A quelques jours du Salon de l'agriculture Mobilisation pour la Fnsea contre la flambée des matières premières

| par | Terre-net Média

Etouffées par des coûts alimentaires qu'ils ne peuvent répercuter sur leurs prix de vente à la consommation, les sections spécialisées de la Fnsea se mobilisent cette semaine pour que des solutions soient apportées à leurs problèmes de charges.


La principale revendication des agriculteurs et notamment des
éleveurs reste la répercussion des hausses des prix des matières premières
végétales destinées à l'alimentation animale sur les prix de vente des
produits à la consommation. (© Terre-net Média)

La répercussion des hausses des prix des matières premières végétales destinées à l’alimentation animale sur les prix de vente des produits à la consommation est à ce jour la principale revendication des agriculteurs et des éleveurs en particulier, à quelques jours de l’ouverture du prochain Salon international de l’agriculture. Cet événement va même être une occasion de porter au grand public la désespérance des éleveurs.

Une piqûre de rappel adressée au gouvernement et à Bruno Le Maire

La Fnsea a d’ores et déjà décidé de mobiliser cette semaine ses troupes et ses sections spécialisées en élevage pour conduire des actions auprès des grandes et moyennes surfaces (Gms) ainsi qu'auprès des grossistes qui livrent les collectivités (cantines,...). Mercredi, la Fnsea tiendra une conférence de presse sur le thème de la flambée des matières premières agricoles avec une volonté de proposer des solutions aux problèmes qu’elle induit. Cette semaine de mobilisation sera aussi une piqûre de rappel adressée au gouvernement et à Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture qui a décrété l’année 2011, l’année de l’élevage, pour rappeler l’urgence de la situation. Récemment, le ministre a décidé de mettre en place des contrats inter-filières entre céréaliers et éleveurs d’ici le second semestre 2011. Mais cette solution s’inscrit dans le moyen terme.

Christiane Lambert, vice présidente de la Fnsea, a déclaré à l’Afp s'interroger sur le « double discours » du président de la République Nicolas Sarkozy qui défend les agriculteurs tout en voulant maintenir le pouvoir d'achat du consommateur. « Quand le pétrole augmente, le carburant augmente à la pompe, et personne ne trouve cela anormal ». Aussi, « quand les charges des agriculteurs augmentent, il faut pouvoir passer les hausses ».

Quelques signes encourageants sur les marchés

Quelques signes encourageants sur les marchés, mais les producteurs de porcs ne se contentent pas des récentes hausses du cours du porc (1,246 /kg jeudi 10 février). « Au regard de la conjoncture, le prix de vente du kilo de porc payé aux éleveurs doit continuer à évoluer d’au moins 5 cts d’euros/kg et par semaine », expliquent la Fdsea et JA du Finistère.

Traces Ogm

Selon la Fnsea, la préservation des marges passe aussi par la fixation d’un seuil de technique de gestion des traces d’Ogm dans les matières premières destinées à l’alimentation animale. En cours d’autorisation, il réduirait le prix des protéines végétales importées. Proposé par la Commission, et accepté par les industriels et les éleveurs de la Fnsea, le projet est bloqué en raison du refus de la France, déplorent-ils.
« Si le prix n’évolue pas, les éleveurs, à bout financièrement et humainement, pourraient mener d’autres types d’actions vis-à-vis des acteurs de la filière, notamment le retrait de la vente de produits non porteurs de la mention d’origine (indication d’origine, apposition du label Vpf».

Après avoir « pris acte des déclarations d’intention des représentants de la Grande Distribution », « sur la nécessité de prendre en compte l’augmentation des coûts de production des produits avicoles et cunicoles », la Confédération avicole française « attend maintenant que les négociations en cours entre les entreprises avicoles et les enseignes se traduisent par une concrétisation des belles paroles exprimées ».

Les éleveurs de la Cfa proposent que la revalorisation des prix demandée auprès des industriels et de la distribution « recouvre que la stricte augmentation de l’impact des hausses des prix de l’alimentation animale et de l’énergie. En aucun cas, nous demandons une augmentation de nos marges ».

« Si nous savons tous être raisonnables, l’impact pour le consommateur doit rester compréhensible et acceptable. Les distributeurs doivent donc répercuter, sans accroître leurs marges en valeur absolue, ces hausses vitales pour nos filières »

A lire mercredi la restitution de la conférence de presse de la Fnsea du 16 février 2011


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