[Synthèse] Le travail en élevageUn facteur de production à davantage prendre en compte dès l'installation

| par | Terre-net Média

Alors que la production de lait a de plus en plus de mal à attirer des jeunes pour remplacer les éleveurs partant à la retraite ou répondre au besoin de main-d'½uvre du secteur, notamment salariée, de nombreux organismes agricoles planchent sur le travail en élevage, l'un des principaux freins à l'installation et au salariat dans les exploitations laitières. Retrouvez ici les différents articles, parus sur Web-agri ces derniers mois, sur cet enjeu majeur pour la pérennité de la filière.

un eleveur avec son technicien  Le bien-être des éleveurs importe autant que celui des animaux et il n'est pas sans conséquence. (©Production Perig, Fotolia) « Le travail est l'un des principaux facteurs d'attractivité du métier d'éleveur, expliquait l'Idele sur notre plateau TV au Space 2019. Beaucoup de jeunes qui se lancent ont la tête dans le guidon et se sentent invincibles. À plus ou moins brève échéance, certains se rendent compte que l'équilibre vie pro/vie perso n'est pas simple, d'autres rencontrent des problèmes de santé. Quelques-uns décident même de changer de profession. Travailler sur cette thématique, c'est donc faire en sorte que les installations en élevage soient plus pérennes. »

C'est pourquoi, depuis plusieurs années, les conditions, la charge et l'organisation du travail représentent un sujet de réflexion majeur pour l'organisme. L'objectif : proposer des outils d'évaluation et des leviers d'amélioration, pour que ce facteur de production, aussi crucial que le cheptel ou les équipements, soit mieux intégré le plus tôt possible dans les projets d'installation...

Écoutez l'intégralité de l'interview de Sandie Boudet, Idele : « Renforcer l'attractivité du métier pour pérenniser l'installation »

Afin d'aider les futurs installés à appréhender ce paramètre, le point info installation transmission des Hauts-de-France a par exemple développé un auto-diagnostic visant à estimer la charge de travail, identifier les points de blocage et trouver des solutions pour y remédier. Ce guide "Travail : testez-vous avant de vous installer" liste les questions à se poser dans ce domaine avant de se lancer dans l'élevage, et regroupe de nombreux conseils et témoignages.

Davantage d'informations dans l'article : « Testez-vous avant de vous installer »

Apprendre à être un éleveur heureux

Des recommandations qui peuvent également servir aux producteurs déjà en place.  Ainsi, la MSA et certains Geda proposent des livres et des formations pour apprendre à "être bien dans ses bottes" d'exploitant agricole. Car le bien-être des éleveurs importe autant que celui des animaux, et il n'est pas sans conséquence.

De son côté, l'association de gestion et de comptabilité Icoopa travaille, depuis quelque temps déjà, sur le bonheur au travail, dans différents secteurs d'activité et en particulier dans l'agriculture et l'élevage. À travers des ouvrages et des stages, elle livre ses préconisations pour devenir un éleveur heureux. Parmi celles-ci : placer l'humain au cœur de l'entreprise et veiller au confort de travail.

Et pour être un salarié d'élevage épanoui, le Cniel et l'institut de l'élevage idele recommandent entre autres de :

Cette fiche de synthèse sur le travail en élevage, identifié comme facteur clé de réussite de l'installation des jeunes éleveurs, mais également du recrutement et de la fidélisation des salariés, sera donc enrichie régulièrement avec les nouvelles informations parues sur le sujet sur Web-agri. La liste complète des articles est consultable dans le sommaire ci-dessous, présent à la fin et au début de chacun d'entre eux.


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DÉJÀ 9 RÉACTIONS


Maxens
Il y a 31 jours
Ah ces éleveurs toujours en train de se plaindre mais depuis le temps que vous dites être mal payés vous devriez tous être disparus et avoir laissé les terres à des personnes compétentes....
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fanny
Il y a 32 jours
entièrement d'accord avec vous ...
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gillesdu01
Il y a 37 jours
" APPRENDRE À ÊTRE UN ÉLEVEUR HEUREUX "
Ben c'est simple , tu supprimes " ELEVEUR " de la phrase ..... ( lol )

Sinon c'est simple , c'est : une emmerde chasse l'autre ...
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Ben
Il y a 37 jours
Pour que je devienne un éleveur heureux c'est simple : avoir un meilleur prix de base, point. Personne ne travaille pour des clopinettes à part nous, voilà comment ne pas encourager les jeunes !
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Momo
Il y a 38 jours
Ouais enfin le pire c est quand même d être saturé niveau boulot et de ne pas réussir à payer les factures, en vient donc la fuite en avant reprise d'exploitation nouveaux crédits trésorerie et hop ça relance la machine pendant 2/3ans et après faut trouver un autre truc à reprendre le système peut sembler intéressant pour celui qui veut jouer avec du Matos récent mais les amplitudes horaires sont de plus en plus longues est les exploitations deviennent impossible à reprendre et les gaec n ont aucun intérêt pour des potentiels associés acheter des parts pour avoir une part du gâteau qui ne représentent qu'une grosse dette à la banque....
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steph72
Il y a 39 jours
Trop tard pour s'en soucier,on a découragé beaucoup trop de producteurs par un prix du lait trop bas,il y a de plus en plus de cessations avant la retraite;
Les exploitations restantes ont grossi mais ne sont plus à taiile humaine,et ça n'enchante pas les jeunes d'avoir la tete dans le guidon.
La responsabilité en revient à la filière qui n'a jamais tenu compte du cout de production dans la fixation du prix du lait,maintenant elle va payer ses choix;
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Lau
Il y a 39 jours
Le travail est difficile à aborder en élevage laitier . L augmentation de la taille des troupeaux n arrange rien, il y a toujours un imprévu qui vient s ajouter à une journée bien organisée et bien remplie, et en fin de carrière on a besoin de temps de repos....Alors quand je vois des jeunes capables de défendre des projets démesurés j ai peur qu ils aillent au burn out ou pire...la limite humaine est où?
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titian
Il y a 38 jours
Oui le niveau "scolaire" a baissé, les "bases" ne sont même plus là, ce n'est plus une histoire de propagande sur un modèle, mais d'esprit critique, de curiosité, de remise en question mal inculquer.
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Massol
Il y a 39 jours
Déjà le modèle existant dans les fermes n’est Souvent pas bon et la formation agricole dans les lycées agricoles n’est pas bonne non plus ,alors si les étudiants ne font pas l’effort d’aller voir des modèles différents pendant leur stages en France ou ailleurs la situation devient très vite compliqué par absence de solutions alternatives pour gérer les problèmes au quotidien
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