Attaques des vegansReçus à l'Intérieur, les bouchers espèrent la fin de l'« impunité »

| AFP

Les bouchers-charcutiers ont dit espérer un coup d'arrêt à l'« impunité » des auteurs des attaques les visant de la part de groupuscules vegans anti-viande et anti-élevage, après avoir été reçus mardi au ministère de l'Intérieur.

« Ça s'est très bien passé, on a eu les conseillers gendarmerie et police auprès du ministre qui ont été vraiment à notre écoute », a déclaré lors d'un point-presse improvisé place Beauvau le président de la Confédération française de la boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard, également boucher dans le Morbihan.

Les artisans, reçus pendant une bonne heure, ont réclamé « la vigilance, l'arrêt de l'impunité et faire en sorte que les artisans puissent faire leur métier ».

Une boucherie de Jouy-en-Josas (Yvelines) a été la cible d'un caillassage dans la nuit de dimanche à lundi et un tag antispéciste a été retrouvé sur place, a indiqué une source policière mardi.

« On n'a jamais demandé de mettre un gendarme devant chaque magasin, mais les conseillers nous ont dit que les préfectures départementales allaient faire le nécessaire auprès des polices et gendarmeries locales », a ajouté Jean-François Guihard. « Je pense que l'impunité va s'arrêter », a-t-il estimé, indiquant qu'il y avait « des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations ». Il a toutefois appelé à ne pas faire d'amalgame : « Toutes les organisations ne sont pas violentes », a-t-il déclaré, évoquant « des groupuscules, dans des départements, dans des régions qui sont violents ».

Contactées par l'AFP, les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale, dont plusieurs militants étaient jugés lundi à Versailles pour s'être introduits illégalement dans un abattoir, ont indiqué ne pas être à l'origine de cette action à Jouy.

Le 22 juin, les bouchers avaient adressé une lettre à M. Collomb dans laquelle ils réclamaient la protection de la police, après une vague d'actions contre des boucheries. Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées, leurs vitrines brisées et les façades taguées de l'inscription « stop au spécisme ». La maire de Lille Martine Aubry a indiqué que la mairie allait se constituer partie civile.

Selon la CFBCT, des précédents « ont été signalés en région Occitanie » aussi et « deux attaques » ont eu lieu depuis la publication de la lettre. En tout, Jean-François Guihard a chiffré à « au moins à une cinquantaine, soit par des tags soit par des bris de glace », le nombre d'actes ayant visé des boucheries sur l'ensemble du territoire

Fin mars, une militante vegan de la cause animale qui avait publié un message injurieux à l'égard d'un boucher tué dans un supermarché à Trèbes lors d'un attentat jihadiste, a été condamnée à sept mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ».


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DÉJÀ 1 RÉACTION


Jerome TASSART
Il y a 82 jours
l y a un paradox:
d'un coté l état devrait protéger les bouchers.
de l 'autre l'état subventionne ces associations de vegans (l214) .
en éffét ces associations vivent de dons qui viennent en déduction fiscale des donneurs .donc moins d'impot. quelle honte.
messieurs les députés qu'attendez vous pour légiférer et interdir ce cadeau fiscale?.
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