Paroles de lecteursMerci Guillaume de parler de tes difficultés et de celles de l'élevage !

| par | Terre-net Média

« Enfin un article sur la réalité de l'élevage ! », se sont exclamés les lecteurs de Web-agri suite au témoignage de Guillaume Hamel, un éleveur confronté à de nombreuses difficultés depuis son installation. Ces derniers le remercient et le félicitent pour sa sincérité, reconnaissant qu'il « n'est pas toujours facile de parler de ses problèmes ». Pour certains, c'est aussi une bonne chose de montrer que « produire plus » mène parfois dans « un mur ».

paroles de lecteurs web agri temoignage agrandissement elevage guillaume hamel « C'est vrai que ce n'est pas toujours facile de parler de ses problèmes », reconnaît Terminé.(©Terre-net Média)

Ceres : « Merci Guillaume pour cette leçon de réalisme. Enfin un vrai reportage avec un éleveur qui aime son métier mais n'en cache pas les difficultés. »

Patrice Brachet : « Un article plein de sincérité qui mérite un grand coup de chapeau ! Un collègue qui explique son parcours en toute transparence mérite le respect. Si tous les reportages pouvaient être comme ça... Et si jamais certains viennent à le critiquer, qu'ils se demandent d'abord comment ils auraient fait dans la même situation. Encore bravo et bon courage ! »

Un témoignage sincère sur les difficultés de l'élevage...

Guillaume Hamel : « Je te remercie Patrice. Tu fais également partie des rares personnes à être sincères. Aussi bien concernant ton redressement judiciaire que tes évolutions d'assolement. (...) »

Patrice brachet : « Je suis très touché. J'en ai tellement bavé (...) et le métier d'éleveur est tellement dur que je ne peux plus supporter les "je me la pète". Je trouve que c'est la moindre des choses de le souligner quand quelqu'un est sincère. »

Tant d'autres sont dans une situation délicate et restent silencieux.

Terminé : « Enfin un article sur la réalité de l'élevage ! C'est vrai que ce n'est pas toujours facile de parler de ses problèmes. Une démonstration parfaite également des annonces sans suite de l'État, qui n'honore que rarement ses engagements et accompagne très mal les changements qu'il impose. C'est juste scandaleux. Des éleveurs en très grande difficulté qui effectuent une conversion bio pour retrouver des prix un peu meilleurs, des fermes qui lancent leurs dernières billes pour essayer de rebondir, il y en a tant d'autres qui restent silencieux... Bonne chance et continuation à vous, M. Hamel. »

Voir aussi le témoignage vidéo d'Agriskippy sur son passage au bio : « Après réflexion, je ne passerai pas en AB, c'est trop risqué ! »

... qui montre les limites du "produire plus"

Fabien 53 : « Bravo à toi, Guillaume, pour ton courage. Changer de système de production n'est pas toujours facile. La morale de l'histoire : l'agrandissement d'une exploitation n'apporte pas toujours les résultats escomptés. Comme on dit, un petit chez soi vaut mieux qu'un grand chez les autres. »

Titian : « (...) Comme quoi pas la peine de vouloir faire une "référence" à tout prix ! Ce témoignage taille enfin en brèche quelques anciens clichés !! Si seulement cela pouvait inciter les jeunes à réfléchir à l'avance au départ de leurs parents ou associés avant de se mettre dans la mouise... »

Si seulement cela pouvait inciter les jeunes à réfléchir...

mum : « Malgré tous ses soucis, cet éleveur garde espoir. Quel courage ! Il va passer sa vie professionnelle dans l'angoisse et l'incertitude du lendemain, du matin au soir au turbin pour des clopinettes !! »

Ne jamais se décourager

steph72 : « Je tire mon chapeau à Guillaume, qui a su rebondir malgré les embûches. Nous ferions mieux en effet d'écouter davantage ces producteurs qui cherchent des solutions pour s'en sortir malgré d'énormes difficultés. »

The germs : «  Superbe reportage pour commencer l'année, qui montre qu'il ne faut jamais lâcher malgré les soucis, mais plutôt se remettre en cause et trouver des alternatives sans rien attendre des "autres", des politiques et des instances agricoles notamment.  »

Quelques conseils cependant

Moty : « Si je peux vous donner un conseil, puisque votre situation s'améliore avec moins de lait et plus d'autonomie, pourquoi vouloir absolument produire la référence initiale ? »

Massol : « Effectivement, pensez "rentabilité". Votre système est bon et viable. Il peut tourner en autonomie avec 80 % d’herbe, essentiellement en prairie longue durée, et 20 % de méteil moissonné pour la paille et les concentrés. 700 000 l de lait avec la Pac et les réformes, ça doit faire autour de 250 000 € d'EBE. (... ) Je ne pense pas qu'une production de 1,2 million de litres améliorera l’efficacité économique de l'exploitation. Le poste charge va exploser pour plus de travail et de problèmes, mais pas d’argent. »

Et un sceptique...

bzhgrassland : « Avec 200 VL à 4 000 l en bio en système tout herbe, on devrait même dégager 350 000 € d'EBE. Je ne comprends pas non plus l'intérêt d'augmenter la production laitière par vache, à part dégrader la rentabilité du système ! Je ne comprends pas non plus que des agris puissent encore croire que les institutions et les politiques vont tenir leurs promesses. C'est pourquoi il faut des systèmes qui ne dépendent pas des aides publiques, tous les autres vont droit dans le mur. »

... auquel l'éleveur fournit des explications

Guillaume Hamel : « Comment en arrive-t-on à devoir faire beaucoup de lait ? C'est très simple. Il y a 20 ans, je voulais monter un Gaec avec les 320 000 l de lait et les 40 ha de mes parents et créer une activité de tourisme à la ferme. L'administration a refusé et m'a obligé à ramener une 1/2 SMI. J'ai donc repris 50 ha et 200 000 l de lait. Trois mois après mon installation, il a fallu que je rase tous les bâtiments car ils étaient situés à moins de 30 m d'un cours d'eau. Deux ans plus tard, j'ai dû recommencer mon installation. (...) Le problème de départ, ce sont bien les organismes qui ne font pas leur travail. (...) Pour ce qui est du système bio, 1,2 Ml n'est pas un objectif en soi. La fourcette est entre 800 000 l de lait sans achat extérieur et 1,2 Ml avec du concentré, le but étant d'arriver à 300 000 € d'EBE. Au sujet des aides, (...) pour sortir d'un système très intensif et aller vers le bio, il faut soit être très riche au départ soit bénéficier d'aides financières ! Pour finir, je voudrais souhaiter bon courage à tous les éleveurs laitiers qui souffrent en silence et commettent parfois l'irréparable. On en connait tous et un petit mot de soutien à leur égard ne mange pas de pain. »


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

DÉJÀ 2 RÉACTIONS


Massol
Il y a 299 jours
Ça n’est peu être pas que de ta faute,mais peu être que ton système n’est pas complètement adapté à ta structure.la bio n’est pas forcément la solution mais l’agroecologie dans un premier temps peut être .
Répondre
rebelle
Il y a 300 jours
ce n est pourtant pas compliqué , si vous ne vous en sortez pas c est entièrement votre faute ....convertissez vous au saint bio ....
Répondre