SécheresseLe quart nord-est plus sec qu'à la normale

| AFP

Les sols d'un grand quart nord-est de la France sont plus secs que la normale et même « extrêmement secs » dans certaines régions, après une pluviométrie contrastée sur le pays ces dernières semaines, selon le bilan publié mercredi par Météo-France.

En juin, la pluviométrie a été excédentaire de près de 30 % en moyenne sur la France, mais très variable d'une région à l'autre : pluies abondantes sur la façade ouest, le Massif central, les Vosges ou les Alpes, mais précipitations déficitaires de la Haute-Normandie à la Bourgogne et à la frontière belge, sur le nord de l'Alsace ou le long du couloir rhodanien.

Résultat, « au 1er juillet, l'indice d'humidité des sols superficiels affiche des valeurs inférieures aux normales sur un vaste quart nord-est allant jusqu'à la Haute-Normandie et à la Sarthe ainsi que dans le centre d'Auvergne - Rhône-Alpes », explique Météo-France. « Dans ces régions, le déficit atteint par endroits 30 à 40 %, localement plus de 50 % ». Cet indice, moyenné sur trois mois, permet de calculer l'indicateur de sécheresse.

Sur les trois derniers mois, « les sols se sont nettement asséchés sur une large moitié nord et est du pays », souligne Météo-France. Les sols sont ainsi « extrêmement secs » de la Haute-Normandie aux Hauts-de-France et jusqu'au Grand Est. En Auvergne-Rhône-Alpes, les sols sont « très secs ».

En mai, le ministère de la transition écologique avait estimé que plus de la moitié des départements français (53) étaient exposés à des degrés divers à un risque de sécheresse estivale.

En 2019, la France avait connu un épisode de sécheresse exceptionnel, avec 88 départements en alerte ou soumis à des restrictions. Pour 2020, Météo-France anticipe un été plus chaud et plus sec que la normale.

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DÉJÀ 1 RÉACTION


laurent du 79
Il y a 37 jours
Les crues excessives de l'hiver préparent mathématiquement les sécheresses de l'été !
si tout le monde avait le bon sens de faire des réserves d'eau l'hiver on ne parlerait jamais de sécheresse !
Pour bien comprendre le fonctionnement global du cycle de l’eau sur les continents il faut raisonner par bassin versant.

Il faut voir le bassin versant comme un château d’eau, ce château d’eau est alimenté par les pluies et les pluies contientales sont provoquées à 70% par l’évapotranspiration. Les rivières sont le drainage naturel du bassin , comme 30% des pluies proviennent de la mer, si on ne veut pas que le bassin se vide les rivières ne doivent pas rejeter plus de 30% des précipitations. Ce système fonctionne bien quand le bassin versant est couvert de foret de feuillus parce que les arbres utilisent 70% des précipitations pour alimenter le cycle (pas rétention dans les sols) et ne laisse repartir à la mer que les 30% d’excès.

Actuellement les rivières françaises rejettent plus de 70% des précipitations ce qui provoque des inondations et un assèchement mathématique du bassin et des canicules puisque la végétation n’aura pas suffisamment d’eau pour entretenir le cycle et évacuer la chaleur.

Les arbres assurent de façon autonome (et depuis des millions d’années) le bon fonctionnement du cycle de l’eau parce qu’ils assurent une évaporation proportionnelle à la chaleur et donc régule parfaitement le climat. Plus il fait chaud plus la végétation transpire, la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère augmente et limite la puissance du rayonnement solaire qui arrive jusqu’au sol (effet parasol) . Quand la température baisse la quantité de vapeur d’eau diminue (par condensation ) et les sols reçoivent un peu plus d’énergie solaire. Ce système s’autorégule tant qu’il y a de l’eau et donc de la végétation dans les bassins versants. C’est pourquoi les zones tempérées de la planète sont couvertes d’eau ou de végétation.

Les forets de feuillus gardent 70% des pluies dans les sols grâce à la profondeur du système racinaire des arbres mais surtout à la forte incorporation de biomasse dans les sols. un arbre a globalement le même volume de bois au dessus du sol qu’en dessous, ce système racinaire (comme les branches) se renouvelle en permanence, la biomasse créée dans les sols par les racines mortes fait office « d’éponge » qui servira à alimenter l’arbre. C’est un système parfaitement autonome ou les sols s’enrichissent fortement même si on exploite le bois en surface.[MOGED]

Quand on dit que les sols agricoles se minéralisent c’est qu’ils perdent leur biomasse et ils perdent leur biomasse parce qu’ils n’en fabriquent pas assez ! Sans biomasse les sols deviennent trop perméables, les eaux qui alimentent les nappes phréatiques ne sont pas assez filtrées et les cultures manquent rapidement d’eau. La période idéale pour faire de la biomasse (et donc de la photosynthèse) c’est l’été mais pour cela il faut de l’eau, comme en France on diminue les surfaces irriguées de 10% par an pour alimenter des villes qui ne recyclent pas l’eau on amplifie la désertification, on s’attaque sérieusement à notre sécurité alimentaire , on détruit la biodiversité (un sol sec c’est un sol mort) et on en arrive même à dérégler le climat.

En France, depuis 30 ans la pluviométrie ne change pas mais c’est la répartition annuelle des pluies qui se dégrade : fortes précipitations l’hiver et sécheresse l’été. On réglera le problème en veillant à ce que les rivières ne rejettent pas plus que 30% des précipitations , pour cela il faut faire des réserves collinaires en tête de bassin pour capter les ruissellements de surface, réguler le débit des rivières à partir de ses réserves (ce qui limitera les inondations et les assecs) et recycler l’eau dans les sols (donc aucun rejet en rivière) et végétaliser au maximum. La suppression des retenues sur les cours d’eau provoquent des inondations et un assèchement du bassin, les retenues créent des zones humides qui maintiennent l’eau dans le bassin versant .
https://www.mediaterre.org/actu,20200503184212,1.html
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