Zones défavoriséesNouveaux blocages d'agriculteurs dans l'Aude et l'Aveyron

| AFP

Des agriculteurs aveyronnais et audois ont bloqué vendredi des routes, dont l'A61 Toulouse-Narbonne, pour protester contre la réforme des zones agricoles défavorisées, dont ils espèrent une ultime révision, a-t-on appris auprès de la préfecture et des syndicats agricoles.

Si la plupart des agriculteurs se sont dits satisfaits des propositions du ministère de l'agriculture après la mobilisation de mercredi, certains départements, comme le Gers, le Lot, l'Aveyron et l'Aude le sont beaucoup moins.     

En appelant à manifester, la FDSEA de l'Aude a souligné que les exploitations audoises étaient « complètement exclues » de la carte des zones défavorisées qui donnent droit à des aides européennes.     

S'« il y a eu des avancées grâce à la mobilisation de toute une région (...), la gravité de la situation nous impose toutefois de rester vigilants et mobilisés », a déclaré Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. Mme Delga devait participer vendredi à un rendez-vous qu'elle a qualifié de « décisif » avec la commission nationale travaillant sur la révision de la carte des zones agricoles défavorisées en présence du ministre de l'agriculture Stéphane Travert. La présentation de la carte définitive est prévue le 15 février.

« Aujourd'hui (vendredi), le ministère de l'agriculture présente aux représentants de la profession agricole une nouvelle carte qui confirmera et précisera les annonces qu'il a faites mercredi aux responsables d'Occitanie », indique un communiqué de la FDSEA-12. Les agriculteurs attendent « un rendez-vous avec les autorités ministérielles » pour revenir sur la discussion concernant la carte des zones défavorisées, a déclaré Sophie Maniago, une responsable de la FDSEA-11. L'Aude « est complètement exclue de ce zonage. C'est une zone de polyculture d'élevage, où les circuits courts se développent, un territoire difficile avec des sols peu profonds, où on ne peut rien faire d'autre que pâturer », a-t-elle déploré. « Si on perd les aides européennes, c'est un coup de ciseau sur nos budgets », a-t-elle ajouté.


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

A lire également

   Rechercher plus d'article

Soyez le premier à commenter cet article