricole, autrement dit le Casdar, financé par la taxe Adar.
Aussi, le remplacement fait partie des orientations du programme national de développement agricole et rural et est «une des six actions à enjeu national du contrat d’objectif des chambres d’agriculture ». La dotation de 2,2 millions d’euros prévue à cet effet est dorénavant gérée au niveau des régions par des comités de pilotage selon un cahier des charges actualisé ».

L’assemblée générale a été pour toutes ces raisons l’occasion pour les délégués de la Fnpr présents d’échanger leurs expériences et d’étudier ainsi comment réduire le turn-over des salariés (formation, développement du travail à temps plein, réduction de la précarité etc…), comment élargir le recrutement vers de nouveaux publics ou encore, comment développer des formations professionnelles en période de faible activité pour conserver les salariés.

L’optimisation du temps de travail des salariés des services de remplacement passe aussi par une analyse des besoins de remplacements de leurs adhérents et par la nécessité pour ces derniers de respecter leurs engagements.

Par ailleurs, soucieux d’améliorer leurs offres de prestations, les services de remplacement vont aussi chercher à accroître leur notoriété et à harmoniser leurs prestations. « La mission des services de remplacement reste avant tout sociale: remplir un service de proximité et inscrire leur démarche dans un esprit de solidarité entre agriculteurs ».


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