LoupsLes éleveurs en quête d'une nouvelle stratégie

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La-Chapelle-en-Valgaudemar (France), 14 sept 2014 (AFP) - Le loup est désormais présent dans une trentaine de départements, faisant toujours plus de dégâts, déjouant les mesures de protection des troupeaux et les battues administratives censées limiter les prédations. Face à cet animal prolifique et imprévisible, les éleveurs réclament une autre stratégie.

Au 25 août 2014, l'administration a comptabilisé cette année 4.800 victimes du loup, principalement des brebis. Environ 1.000 de plus que l'an dernier à la même date. En 2013, près de 6.800 bêtes avaient été la proie du prédateur, soit plus du double qu'en 2009. La population progresse de 15 à 20 % par an et atteint aujourd'hui plus de 300 individus.

« La situation actuelle est intenable », avance Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, qui estime désormais que la présence du prédateur est « incompatible » avec l'activité multiséculaire du pastoralisme. Les deux autres organisations agricoles, la Fnsea et la Coordination rurale, font aussi « un constat d'impuissance à protéger les troupeaux ».

Dans les Alpes-Maritimes, département le plus touché, « c'est surréaliste, 100 % des attaques ont eu lieu cette année sur des troupeaux protégés : qu'est-ce qu'on fait maintenant ? », interroge Thomas Vernay, chargé du dossier à la Confédération paysanne.

Regroupement nocturne, clôtures électrifiées, chiens de protection, présence continue d'un berger : ces mesures, qui ont fortement modifié le travail dans les lieux de pâturage, limitent les dégâts mais, selon les éleveurs, ne permettent pas d'éviter toutes les attaques. « Le loup s'adapte, il attaque aussi le jour, parfois même avec plusieurs patous (chiens de protection) », explique Thomas Vernay lors d'une rencontre organisée par la Confédération paysanne à La-Chapelle-en-Valgaudemar (Hautes-Alpes).

Le loup est « imprévisible », témoignent plusieurs bergers. Pour repousser les assauts du prédateur dans les zones de pâturage, les préfets délivrent au cas par cas des autorisations d'abattre des loups. Vendredi, le préfet des Hautes-Alpes a autorisé l'abattage de trois loups dans les massif du Queyras et du Dévoluy.

Prélever des meutes ?

Mais ces arrêtés sont souvent contestés devant les tribunaux par les associations comme l'Aspas, Ferus ou Fne, qui ne veulent pas voir une espèce protégée (Convention de Berne, directive Habitat) être chassée, même lors de battues ordonnées par le préfet. De nombreux arrêtés ont été annulés. De toute façon, ces battues font souvent choux blanc. Le loup est très mobile et ne se laisse pas facilement voir. En 2013, il y a eu huit loups prélevés dans ce cadre, pour un quota de 24. Cette année, pour un quota identique, un seul a été tué lors d'une battue.

D'où la récente décision de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, de permettre des tirs lors de la chasse au grand gibier. Six Ong ont immédiatement déposé un recours au Conseil d'Etat. « Il ne faut pas s'en priver, mais ce ne sera pas la solution », estime Thomas Vernay. Selon Olivier Bel, « il faut une vraie régulation de l'espèce, en prélevant des meutes entières via par exemple des pièges mortels installés par les agents de l'Oncfs» (Office nationale de la chasse et de la faune sauvage).

Une position qui laisse présager d'âpres batailles avec les associations pro-loup, qui voit dans la présence de l'animal « une reconquête de la biodiversité ». Cette vision est contestée par les bergers, à l'instar de Fanny Métrat, 32 ans, éleveuse de brebis bio en Ardèche : « il y a le mythe du sauvage, du retour à la nature mais il y a aussi le mythe du pastoralisme, une activité qui a façonné nos paysages et qui est mise en danger par le loup », plaide-t-elle. « D'ailleurs les parcs des monts d'Ardèche, des Ecrins et des Cévennes ont pris des options fortes en faveur du pastoralisme pour maintenir des espaces entretenus, avec un fort potentiel touristique », dit-elle. « Moi, je suis écolo et je deviens l'ennemie des associations écologistes », déplore-t-elle, « cela fait mal, on se bat ensemble contre les gaz de schiste, contre les Ogm, mais le loup nous divise ». 


