Paroles de lecteursPour ou contre l'abattage des bovins à la ferme ?

| par | Terre-net Média

Les États généraux de l'alimentation ont donné le feu vert à l'expérimentation, en France, de l'abattage mobile des animaux en ferme. Il y a quelques semaines, Web-agri consacrait un article à Émilie Jeannin, l'éleveuse porteuse du projet et à l'origine de la filière Le boeuf éthique. Un reportage très commenté par les lecteurs, les uns étant favorables au développement de cette pratique et les autres plus réticents.

paroles de lecteurs abattage animaux a la ferme« Des outils créés par les éleveurs pour les éleveurs, c'est la voie de la sagesse », s'exclame Éleveur 26. (©Hälsinggestintan // Création Terre-net Média)

Carine : « J'en rêve pour mes vaches ! » 

Lilas : « Enfin une bonne nouvelle pour nos animaux !! Émilie, vous avez fait un boulot formidable et on ne peut que vous en remercier. (...) »

Éleveur 26 : « Des outils créés par les éleveurs pour les éleveurs, c'est la voie de la sagesse quand on voit tous ceux qui veulent industrialiser l'élevage à marche forcée et les autres qui veulent l'abolir... »

Jmp : « Pour avoir été en Suède plusieurs fois ces dernières années, je confirme que ce pays est très en avance sur de nombreux sujets et en particulier sur le bien-être animal. »

BIEN-ÊTRE ANIMAL, FERMETURE DES ABATTOIRS... : une bonne solution pour certains

Terrebio : « Bravo pour aller jusqu'au bout de vos convictions car les intermédiaires ne sont pas là pour nous aider mais plutôt pour vivre sur notre dos. Belle solidarité paysanne en tout cas ! »

Capitaine : « Très belle initiative. Attention, en effet, à ne rien commercialiser avec les GMS ! Laissez-les vendre les viandes du Mercosur grâce aux importateurs planqués en Belgique et en Italie et vous serez gagnants sur le plan éthique. »

Garou : « Que le transport des bêtes soit néfaste à la qualité de la viande est un fait certain et reconnu. La concentration des élevages, la fermeture des abattoirs de proximité... : toute l'économie productiviste appliquée aux produits animaux destinés à la consommation humaine est une hérésie pour l’éleveur et le consommateur. Mais puisque les abattoirs de proximité ferment les uns après les autres, il faut bien trouver d'autres systèmes d'abattage. Souhaitons à ces nouveaux investisseurs que l’expérience réussisse, pour le bien des consommateurs et des éleveurs. »

Une usine à gaz et des coûts supplémentaires pour les autres

Bernard Tonin : « À moins justement que cela accélère la disparition des derniers abattoirs de proximité... »

Kiki : « Il y a des structures adaptées et aux normes pour tuer les bêtes dans chaque département alors servez-vous-en ! »

Rmoiraud : « Pourquoi dépenser un million d'euros et construire une usine à gaz quand les solutions simples existent ? Pour éviter le stress et ses conséquences sur la qualité de la viande, il faut tuer les animaux au fusil au pré. (...) Ensuite, ils peuvent être découpés à l'abattoir. »

Garou : « Plus je regarde ce camion abattoir sur les routes allant de ferme en ferme, plus je vois une usine à gaz qui va compliquer les choses ! »

Patou : « Et moi, plus je lis vos commentaires et plus je me pose la question : à quel prix la viande se vend-t-elle alors que les producteurs ont investi une blinde ? En outre, on perd quelques déchets nobles. Faut arrêter de se faire des illusions !! Quel consommateur voudra payer sa viande plus cher alors que déjà, les éleveurs ont de plus en plus de mal à la vendre à cause de l'essor des courants anti-élevage. Et vous n'arrêterez pas ces derniers ! Au contraire, les anti-spécistes et autres vegans viendront directement chez vous pour vous empêcher d'abattre vos animaux. (...) »

DES QUESTIONS SUBSISTENT

Tramontane : « Bravo pour le concept. Quid cependant de l'inspection vétérinaire et des dispositions concernant les eaux usées et les déchets d'abattage non valorisables ? »

PàgraT : « Personne, non plus, ne parle des coûts de l'abattage à la ferme, un élément important  tout de même... »

Garou : « Abattre des bovins impose de gros investissements : la récupération du sang et des abats obéit à des normes d'hygiène très strictes et le moindre écart peut avoir des conséquences financières dramatiques. Il faut aussi stocker les cuirs et les déchets d'abattage et la consommation d'eau est énorme. »

Pascal Grosdoit via Linkedin : « Bien vu ! Il y a là matière à travailler... »


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DÉJÀ 1 RÉACTION


vik
Il y a 4 heures
Moi je suis pas contre pour celui qui veux ,"comme vente directe " par contre pour moi qui vend de temps en temps 1 par si un par là (je me pose la question sur la rentabilitée ) par contre je serais désireuse que mon abattoir de mon département prend tous bovins de mon département ( moins de transports , toutes tueries, avec de la musique s'il vous plait et respect ect ) et ensuite que les lots soi distribués en carcasses dans les autres départements
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