Conseil en élevageOK Éleveur, une plateforme interactive pour répondre à toutes les questions

| par | Terre-net Média

Si de nombreux outils et études sont disponibles pour aider les éleveurs à améliorer la performance de leur exploitation, il n'est pas toujours facile d'y accéder ni même de savoir qu'ils existent. Pour faciliter leur utilisation, une nouvelle plateforme, OK Éleveur, est désormais en ligne et permet d'orienter les professionnels agricoles en fonction de leurs intérêts et de leurs problématiques.

Un « outil au service des éleveurs », un « réseau social », une plateforme qui permet l’accès « à une multitude de spécialistes »… C’est ainsi que Daniel Perrin, éleveur et représentant de la Confédération nationale de l’élevage (CNE), a décrit la nouvelle plateforme interactive OK Éleveur, mise en ligne à l’initiative de l’Institut de l’Elevage (Idele), l’APCA et la CNE et présentée à la presse le 14 novembre.

« Nous avons essayé de concentrer un maximum d’informations et de ressources », explique Guillaume Mathieu, chef de projet à l’Idele. OK Éleveur propose sur sa page d’accueil une entrée par un moteur de recherche ou par filière. Pour chaque thématique, on trouve ensuite des fiches techniques qui résument notamment les résultats d’études, des tutos et astuces sous forme de vidéos, des outils pour s’évaluer, des liens vers des communautés (notamment des pages Facebook), un agenda, et un endroit où poser des questions à un conseiller ou à un technicien.

Pour bénéficier de cette dernière fonctionnalité, l’éleveur est invité à créer un compte gratuitement : il choisit ses filières de prédilection et indique son numéro de cheptel, ce qui lui permet ensuite d’être mis en relation, si besoin, avec un conseiller de sa région, et de voir d’un coup d’œil l’agenda des formations et évènements près de chez lui.

Présentation d'OK Eleveur - G. Mathieu, E. Combes, C. Valentin, et D. PerrinPrésentation d'OK Éleveur - G. Mathieu, E. Combes, C. Valentin, et D. Perrin (©Terre-net Media) 

Aiguiller les éleveurs

Car l’objectif de cette plateforme, qui ne stocke pas de contenu, est bien d’aiguiller les éleveurs vers les réponses qu’ils cherchent. « On sait que nos travaux ne sont pas toujours suffisamment utilisés par ceux qui pourraient en bénéficier, la plateforme sera un moyen de diffusion et de transfert de la connaissance », indique Benoit Rouillé, ingénieur de l’Idele. Comme en témoigne Eric Combes, éleveur d’équidés et de bovins lait en Corrèze, les informations que l’on y trouve sont « des données que l’on peut trouver ailleurs sur d’autres outils, mais les chercher prend un temps énorme ». Utilisateur d’OK Éleveur, la navigation sur la plateforme, qu’il juge assez intuitive, lui a par exemple permis de trouver très rapidement les réponses qu’il n’avait pas obtenu jusqu’alors en matière de vaccination des chevaux.

La plateforme permet aussi de prendre contact avec des conseillers. 250 d’entre eux peuvent actuellement répondre aux questions, ainsi que 90 ingénieurs de l’Idele. « On est quand même dans un métier où les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous depuis longtemps, et l’on s’est rendu compte que dans un contexte économique difficile, l’un des retraits dans les charges est de ne plus faire appel à un conseiller, ce qui pour nous est une mauvaise solution : quand la technique s’en va, le revenu diminue à nouveau », explique Christine Valentin, vice-présidente de l’APCA, en charge de l’élevage. Pour elle, OK Éleveur constitue également un moyen de « faire rentrer du conseil » sur les exploitations, avec une variété très importante de problématiques couvertes.

Et surtout, la plateforme pourra être un moyen de rompre l’isolement, par la mise en relation avec un conseiller, l’agenda des formations et des évènements à proximité, mais aussi les liens vers des communautés.

Eric Combes est en tout cas conquis : « sur les réseaux sociaux, tout le monde publie mais personne ne cite jamais ses sources ». L’avantage d’OK Éleveur, outre la rapidité, réside selon lui dans la neutralité des données. « Je vais inviter les agriculteurs que je connais à aller sur la plateforme, mais aussi mes stagiaires qui se posent beaucoup de questions », conclut-il.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

Soyez le premier à commenter cet article