LuzerneLa filière n'a pas fini de nous surprendre

| par Frédéric Hénin | Terre-net Média

La note de conjoncture de FranceAgrimer « Le marché de la luzerne déshydratée » fait l'éloge de cette filière. Or les fonds publics réservés à cette culture ne sont pas à la hauteur du potentiel de développement. Les subventions de 33¤/t sont allouées jusqu'en 2012 et l'allocation d'une aide spécifique pour toute nouvelle surface implantée sur 2010-2012 dans le cadre du bilan de santé de la Pac aura peu d'impacts sur les programmes de développement compte tenu de la faiblesse des fonds alloués (1 million d'euros), selon le ministère de l'agriculture(1).


Une culture dans l'air du temps
(© Terre-ent Média)
Outre son emploi pour l’alimentation animale, « l'utilisation de la luzerne en alimentation humaine semble imminente : dans son avis rendu le 13 mars 2009, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a affirmé que le concentré protéique de luzerne est sans contre-indications pour la sécurité alimentaire humaine, dans la limite de 10g par jour ».

Des recherches sont par ailleurs menées par Luzerne Recherche Développement (LRD) afin d'utiliser la cellulose contenue dans la luzerne pour fabriquer des biocarburants de seconde génération.

La filière luzerne ambitionne également de valoriser les minéraux et vitamines de la luzerne en cosmétologie.

Une priorité donnée au développement durable

Attachée depuis quelques années à montrer que la filière luzerne s’inscrit dans un développement d’une agriculture durable, elle poursuit ses recherches pour réduire au maximum les coûts de déshydratation en recourant davantage au préfanage au champ, en substituant la biomasse aux énergies fossiles utilisées dans les séchoirs et en développant de nouveaux procédés de séchage comme les sécheurs basse température.

Par ailleurs, « Coop de France Déshydratation a initié un projet, en collaboration avec de nombreux partenaires associatifs (Réseau Biodiversité pour les abeilles, Ligue de protection des oiseaux), scientifiques (Muséum national d'Histoire naturelle) et institutionnels (Dreal, FranceAgriMer et Conseil régional de Champagne-Ardenne), visant à déterminer les effets des aménagements de récolte sur les différents organismes qui sont présents sur les parcelles de luzerne. Il s’agit par exemple de ne pas faucher, temporairement, certaines bandes afin de favoriser le butinage des abeilles».

N.B : D'après FranceAgrimer (1)Rectificatif: pour être plus précis, il s'agit d'un chapô revu vendredi 6 novembre 2009.

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