Coupe du monde des jeunes bergersMédailles d'argent et de bronze pour deux futurs éleveurs ovins français

| par | Terre-net Média

29 jeunes venus de 16 pays ont été accueillis en Auvergne pour la seconde édition des « Ovinpiades mondiales des jeunes bergers », un événement lancé par la filière ovine française pour susciter des vocations. Les jeunes français obtiennent une médaille d'argent et de bronze.

Ovinpiades des jeunes bergersLes 29 jeunes ont testé leur dextérité lors de l'épreuve de conduite de quad avec une remorque chargée de brebis au Sommet de l'élevage. (©Terre-net Média)

Les Etats-Unis, le Canada, l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, l’Angleterre, la Bulgarie, l’Ecosse, la Hongrie, l’Irlande, l’Irlande du Nord, le Pays de Galles ou encore la Roumanie. 16 délégations étrangères ont participé à la 2e Coupe du monde des jeunes bergers dont une partie s’est déroulée le mardi 30 septembre au lycée agricole de Brioude-Bonnefont (en Haute-Loire) et l’autre ce mercredi 1er octobre au Sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne.

Trie, parage, tonte, quad,…

29 jeunes dont 5 filles, suivant une formation agricole ou déjà en activité, ont été classés selon deux catégories d’âge : 19-21 ans et 22-25 ans. Cela permet de faire concourir des jeunes de compétences plus homogènes. Ils se sont disputés fermement le podium. En effet, ces jeunes compétiteurs ont pu tester leurs connaissances et la maîtrise des gestes professionnels, à travers une série d’épreuves variées, à la fois théoriques et pratiques : tri, parage, note d’état corporel, évaluation de l’engraissement d’un agneau, manipulation, quad, tonte… Cette compétition est organisée à l’initiative d’Interbev Ovins et des partenaires de filière ovine française, notamment l’enseignement agricole.

l'épreuve de tonte demande de l'expérience.La tonte : un métier à part entière qui ne s'improvise pas. Les candidats ont trois animaux à tondre. Le temps mais aussi la technique et la finition sont jugés par les membres de l’association des tondeurs de moutons. (©Terre-net Média)Clément PuechClément Puech (©DR)

Deux jeunes français ont brillamment représenté le drapeau tricolore. Ils classent l’équipe française en 3e position des équipes, derrière les binômes anglais et irlandais du nord.

Clément Puech, 22 ans, vice-champion européen 2013 des jeunes bergers, élève en en licence professionnelle à l'Epl de la Cazotte dans l’Aveyron (12) s’est positionné à la 3e place du classement pour la catégorie des 22-25 ans derrière un Anglais et un Gallois. Originaire de Sébazac dans l’Aveyron, il souhaite reprendre la ferme familiale en ovins lait. Il était déjà vice-champion de France à Paris et à Tech-Ovin en 2013.

Gaël EyssautierGaël Eyssautier (©DR)

Gaël Eyssautier, 20 ans, champion 2014 des Ovinpiades nationales, ancien élève en Bts au lycée agricole de Carmejane dans les Alpes-de-Haute-Provence (04) s’est classé à la 2e place du palmarès dans la catégorie des 19-21 ans, derrière un néo-zélandais. Originaire de Saint-Benoit, ce fils d’agriculteur connaît sur le bout des doigts la production, puisque son père a 400 brebis et 65 vaches. Dans quelques années c’est certain, Gaël s’installera à son tour. Comme Clément, il a l’expérience du concours puisqu’il avait participé à la finale nationale en 2012, puis à la finale nationale 2014 où il a décroché le titre de meilleur jeune berger français.

Renouvellement des générations d’éleveurs

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers, au-delà d’une compétition amicale et sportive, ont pour objectif de faire connaître le métier d’éleveur de brebis dans le milieu agricole, mais aussi auprès des populations urbaines, et de susciter des vocations afin d’anticiper le renouvellement des générations d’éleveurs ovins. Selon « la Reconquête ovine », 58 % des éleveurs de brebis partiront à la retraite dans une dizaine d’années. Et ces derniers réalisent 43 % de la production française d’agneaux. Le renouvellement des générations est un sujet prioritaire pour le secteur qui estime que 8.000 éleveurs devront s’installer d’ici 10 ans. Actuellement, 250 nouveaux éleveurs s’installent par an, alors qu’il y a plus de 1.000 opportunités annuelles. Cette problématique autour de l’installation est partagée par de nombreux pays.

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