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DÉJÀ 4 RÉACTIONS


crampon26
Il y a 1524 jours
La biodiversité n'est pas l'élevage des moutons. Plus de 80% des français sont pour le loup. Les éleveurs survivent de 57% de subventions en moyenne. Voilà la réalité!
Les dirigeants agricoles mentent à leurs troupes: le loup n'est pas responsable de la baisse de consommation, des importations et des prix bas!
VIve le loup! vive la biodiversité!
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NATVERD
Il y a 1526 jours
Au cours de la Première Guerre mondiale, des agents allemands auraient infesté les bovins et les chevaux des élevages américains à la morve et au charbon, avant leur embarquement à destination de l'Europe, des agents secrets allemands inoculent des maladies aux chevaux de l'armée française sur le front.
Loup et l'ours comme armes biologiques se sont révélés plus efficaces que les armes biologiques utilisés au cours de la Grand Guerre

Le loup italien n'a pas habité jamais dans la France. Le loup italien est une race invasive dans la France, introduite dans un écosystème qui n'est pas le sien.
Introduit en France par des mains criminels menaçant de mort non seulement toute la faune française mais aussi les français.

En Europe occidentale, les uniques pays qui tolèrent le loup sont les pays latins. Après de grandes manifestations des éleveurs, les autorités espagnoles ont été forcés de permettre la chasse au loup, tandis que le lobby du loup se plaint de l�??Espagne et disent que en France le loup est mieux protégée
Aux Etats-Unis depuis 2013, es loups n'ont pas aucun type de protection, seulement les zoos, qui conservent les loups mexicains ont des subventions

Ceux qui veulent loups ils doivent les garder dans sa maison et de les nourrir avec son argent. Si le loup tue le bétail, pourquoi nous ne devrions pas touer le loup?


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NATVERD
Il y a 1526 jours
L'AGRO-TERRORISME, est une forme de bioterrorisme qui concentre ses attaques sur le bétail et la production agricole. Il est temps que ceux qui ont introduit l'ours et le loup en France, paient leur crime. Toute forme de terrorisme est dégoûtant, mais si c'est le terrorisme d'Etat, beaucoup plus.

L'Union Européenne avec son projet «Life Ursus» a pratiqué le terrorisme d'Etat contre sa population et avec le WOLF ' Wildlife and Farmers aussi.
Les ours slovènes introduits en Italie sont déjà arrivé en Suisse et ne tarderont pas à arriver en France.
Les 40 ours slovènes introduits par L'Union Européenne dans le nord de l'Italie et les 24 ours introduits dans les Pyrenees sont en train de : tuer le bétail, tuer notre faune et la chasse, mettre fin à l'écotourisme et au tourisme d'aventure et à semer la terreur entre la population. Par contre les plus de 70 ours du zoo réserve zoologique de Cabárceno (Espagne) conservent beaucoup mieux l'espèce et ne font pas du mal à personne.

Les ravages du terrorisme du lobby du loup et L'Union Européenne, ne sont pas limités aux animaux tues ou blessés par le loup, il provoque également d'énormes dommages pour la perte d'animaux disparus, asphyxié ou blessés alors qu'ils fuyaient effrayés par l'attaque de loup ou précipitées dans les ravins dans sa fuite, le stress post-traumatique qui provoque l'attaque du loup, dans ses victimes, est telle que, même si beaucoup d'elles résultant sains et saufs, avortent ou arrêtent de donner du lait. Beaucoup de bergers désespérés sont forcés de quitter la profession qu'ils aiment et abandonner leurs champs et leurs prés au loup.

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NATVERD
Il y a 1526 jours
La plus ancienne organisation de France est la louveterie crée par Charlemagne en 813 pour éradiquer le loup. M. Lainé, le ministre de l'intérieur 1818 dans sa circulaire du 9 juillet 1818 , recommande l'emploi du poison contre les loups. Le loup n'a pas été éradiquée de la France par la chasse ni les battues il a été éradiquée par le poison. Le poison a obtenu rapidement ce qu'un millier d'années de chasse n'avait pas obtenu.

Il est plus que jamais nécessaire que tous les bergers et si possible tous les français lisent la circulaire du 9 juillet 1818, du ministre de l'intérieur français M. Lainé.
http://books.google.fr/books?id=tilFAAAAcAAJ&pg=PA39&lpg=PA39&dq=circulaire+du+9+juillet+1818&source=bl&ots=eGjf1oA2EZ&sig=JQMEiMzkEUBHUxRWyNMRT1D2tuo&hl=fr&sa=X&ei=cTcMVLG1G8XbaqXLgaAB&ved=0CDIQ6AEwBQ#v=onepage&q=circulaire%20du%209%20juillet%201818&f=true

Les ours et les loups ont été éradiqués en Francele siècle dernier. Introduire des ours ou des loups dans une zone peuplée est un acte criminel, c'est une atteinte à la population, c'est GUERRE BIOLOGIQUE, c'est du TERRORISME.
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