Fermes bas carboneMarie-Thérèse Bonneau : « Un prix minimum de 30 ¤ la tonne de carbone évitée »

| par | Terre-net Média

30 ¤ la tonne de carbone évitée : c'est le prix plancher fixé par France Carbon Agri Association pour la vente des crédits carbone issus des efforts des élevages pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La présidente de l'association, Marie-Thérèse Bonneau, estime que la vente de carbone pourrait ainsi rapporter entre 6 000 et 12 000 euros par élevage. Mais au délà, les gains récurrents liés à une meilleure efficacité du système d'exploitation seraient compris entre 4 et 12 ¤/1 000 l.

Vaches au paturageDifférents leviers existent pour améliorer son empreinte carbone notamment favoriser le pâturage et l'implantation d'arbres ou de haies. (©Pixabay)

Alors que 391 éleveurs soutenus par 22 porteurs de projets ont répondu au premier appel à projets de France Carbon Agri Association, cette dernière a annoncé il y a quelques semaines que le premier contrat de vente de crédits carbone venait d'être signé avec la Caisse des dépôts et consignations.

Ces 391 éleveurs vont ainsi obtenir une valorisation économique des efforts de réduction de leur émission de gaz à effet de serre (71 000 t de CO2 évitées).

Lors de la 7e édition du Grand angle lait de l'Idele, Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente de la fédération des producteurs laitiers (FNPL) et présidente de France Carbon Agri Association est revenue sur cette rémunération : « On s'est donné comme objectif de ne pas avoir un niveau de prix trop bas car on ne vend pas que du carbone mais d’autres valeurs associées comme la biodiversité, la qualité de l'eau, l'activité sur le territoire… On ne fera pas de contrat et de négociation avec des acheteurs en deçà d'un prix plancher, que nous avons fixé à 30 euros la tonne de carbone. Sinon il n'est pas possible de rémunérer raisonnablement l’éleveur. » 

6 000 à 12 000 € pour la vente de carbone, plus des gains récurrents représentant entre 4 et 12 €/1 000 l

Alors que le coût d'ingénierie est estimé entre 1 500 et 2 200 euros, la vente de carbone pourrait rapporter entre 6 000 et 12 000 euros par élevage, a indiqué la présidente de l'association. Et de préciser : « mais il y a aussi des gains récurrents qui sont liés à une meilleure efficacité économique de l'exploitation, qui se situent entre 4 et 12 €/1 000 l. »

Pour les élevages ayant déjà mis en place des leviers pour améliorer leur empreinte carbone, ils peuvent quand même s'engager dans la démarche : il est possible « d'utiliser la moyenne régionale du système de production dans lequel l'élevage se trouve afin de réaliser le diagnostic initial, ce qui permet de valoriser ce qui a déjà été fait dans la période précédente », précise Marie-Thérèse Bonneau. 

Concernant les acheteurs potentiels de ces crédits carbone à l'agriculture, ils proviennent d'univers très différents mais « sont tous attirés par le fait de pouvoir avoir un effet mesurable et mesuré sur leur territoire. Ils n'achètent pas des crédits carbone venant d'autres continents. »

« On n'est pas dans une démarche d'élite. Pour nous, ce qui compte c'est d'emmener l'ensemble des éleveurs mais chacun choisit le levier sur lequel il souhaite agir. L'enjeu collectif est de continuer à avoir une production française avec le moins de poids possible sur l'environnement », a tenu à rappeler la présidente de France Carbon Agri Association. Un second appel à projet devrait être lancé avant la fin de l'année 2020.

Voir aussi le témoignage de Frédéric Simonneaux, éleveur en Ille-et-Vilaine, qui a réalisé un diagnostic carbone sur son exploitation : « En améliorant des petits curseurs, on peut baisser son empreinte carbone »

Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 7 RÉACTIONS


titian
Il y a 160 jours
Je suis pour ma part de plus en plus septique avec les histoires de carbone puisque à la base de tout le vivant la nature recycle fort bien ce gaz rare depuis des millions d'années, tout au plus j'admets un dérèglement climatique multi factoriel.
À moins que l'on prépare la masse avec cet argument écolo fallacieux aux conséquences à venir de la contraction énergétique.
Répondre
vik
Il y a 160 jours
Personnes vous croient c'est des c... tous ça , moi je crois prendre les binettes "vous" car les trottoirs sont sale . AH le confinement c'est oublier ils attaques le monde agricole c'est si facile
Répondre
Revoyons les bases
Il y a 162 jours
Pourquoi tout le CO2 absorbé par nos cultures n'est pas pris en compte?pourquoi ne prendre que la différence de stocké dans le Sol.Le Simplisme du GIEC nous vol de 80% du CO2 pris par les plantes.Le GIEC l'a mis dans le cycle de l'azote car par exemple le carbone contenu dans le blé redeviendra un jour CO2 quand son consommateur brûlera ses calories.Tout ce temps entre la photosynthèse et la combustion des calories ce sont des milliards de Tonnes de Carbone échappant au CO2.Si nous produisons moins il y aura moins de captation et si nous produisons plus sans engrais chimique en valorisant les légumineuses nous capterons plus de CO2.Ce simplismes permet les aberrations sorti du"bidon à aneries" ou "thing Tank "terra nova ayant guidé la commission citoyenne.
Répondre
vik
Il y a 163 jours
Associations................ ils touchent pas des subventions vous croyez donc pas que le monde change et que l'argent de l'état devrais étre donné a la crise des travailleurs en cour de faillite
Répondre
Massol
Il y a 163 jours
Ils vous ont piqué vos productions agricoles pour rien,ils en font de même avec le carbone et la mère Bonneau et consort von prélever des indemnités de plus en plus lourdes et à la fin vous aurez les miettes comme d’habitudes...
Répondre
grrr
Il y a 164 jours
aux voleurs ! dis-tu
de quoi ou comment ?
Répondre
Massol
Il y a 164 jours
Aux voleurs ,aux voleurs!!!!!!
Répondre