Prix du laitReconduction de l'accord entre Intermarché, Bel et ses éleveurs laitiers

| AFP

L'association des producteurs de lait Bel Ouest, le groupe fromager Bel et Intermarché ont renouvelé pour la seconde fois leur accord tripartite dans le cadre duquel le distributeur s'engage à payer un peu plus cher les produits Bel pour mieux rémunérer les producteurs de lait qui le fournissent.

Cet accord entre les 800 producteurs laitiers de l'association APBO, un transformateur et un distributeur a permis de rémunérer les éleveurs 395 euros les 1 000 litres en 2019, en tenant compte des primes pour la mise en pâturage au moins 150 jours par an du bétail et son alimentation garantie sans OGM. C'est un prix supérieur de 11 % au prix moyen du lait conventionnel français, selon les chiffres de FranceAgrimer. Pour 2020, l'accord prévoit le maintien d'un prix de base de 371 €/1 000 l (base 38/42, primes incluses).

Cette démarche coûte environ « 15 millions d'euros par an » supplémentaires au groupe Bel, a précisé son PDG, Antoine Fievet, lundi, lors d'un point presse. « Après, il y a des compensations qui arrivent quand le reste de la boucle se met en marche », a-t-il ajouté, faisant référence à l'accord signé avec Intermarché. Thierry Cotillard, président d'Intermarché et Netto, a souligné lui aussi qu'il achetait « plus cher que l'année dernière » les produits à Bel. Les volumes achetés sont eux en augmentation de 5 points.

S'il ne donne le taux d'augmentation des prix d'achats « pour des raisons de concurrence », le patron d'Intermarché explique que la hausse pour le consommateur « ne sera jamais dans une proportion de 11 %, ce sera plutôt de l'ordre de quelques centimes ». « C'est notre responsabilité de dire que ces quelques centimes vont changer la vie des agriculteurs », a-t-il ajouté, en rappelant que cette transparence des tarifs « n'(était) pas forcément la méthode d'autres industriels du lait qui nous disent de payer les augmentations et qu'on verra bien après » si elles sont redistribuées aux éleveurs. L'accord a eu « des effets importants » du côté des producteurs laitiers, a pour sa part expliqué le vice-président de l'APBO, Frédéric Dorilleau : « la sérénité est revenue dans les têtes des éleveurs, comme de l'environnement économique proche, le secteur bancaire et les fournisseurs. » Après le passage « difficile » de la crise de 2016, « l'investissement est de nouveau possible en main d'œuvre et en matériel », par exemple pour financer des services de remplacement, a-t-il précisé.


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DÉJÀ 5 RÉACTIONS


debutant
Il y a 24 jours
le soucis majeur de la prodution laitiere a ete l arret des quotas(en lien avec la politique liberale de l Europe) et cette incapacite des produteurs laitiers a s organiser afin de faire face ( ce que tu dis a juste titre) .Les responsables on va une fois de plus les mettre en lumiere la FNSEA et sa contractualisation ratee !!!! Comme tu le soulignes le prix de base sans qualite superieur ne conduit pas a la grande fortune .Il a fallu prendre des decisions en matiere de systeme fourrage et de race de vache afin de rester en vie financierement .L eldorado est tres loint a chaque jour qui passe suffit ca peine mais ils ont donne un cadre dans lequel on peut encore naviguer .Apres par chez nous les robos de traite explosent on peut se dire que ca roule vu sous cet angle y compris chez ceux qui paient le moins donc a titre perso je n y comprend plus rien du tout
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Terminé
Il y a 25 jours
Tu as raison débutant, il faut mieux protéger les laiteries et la grande distribution qui ont captés l argent et qui sont les grands bénéficiaires de la contractualisation. Tu illustrés très bien la division des agriculteurs par ces différences que tu évoques.
Que tu sois content de ton prix et de ta laiterie bel qui te fait bien gagner ta vie d éleveur c'est le principal, c'est le but recherché adorer son dictateur objectif atteint.
Après le quota, tu ne pourras plus choisir tes aliments, ils te seront imposés et aussi les vaches tu ne peux quasiment les acheter que chez des éleveurs bel, tu verras ils possederont les vaches et l alimentation... Etc... La liberté se perd.. Avec un tel cahier des charges le lait n'est pas encore à son vrai prix.. Bel ou pas bel, on a su diviser les éleveurs et créer une anarchie des transmissions sur des sables mouvants avec des lois plus différentes les unes que les autres..
Débutant belle vie à toi chez Bel, je suis ni à la cave ou au grenier juste les pieds sur terre... A chacun ses visions... C'était pour apporter des éléments à d autres eleveurs que Bel n est pas si formidable que l on veut bien le dire... Cette filière non Ogm a été lancée pour essayer de garder qqs éleveurs en France et après les deux très mauvaises années il fallait trouver une solution pour sauver et redonner de l espoir à des éleveurs en perdition.. Belle continuation à vous débutant.
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debutant
Il y a 25 jours
dans ton bilan tu es passe du grenier a la cave .En ce qui nous concerne sur an grace au prix de base c est 417 euros de moyenne toute qualite incluse !! donc .....ensuite ils redistribuent le lait des fermes qui ne sont pas reprises a des fin laitieres donc tu peux bien avoir un quotas mais si tu n as aucun repreneur pour faire du lait il te sert a quoi ton quotas ? de meme que les installations qui restent vide de meme que les vaches qui ne valent rien bref .Le groupe Bel a fait un pas en avant pour ses producteurs alors que les autres ont fait deux pas en arriere !
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debutant
Il y a 25 jours
dans ton bilan tu es passe du grenier a la cave .En ce qui nous concerne sur an grace
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Terminé
Il y a 25 jours
Bel comme les autres laiteries a mis des éleveurs sur la paille, bel est d une dictature implacable qui continue dans sa progression.
Le prix annuel moyen affiché est celui de bel, c est un chiffre théorique à leur avantage leur donnant bonne conscience. Ce n'est pas le prix moyen pour les producteurs... Pourquoi, parce que bel applique la saisonnalite. Sans les fameuses primes c'est 350 euros de moyenne sur l année. Sauf que pour la saisonnalite ils soustraient 20 à 30 euros les mois où ils collectent le plus de lait les mois d hiver et le printemps ne sont payés que 320 euros là où les éleveurs mettent bien sûr le plus de lait, quand vos vaches sont taries et pendant les canicules ils augmentent le prix. Alors la moyenne annuelle d un producteur bel est bien la totalité de son chiffre d'affaires divisé par la totalité de sa production. Si vous voulez un prix correct chez bel il faut mettre tout votre lait entre le 1 juin et le 30 septembre. Une belle arnaque autrement dit.
Chez bel non seulement ils ont mis des éleveurs sur le carreaux mais en plus de tout cela le quota, votre droit de production n'est pas cessible. C'est à dire qu ils payent le prix qu ils veulent et en plus le droit à produire ne vous appartient plus. Donc tout les éleveurs qui arrêtent perte totale, 800 producteurs cela fait de belles jambes... Mais cela diminue toujours ils répartissent le lait récupéré pour les restants !!
Et on appelle cela la démocratie...
C'est juste des voleurs. Honte à cette laiterie dictatoriale qui humilie ses producteurs par ses mensonges.
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