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Filières animalesQuasi-stabilité de la production de viande bovine finie en 2020

| par | Terre-net Média

Toutes catégories confondues, 4,62 millions d'animaux seraient produits par an d'ici 2020 dans des exploitations spécialisées, selon l'Institut de l'élevage (Idele). Davantage de vaches laitières et allaitantes mais moins de mâles d'origine laitière seraient abattus par rapport à 2013.

Bovins viandeEn 2020, davantage de jeunes bovins seraient engraissés au lieu d’être exportés. (©Terre-net Média)

La mise en œuvre de la Pac et la fin des quotas en 2015 accélèreront la restructuration des filières de viande bovine.

Selon une étude de l’Institut de l’élevage - Idele, présentée lors de la seconde édition de « Grand angle » en décembre dernier, cette restructuration se traduira en 2020 par une quasi-stabilité de la production estimée à 4,62 millions d’animaux abattus par an, toutes catégories confondues.

Après la fin des quotas, la spécialisation des exploitations laitières conduira à une diminution du nombre d’ateliers d’engraissement de jeunes bovins pour pouvoir loger les vaches laitières élevées en plus et pour disposer de fourrages suffisants pour les nourrir. Parallèlement, la convergence des aides Pac n’incitera pas certains engraisseurs spécialisés de jeunes bovins, dotés d’importants Dpu, à poursuivre leur activité. Et l’accroissement attendu dans les autres ateliers tentés de développer leur activité pour être rentables, ne suffira pas pour compenser la baisse des effectifs de jeunes bovins laitiers dans les élevages mixtes.

Résultat, leur production chuterait de près de 30 % à l’horizon de 2020 contre une baisse de 2 % en race à viande seulement.

En effet, le nombre d’éleveurs naisseurs-engraisseurs continuerait à s’effriter mais sous l’effet de l’agrandissement des exploitations et de la perte de débouchés de broutards vers l’Italie, davantage de jeunes bovins seraient engraissés au lieu d’être exportés. Toutefois, les nouvelles règles d’attribution des aides Pac favoriseront la croissance des effectifs de vaches allaitantes et l’activité de naissage. En revanche, la production de bœufs reposant sur une autre logique d’élevage, plus extensive et moins gourmande en main d’œuvre, se maintiendrait aux alentours de 174.000 animaux produits par an.

Plus d'engraissements dans les élevages naisseurs-engraisseurs

Consécutivement à l’accroissement des effectifs de vaches allaitantes et surtout laitières, davantage de viande de femelles sera au final produite. L’Institut de l’élevage (Idele) table sur 1,03 million de vaches laitières et sur 1,25 million de vaches allaitantes à l’horizon de 2020. 

Mais le sort réservé à la production de veaux de boucherie serait le même que celui des jeunes bovins. La baisse des aides découplées démotivera les éleveurs à poursuivre cette activité, surtout si le manque à gagner n’est pas répercuté sur le prix de vente des animaux. Selon l’Institut de l’élevage, 1,17 million d’animaux seraient abattus à l'horizon de 2020. « De 16 % de la production de viande bovine française en 2000, la production de veaux de boucherie ne représenterait alors plus que 11 % ».

N.B : D'après l'Idele : http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/conference-grand-angle-viande.html

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