Congé, maladie, accidentLe service de remplacement fait peau neuve

| par Frédéric Hénin | Terre-net média

Lundi 30 novembre, la fédération nationale des services de remplacement devient « Service remplacement » et fédère avec des statuts identiques l'ensemble du réseau des services de remplacement.


Un nouveau logo pour une nouvelle organisation (© DR)
« Nous étions fédérés autour d’une mission commune. Nous étions fédérés autour de valeurs communes. Soyons le maintenant autour d’une identité commune ». C’est en ces termes que Nicolas Fischer, président de l’ex-fédération des services de remplacement (Fnsr) a présenté la rénovation des services qu’il préside.

Ex-fédération car chose dite, chose faite , la Fnsr devient « Service de remplacement » (Sre) avec un seul logo, un seul site internet, des statuts identiques… Chaque organisme départemental conserve néanmoins ses spécificités et son autonomie financière. Outre des fonds nationaux (Casdar par exemple), les crédits d’impôts et les paiements des prestations de services rendues, les services de remplacement sont aidés financièrement par les collectivités locales.

Quelques chiffres

Le changement de statut opéré répond à une demande du réseau des services de remplacement en 2008 lors du congrès de la Rochelle. La réalisation du projet a demandé des centaines d’heures de travail.

Les 470 services de remplacement ont été consultés. Ils organisent l’intervention de salariés agricoles pour remplacer 70.000 adhérents agriculteurs lors de leurs absences de l’exploitation agricole pour les motifs de congé, de maternité-paternité, accident, maladie, formation, mandats professionnels ou syndicaux.

Le lifting opéré par l’ex-Fnsr et présenté le 30 novembre 2009 lors de l’assemblée générale de la fédération tombe bien. Le projet de loi de finances pour 2010 reconduit le crédit d’impôt remplacement pour congé jusqu’au 31 décembre 2012. L’amendement devrait être adopté par les sénateurs puis en dernière lecture repasser à l’Assemblée nationale.

Les services de remplacement ne connaissent pas de baisse d’activité. Ou plutôt pas encore. Ils s’attendent surtout dans les mois à venir à une modification de la nature de leurs interventions. La crise n’a pas eu de réels effets sur la quantité de congés pris par les agriculteurs puisque les avantages fiscaux (crédit d’impôt) atténuent le coût du remplacement indépendamment de la conjoncture. La maladie et les accidents frappent, à tout moment, les exploitants et leurs salariés. En revanche, les difficultés de certaines exploitations qui emploient des salariés pourraient conduire certaines d’entre elles à s’en séparer ou tout au moins à ne pas les remplacer les postes vacants. Ce qui conduit alors les employeurs à faire appel en période de pointes au Sre.


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