LactalisLe Foll pointe le manque de transparence du groupe et un retard du gouvernement

| AFP

L'ancien ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll (PS) a pointé vendredi la « responsabilité » et le manque de « transparence » de Lactalis, mais aussi un « retard » dans l'action gouvernementale, après la vente de boîtes de lait infantile contaminé à la salmonelle.

« Une entreprise d'abord a failli. Dès la fin août, l'entreprise, sur des contrôles internes, découvre des problèmes de salmonelle, et au mois de janvier on est toujours dans ce problème », a déploré Stéphane Le Foll sur France Inter. « Une responsabilité d'autocontrôle systématique de tous les acteurs » est « engagée », y compris au niveau de la grande distribution, a-t-il jugé. Lactalis « n'a pas voulu » retirer les produits incriminés ou « n'a pas mis les moyens pour le faire ».

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a expliqué avoir dû signer lui-même le 9 décembre, faute d'accord avec Lactalis, un arrêté demandant la suspension de la commercialisation des laits infantiles et le rappel de quelque 600 lots, soit 11.000 tonnes. Malgré ce rappel, en trois étapes en décembre, des supermarchés ont reconnu avoir continué à commercialiser des produits qui auraient dû être retirés de la vente.

Stéphane le Foll a ensuite regretté l'opacité de Lactalis, rappelant qu'en tant que ministre de l'agriculture, il n'avait « jamais » rencontré le patron du groupe, Emmanuel Besnier.

Concernant le gouvernement, « il y a eu un retard que je n'arrive pas à comprendre », a aussi déclaré Stéphane Le Foll. « Je n'ai rien à reprocher sur la séquence, on essaye de négocier, ils ne veulent pas, on prend un arrêté, mais à ce moment là on n'attend pas un mois pour parler », a-t-il lancé. « Si, entre le 2 et le 9 (décembre) le constat est fait que l'entreprise ne fait pas son travail, à ce moment-là, il fallait que (...) les ministres s'expriment, en disant "ça suffit" », a-t-il estimé. « Quand on est obligé de prendre un arrêté, on le dit, on met tout de suite avec l'opinion à témoin une pression politique pour que les choses se règlent », a poursuivi le candidat à la tête du PS. « Il y a un mois qui est passé, et c'est un mois de trop ».


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